L’avenir de l’humain s’écrira au féminin : que la France déploie ses « elles » et ses idées nouvelles !

Tribune. Notre civilisation est en mutation et en question. Que de changements de façons de vivre. Les mentalités peinent à suivre.

La covid-2019 a profondément bouleversé le monde et tous nos contemporains. Beaucoup de vie ont été pulvérisées, brisées. Une soif d’humanité s’entend partout sur le territoire.

Chaque jour, nous sommes interpellés par tel et tel sujet de société, par l’actualité politique, économique, culturelle, sociale…

L’abstention des régionales avec le signal de l’abstentionnisme féminin est à prendre en compte. Si, pour la première fois, il est plus fort que celui des hommes, c est bien la marque de la gravité du sujet du décrochage qui menace notre vie démocratique et civique.

La sensibilité des femmes rend encore plus perceptible encore la crise évoquée au début.

C’est pourquoi, critiquer est toujours possible mais doit s’accompagner d’idées pour notre « vivre ensemble. ».

Proposer ici un axe-faire un choix. Tel est le but du présent billet. Il n’est pas une fin en soi.

Cet axe ne répond pas à toutes les misères actuelles. Que les esprits chagrins se rassurent : des idées, il y a en beaucoup, en nombre, exaltantes de beauté et de nouveautés utiles.

Mais on ne peut pas tout dire en même temps.

Cette semaine l’heure s’est singularisée au féminin sur trois sphères.

La première est d’une grande modernité et fait débat. Tous les parlementaires à l’Assemblée nationale ont travaillé la loi sur la Bioéthique, travail conduit par le brillant, modeste et habité de bienveillance et d’intelligence, le professeur de médecine-député Jean-louis Touraine. Certains aspects de la loi représentent une victoire pour la liberté de choix des femmes. On peut avoir des prudences mais ce travail carillonne, interroge mais fait avancer, in fine.

Le deuxième cercle est affligeant de folie et désespérance.

Les violences faites aux femmes caracolent et augmentent tristement le nombre des feminicides ainsi que les violences familiales. ( Le sujet « famille nouvelle «  devrait aussi être traité).

Ces deux types de violences sont sous les projecteurs des médias et cette visibilité nouvelle permet, avec les numéros d’urgence d’amorcer un combat nécessaire et légitime. C’est un changement culturel et les ordonnances anti-rapprochement doivent être mieux mises en œuvre par nos magistrats.

Dans toutes les cellules familiales, les femmes ont toujours joué un rôle majeur et reconnu. Une nouvelle parole publique de femmes ne serait pas, non plus, inutile à organiser.

Le troisième sujet est une proposition.

Cette semaine le chef de l’Etat, Emmanuel Macron, a donné une interview au renommé magazine féminin « Elle ».

En 2017, j’avais suggéré l’idée de labelliser dans la durée , le statut de Première dame de France. Les mots portent en eux une valeur. Ils sont parfois un levier.

Une prise de conscience d’une évidence.

Que ceux-ci soient entendus.

Dans la vie, il n’y a pas de raison de s’excuser d’exister, encore moins quand on est Premiere dame.

Dès lors, je re-formule l’idée de définir un cabinet de la Première dame, qu on pourrait penser comme « d’âme de la France », tant les sujets seraient différents par leur nature.

Ce cabinet serait constitué d’une équipe de haut vol, expérimentée, d’abord humaine, dédiée avec un budget, des moyens, des locaux, etc… Elle pourrait compter sur une belle différence.

La liberté de ton entre deux époux permettrait aussi de dire ce que beaucoup taisent par peur de déplaire et serait une garantie d’efficacité inégalée.

Les qualités féminines apportent humanité, compréhension, psychologie, perspicacité, finesse, solutions concrètes…

Bien sûr que, plus que jamais , elles seront précieuses et utiles dans nos tempêtes sanitaires actuelles. On a besoin d’ad hominem, que l’homme soit plus appréhendé en être humain.

Ce serait vraiment un atout dans les gouvernances de plus en plus mondialisées, complexes et technocratiques.

Naturellement, ce statut de première dame s’entend pour tous les présidents, l’actuel et les futurs.

Évidemment, si un jour, la Présidence de la République était incarnée par une femme, la question se posera à l’identique pour son conjoint.

La politique n’a-t-elle pas pour but de rendre les gens plus heureux, in fine ?

Encore plus en 2021, dans ce panorama d’adversités, la chance sourit aux audacieux.

Audentes fortuna iuvat , qui audet adipiscitur.

La « France mousquetaire » reste à jamais notre fierté, dans notre imaginaire collectif. Elle est belle quand elle croit en elle et qu’elle est porteuse d’avenir et d’élans.

Ghyslaine PIERRAT

Spin doctor
Docteur en communication politique et économique

Auteur de 3 ouvrages :
La communication n’est pas un jeu,
Macron et les autres,
Qui sont les acteurs et les influenceurs de la vie politique française ?

aux éditions de l’Harmattan –Paris

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