Olivier Véran, ministre de la Santé

On parle beaucoup et à juste titre du poids du Big Pharma et des grands laboratoires privés (Pfizer, Sanofi, Gilead, AstraZeneca..), mais on oublie un peu vite le reste.

Celui d’une certaine nomenclature médicale, qui ne dit pas son nom, mais qui en a tous les inconvénients. Comment qualifier autrement un pouvoir aux ramifications nombreuses par le nombre d’organismes et qui ne supporte aucune contradiction. Même de la part du pouvoir exécutif ! C’est d’ailleurs établi, les principaux collaborateurs des ministères en matière de santé sont issus de l’AP-HP qui, depuis longtemps, fait la pluie et je beau temps sur les carrières et les nominations., Malheur aux déviants ou à ceux qui résistent. Observez comment ce pauvre professeur Christian Perronne, pour ne prendre que cet exemple, a été débarqué dans ménagement de son poste à l’Hôpital de Garches simplement parce qu’il avait osé émettre d’autres hypothèses que celles de la version officielle. Une véritable censure.

A mettre en balance ou en parallèle avec l’armada de médecins attitrés Wii sont montés au créneau au plan médiatique pour faire peur ou exiger un nouveau confinement. Les « enfermistes » comme les appelle le journaliste Pascal Praud n’ont certes pas gagné avec la décision mi chèvre mi chou du président Macron de confinement partiel à 10 km près. Sauf que ne l’oublions pas, la plupart des petits commerces, et de nombreuses activités gardent rideau fermé.

Comment qualifier un ordre médical qui ne supporte aucune contradiction ? Didier Raoult, bien que sommité mondiale dans son domaine, est bien placé pour en parler. La chloroquine, l’ivermectine sont fortement déconseillées chez nous par l’ordre sanitaire officiel. On préfère miser sur le vaccin (cela rapporte plus ?) que sur le traitement. Dans certains pays, comme le Bangladesh, l’ivermectine est distribuée abondamment aux habitants et le taux de mortalité y est bien inférieur alors que la densité urbaine y est bien supérieure…

Ne reprochons pas à nos sommités médicales de ne pas avoir trouvé la bonne formule contre le Covid, mais il est étonnant qu’elle fasse preuve de tant d’arrogance pour jeter le discrédit sur ceux qui s’écartent de la doxa officielle. L’urgentiste Gérard Kierzeck faisait habilement constater que dans les hôpitaux, les chefs de service étaient tous nommés par le Directeur de l’Hopital. À une certaine époque, Bernard Debré, l’ancien ministre de la santé disparu il y a peu, ne manquait pas une occasion de tempêter contre la proportion ahurissante de personnel administratif par rapport à d’autre pays. L’administration médicale, sans parler de cet Ordre des médecins d’un autre âge exerce un pouvoir sans partage ?

Les ARS et toutes les Administration de santé mises en place ont beaucoup à se faire pardonner. N’oublions pas la politique suivie ces dernières années de fermeture des hôpitaux de proximité ou de réduction de lits de réanimation. Un beau contresens. Inutile de rajouter qu’au début de la crise, certaines ARS n’ont pas su coopérer avec le système privé. Honnêtement, je connais aucun chef d’entreprise au monde capable de diriger une organisation géante de 100 000 salariés sous statut comme le fait le patron de l’AP-HP. Certes Martin Hirsch à sans doute beaucoup de qualité sauf une, il fait trop de politique. Proche d’Anne Hidalgo, personne n’ignore son ambition ministérielle.

Avoir trahi Sarkozy pour Hollande est également à mettre à son crédit. Si le sujet n’était pas aussi vital, la situation prêterait à sourire. Ce qui se passe actuellement dans le monde de la santé dans notre pays est révélateur du poids disproportionné pris par l’administration sur les initiatives libres et privées. Nous n’échapperons dans l’avenir à une remise à plat générale de nos modes d’organisation collective. Si cela peut rassurer Claude Allègre, le Mammouth existe bel et bien et pas seulement dans la sphère de l’Éducation.

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