En ne déjugeant pas formellement les propos surréalistes de la candidate PS aux prochaines élections régionales d’Ile-de-France, Audrey Pulvar, sur l’organisation de réunions mixtes au sein de l‘UNEF (syndicat étudiant représentant 2% des étudiants français et bénéficiaire de 470 000 euros de subvention publique annuelle) en justifiant le fait que des personnes blanches pourraient y assister mais seulement en « spectateurs silencieux », Ségolène Royal couvre une récupération politique qui ne peut qu’inquiéter au plus haut point.

L‘ancienne candidate de la gauche aux présidentielles en voulant ménager un certain racialisme, en qualifiant le dérapage de Madame Pulvar de simple « maladresse », montre que le ver est bien dans le fruit et qu‘une certaine gauche semble prête à tout désormais pour tenter de récupérer des suffrages. En ménageant des positions proches du racialisme, elle manifeste un mépris évident pour l‘esprit républicain auquel elle fait tant référence par ailleurs.

Au point de penser que tous les coups sont permis. Et qu’une certaine gauche, en grande difficulté actuellement, pense pouvoir se refaire en tolérant en son sein des thèses racialistes qui ne peuvent conduire qu’à l’abîme que ce soit au plan électoral ou même pour le pays dans son ensemble. On ne gagne jamais les élections en reniant les valeurs auxquelles on se réclame. La France est un pays ouvert et généreux qui ne peut se permettre d‘accepter de telles dérives même lorsqu‘elles sont sémantiques.

La balle est désormais dedans le camp d‘Anne Hidalgo, la maire de Paris, qui serait bien inspirée de déjuger fermement sa candidate aux prochaines élections d‘Ile-de-France ! Un test révélateur. Valérie Pécresse, sans avoir rien fait, vient de marquer un point.

Robert LAFONT

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