Après le meurtre à Pau d’un père de famille de 46 ans par un débouté du droit d’asile, Gérald Darmanin a l’obligation de faire exécuter les reconduites à la frontière. Le ministre de l’intérieur rendrait un formidable service à la nation et aussi au bilan d’Emmanuel Macron en matière d’immigration clandestine et de sécurité.

C’est presqu’une injure adressée à l’État et à la République. Selon un rapport de la Cour des Comptes datant de 2015, 96% des déboutés du droit d’asile restent sur notre territoire et ne sont pas raccompagnés à la frontière. Un véritable affront manifesté à l’encontre du respect de notre droit et de l ‘autorité de l’État. On laisse tranquille sur notre sol des réfugiés en totale illégalité, et au même moment, on mobilise les forces de l’ordre pour demander au petit grand père de ne pas sortir faire ses courses après 18 heures pour respecter un couvre-feu, dont l’efficacité est loin d’être démontrée au plan sanitaire rappelons qu’en 2019, plus des 140000 immigrés sont arrivés en France au titre du droit d’asile.).

 Deux poids deux mesures qui exaspèrent nos compatriotes. Si après l’affaire de Pau intervenue le 19 février, où on a vu un père de famille de 46 ans, responsable du centre d’accueil local pour demandeur d’asile ( Casa)  se faire sauvagement assassiner à coup de couteaux par un demandeur d’asile soudanais de 47 ans, (déjà condamné deux fois en 2017 pour faits de violence )et qui restait sur notre territoire en toute illégalité, alors on peut se demander à qui et où s’appliquent les lois.

Si, après cette affaire tragique, le gouvernement ne profite pas de l’occasion pour réagir, alors il ne réagira jamais. Gerald Darmanin, le ministre de l’intérieur qui vient de manifester son autorité après un débat télévisé musclé face à Marine Le Pen, a une occasion en or de le faire désormais. En fixant un objectif précis pour mobiliser l’État pour pouvoir reconduire chez eux la majeure partie de ceux qui sont déboutés du droit d’asile, il a l’occasion grandeur nature de montrer que ses mots sont bien suivis des faits.

Et il réussira ce qu’avant lui, ni Charles Pasqua, ni Claude Guéant n’avaient réussi à faire non plus. Accessoirement, il peut s’avérer devenir aussi pour Emmanuel Macron un allié de poids dans la perspective des prochaines élections présidentielles afin de montrer qu’en matière de sécurité et d’immigration, on n’est pas seulement dans le théâtre d’ombres. Ne nous y trompons pas, une grande partie du débat portera sur ces thèmes. Il n’est mais trop tard pour agir ! C’est une chance pour Macron et surtout pour la France !

Robert Lafont

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