L’ancien ministre de l’industrie de François Mitterrand  est remonté comme une pendule. Au téléphone, Loik Le Floch-Prigent m’explique qu’il ne sait plus comment s’y prendre  pour faire saisir  au gouvernement son aveuglement à vouloir privilégier l’éolien. Une énergie qui va coûter bien plus cher à produire, quatre fois plus ? Et sur laquelle nous n’avons quasi plus de fabricants. « On va installer des éoliennes au large d’Erquy, (Côtes d’Armor)et  les pêcheurs sont remontés à bloc. Déjà qu’ils ont tout perdu avec la fermeture des restaurants. On va dépenser 5 milliards d’euros sur un parc entièrement produit par l’espagnol Iberdrola u moment où nos industriels sont à l’arrêt.»

 Le président Macron a beau avoir semblé vouloir revenir en arrière sur la priorité à l’éolien. Il n’empêche ! Sur le terrain, au large de la baie de Saint -Brieuc, la ministre Elisabeth Borne a donné des instructions de fermeté au Préfet. Poussé par la montée du vote  écolo, nos gouvernants semblent aveuglés par cette obsession électorale au point d’en oublier le  bon sens économique.
Peut-on revenir en arrière ? Il n’est jamais trop tard pour bien faire. Loic Le Floch-Prigent, ancien patron de GDF n’ignore pas que le coût énergétique traditionnellement bas pour l’industrie française (grâce au nucléaire) reste un facteur essentiel de  sa compétitivité. Et qu’il est donc prioritaire de pouvoir le maintenir en  l’état.
On sait que Le Floch-Prigent apporte  un soutien actif au projet de l’ingénieur Todor Todorov (interview sur EntreprendreTV) visant à approvisionner en gaz russe la France et l’Europe à travers un nouveau gazoduc transitant par  l’Ukraine. Un investissement de 11 milliards d’euros que l’Europe ferait bien de soutenir afin d’assurer notre sécurité d’approvisionnement en gaz et accessoirement en vue de s’arrimer un peu plus au continent russe, ce qui dans un contexte géopolitique d’affrontement sino -américain, ne serait pas de trop.


Robert Lafont

LAISSER UN COMMENTAIRE

Tapez votre commentaire
Entrez votre nom ici