Gerald Darmanin, ministre de l'Interieur - Questions au gouvernement a l'Assemblee nationale, Paris, France, le 29/06/2021.


Le fait que l’homme assassiné par l’immigré rwandais clandestin soit un prêtre catholique importe moins que l’impuissance de l’Etat qu’elle fait ressortir une nouvelle fois lors de ce tragique événement.Contrairement à de nombreux commentaires démagogiques, ce n’est pas seulement la communauté catholique qui est touchée mais l’ensemble du pays dans toutes ses composantes.

De quoi s’agit-il ? Le meurtrier, immigré clandestin, Emmanuel Abayisenga, débarqué du Rwanda depuis 2012 à l’âge de 31 ans, n’a jamais obtenu depuis ni l’asile ni la moindre autorisation de séjour. Mieux, après de nombreux refus, on lui signifie en novembre 2019 une obligation de quitter le territoire.

Que fait-il ? Au lieu de cela, il ne trouve rien de mieux que d’incendier sauvagement, le 18 juillet 2020, la cathédrale Saint- Pierre-et-Saint-Paul de Nantes (les réparations coûteront 20 millions d’euros) dont le diocèse l’avait engagé comme bénévole sans papiers. Drôle de remerciements de la part d’un individu visiblement dérangé,et dont l’impunité manifestée à son encontre, illustre à quel point certains illégaux arrivent à narguer dans la totale indifférence nos différentes autorités légales. Il a certes été placé sous contrôle judiciaire en attendant un hypothétique procès qui d’ici là empêche toute mesure d’expulsion. Les citoyens apprécieront une telle aménité de la part de leur autorité judiciaire qui décidément ne fait pas preuve de beaucoup d’efficacité eu égard aux considérations de justice pour tous et d’ordre public. Un État kafkaïen ou ubuesque ?

En attendant, notre pays protège et soigne à ses frais un tel meurtrier dans ses hôpitaux spécialisés, ce qui est d’ailleurs tout à son honneur mais à la condition que les décisions prises à son encontre soient suivies des faits. Sinon, comment voulez- vous que nos concitoyens y comprennent quelque chose ? Deux poids, deux mesures ; selon que vous soyez régulier ou sans papiers ?

Le monde à l’envers, ou « l’inversion des valeurs « comme me le disait prémonitoire l’écrivain flamboyant Jean-Edern Hallier qui me recevait en 1997 dans son appartement de la rue de Birague près de la place des Vosges à Paris.
Remettons les choses en perspective. Comment en est-on arrivé là pour que notre État ait à faire face à de si graves dysfonctionnements ? Une chose est certaine : si un tel clandestin criminel avait été expulsé en temps et en heure, le père supérieur de la communauté des Montfortains, qui l’avait recueilli avec miséricorde dans le petit village paisible de Saint- Laurent- sur-Sèvre de 3620 âmes près de Cholet en Vendée serait toujours parmi nous.
Sur tous ces errements, le ministre de l’intérieur Monsieur Gérald Darmanin doit s’expliquer.

Il n’est certes pas responsable de toutes les inerties du système en matière d’expulsion d’immigrés clandestins. Il n’empêche qu’il est désormais bien aux commandes, présenté comme un des plus surs espoirs de la majorité présidentielle, personne ne comprendrait qu’il ne prenne pas rapidement, en accord avec Emmanuel Macron et Jean Castex, des mesures d’urgence pour faire en sorte que désormais les décisions d’expulsion du territoire soient bien exécutées. Il y va de l’équilibre du pays, il y va aussi aussi de la crédibilité du gouvernement à une époque où les menaces d’immigration sauvage n’ont jamais été aussi fortes.
Il n’y a pas que le pass sanitaire à contrôler…

Robert Lafont

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