Sophie de Menthon taille un costard aux hommes politiques anti-entreprises

Elle n’a pas que des amis la présidente de l’Ethic. Et c’est normal dans un pays où il est de bon aloi de pointer du doigt ceux qui font du profit. Sophie de Menthon au contraire ne désarme pas et elle défend inlassablement les entrepreneurs, PME ou grands groupes. C’est à mettre a son crédit. Bienvenue au club, et ce n’est certainement pas nous à Entreprendre qui diront le contraire.

À l’Esplanade, la cantine branchée du tout politique à côté des Invalides, la présidente du mouvement patronal fondé par Yvon Gattaz cherche inlassablement le moyen de faire progresser ses idées. Sa fête des entreprises « J’aime ma boite » est devenue en 20 ans une institution : « Il faut que j’arrive à la mettre dans de bonnes mains pour la suite. » Grande amie de Rachida Dati, et effrayée de l’inculture économique, elle organise des rencontres entre parlementaires et entrepreneurs en n’excluant personne, du RN jusqu’à LFI. Une belle initiative dans un monde de démagos. Elle, qui connaît comme personne le personnel politique, porte un regard acéré sur tout ce que notre pays compte d’ambition.

Récemment, elle a déjeuné avec Éric Ciotti. Un rendez-vous glaçant : « Il m’écoutait à peine. » Bon point par contre pour David Lisnard, l’élancé maire de Cannes, grand espoir de la droite libérale : « Des qualités indéniables d’organisateur, mais cela suffit-il pour viser plus haut ? Il faut aussi du savoir-faire. Remarquez que cela se travaille. » À gauche, même Olivier Dussopt, le très studieux ministre du travail a droit à ses bonnes grâces : « Il a accepté ma proposition de faire revenir travailler les médecins à la retraite sans avoir besoin de cotiser ! »

Récemment, elle a eu droit à un appel d’Eric Dupont-Moretti : « J’étais chez le coiffeur, sous un casque, je pouvais à peine parler. Je passais chez Pascal Praud sur CNews un peu après. Le Garde des Sceaux m’a écouté. Et a accepté de retirer sa pub anti patrons. »

Une voix singulière pour porter le message des entrepreneurs. Il y a quelques mois, elle a même eu droit d’échanger avec Brigitte Macron à l’Elysée autour d’une tasse de café : « L’huissier est revenu trois fois à la charge pour venir chercher la première dame. Le président avait besoin de lui réciter son discours de l’après-midi. Comme il le fait à chaque fois. »

Depuis Amiens, rien ne semble avoir changé entre eux, c’est toujours la prof de théâtre et l’apprenti comédien. Et si on arrêtait de jouer.

Robert Lafont

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