Tribune. Se souvenir de ce qu’était la France, établie, même campée, sur les frontières du fin parler de sa langue, que lui enviaient jusqu’à ses ennemis historiques, c’est faire oeuvre de justice. L’oubli est une perte quand ce n’est pas un crime.

Le charabia qui s’est installé, avec des incongruités telles que la professeure ou le risible « Pantine » nous ferait presque oublier que Nerval a traduit le Faust de Goethe et Baudelaire Les histoires extraordinaires d’Edgar Poe.

Avec notre langue s’enfuient les vêtements de la nation. Et la tête à claques oraculaire déclare qu’il n’y a pas de culture française !

Avec lui certes non, mais pas de culture du tout, fut-elle de navets ou de pommes de terre. Si c’est l’Europe qu’on nous réserve, il vaut mieux s’en passer.

Avec la disparition de la langue s’effritent les notions, et le sabir moralisateur remplace peu à peu la réflexion des volailles hallucinées par les écrans. Cet hypnotisme collectif n’est pas sans rappeler la manipulation des foules par les régimes totalitaires du XX ème siècle, en plus domestique, car avec la télévision, internet et les téléphones hallucinogènes, la voix du maître est partout et suit à la trace sa victime, par la répétition des messages.

Ainsi également de la guerre d’Ukraine dont on pourrait presque croire, à écouter et voir certaines chaînes, qu’elle est la nôtre. A chaque minute, quelle que soit l’heure, il n’est question que de décryptages et supputations de savants galonnés nous expliquant une guerre qui ne nous est rien, sauf qu’on veut à toutes forces nous la faire faire. Il faut évidemment zapper, tant les mensonges sont flagrants et le lien de servitude évident.

Cela fait des mois que l’armée russe occupe le tiers de l’Ukraine et que nous entendons répéter avec obstination qu’elle enregistre revers sur revers. Quel est ce mystère sinon notre propre bêtise? Serons-nous les prochains soldats d’une épopée qui ne nous est rien ? Zapper vous dis -je, et rire à qui sermonne !

Il faut   arracher au peuple sa  langue pour lui faire gober le salmis pathétique qui le mène au sacrifice de son identité. Une guerre pour faire l’unité européenne , comme Bismarck fit l’unité allemande au prix de la guerre de 1870  contre la France de Napoléon III?

C’est ce qu’il faut refuser, et qu’ont bien vu les italiens ! Sortir de l’Europe devient une nécessité sinon même une urgence !

Qui nous gouverne croit que la guerre résoudra les problèmes d’identité nés d’une immigration voulue plus que subie au détriment des cultures et des nations.

Il faut démentir ce destin. Comme Caton l’ancien  le répétait me vient à l’esprit  : Delendae est Carthago ? Europa plutôt. Delendae est Europa ?

En bref, la problématique du jour est que les dessins secrets ourdis par ceux qui ont la charge de conduire les peuples d’Europe sont enfin dévoilés, démasqués même, par la communication officielle telle qu’elle ravage l’esprit du vulgaire européen. On veut nous faire croire que cette guerre est utile quand elle ne nous est rien. La mort programmée des nations d’Europe postule la disparition des peuples qui les composent. C’est à cette oeuvre néfaste que s’attèlent sans discontinuer ceux qui nous gouvernent. Ouste, et du balai ! C’est la seule réponse à leur apporter par les urnes, sinon par la rue. Heureux gilets jaunes qui vont se charger de la besogne.

Que les Manes du général De Gaulle soient présentes au festin qui se prépare, prélude inévitable d’un 13 mai qui verra se dissoudre d’aussi funestes projets. L’avenir du pays est entre les mains d’Eric Ciotti, arbitre éventuel d’une future dissolution de la Chambre des Députés.

N’est pas Bismarck qui veut, et l’Europe qu’on nous propose ne vaut pas la chandelle.

Du balai !

Jean-François Marchi

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