D’après ce premier sondage du baromètre hebdomadaire OpinionWayKéa Partners pour Les Echos et Radio Classique, dévoilé ce mardi soir, l’alliance Ensemble des partis Renaissance, Modem et Horizons obtiendraient 310 à 350 sièges. De même, la gauche unie, la NUPES (ndlr: Nouvelle Union Populaire Ecologique et Sociale),  ferait un bon score et obtiendrait 135 à 165 sièges de députés.

En troisième force politique, la droite des Républicains-UDI n’obtiendrait que 50 à 70 sièges, au sein de l’Assemblée Nationale. Malgré le gros score de la présidentielle, le Rassemblement National n’obtiendrait, quant à lui, que 20 à 40 sièges au sein de l’hémicycle.

Ce mercredi,  un sondage Harris Interactive prévoit une majorité absolue pour Emmanuel Macron et Ensemble, qui remporteraient entre 300 et 350 sièges au deuxième tour des élections législatives.

Première force d’opposition, la NUPES (Nouvelle union populaire écologique et sociale (Nupes) élirait entre 105 et 168 sièges. Le Rassemblement National raflerait entre 52 et 80 sièges, ce qui lui permettrait d’avoir un groupe parlementaire, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. Enfin, Les Républicains feraient entrer entre 30 et 48 sièges à l’Assemblée Nationale.

Composition actuelle de l’Assemblée Nationale

Alors que nous sommes à un mois des élections législatives, nous vous proposons de faire un point sur la composition actuelle de l’Assemblée Nationale qui compte 577 sièges, dont 567 sont pourvus à l’heure actuelle. La République en Marche et ses alliés y détiennent une majorité absolue: 267 députés pour LREM et apparentés et 57 députés pour le MoDem. Les Républicains ont 101 députés, le Parti Socialiste a 28 députés, Agir ensemble a 22 députés, l’UDI a 19 députés, Libertés et Territoires a 18 députés, La France Insoumise a 17 députés, la Gauche Démocrate et Républicaine a 15 députés. Les autres formations politiques représentées n’ont pas suffisamment de députés pour former un groupe parlementaire (minimum de 15 députés): le Rassemblement National, par exemple, ne possède que 8 députés.

Emmanuel Macron: “Ce sera la campagne la plus dure”

Ce mardi soir, aux docks d’Aubervilliers, Emmanuel Macron, pour la majorité présidentielle, a tenu un discours mobilisateur pour motiver ses troupes engagées dans la campagne des élections législatives: “Si vous vouliez faire une campagne installée, vous avez tout faux. C’est tout le contraire”, débute-t-il.

“Ce sera la campagne la plus dure. Vous devez porter le projet, aller convaincre. Faire comme si vous étiez au premier jour d’une aventure politique. Notre pays est divisé. Une réélection laisse moins de place à ce que certains appellent, parfois, l’état de grâce. Les divisions renaissent très vite”, explique-t-il.

Le président de la République a également taclé les projets de ses opposants, rappelant “l’exclusion” de l’extrême-droite et le “communautarisme” de l’extrême-gauche. Emmanuel Macron estime que, seul, le camp de la majorité présidentielle défend la “concorde républicaine”. Et d’ajouter: “Beaucoup, à votre gauche ou à votre droite, ont parfois trahi leurs idéaux pour aller rejoindre des accords électoraux”.

Emmanuel Macron: “Un troisième tour? Ça n’existe pas”

Ce mardi soir, Emmanuel Macron était à Aubervilliers, pour rencontrer les candidats investis, par la majorité présidentielle, pour les élections législatives des 12 et 19 juin prochains. Emmanuel Macron a réagi à la volonté de Jean-Luc Mélenchon d’être “élu” Premier ministre:

“Un troisième tour? Ça n’existe pas”, a ainsi affirmé le chef de l’État. Et pour cause, Emmanuel Macron n’envisage rien d’autre qu’une victoire aux législatives: “Si nous avons gagné, c’est pour agir. Nos compatriotes nous demandent d’agir de manière forte. Et cela suppose une majorité”.

“Il n’y a aucun territoire perdu et aucun de gagné”

Ce mardi soir, Emmanuel Macron s’est rendu aux docks d’Aubervilliers, afin de rencontrer ses troupes engagées dans la course aux législatives. Le président de la République a tenu à les mobiliser: “Pendant les trente-trois jours qui viennent, jour et nuit, vous n’avez qu’un devoir et qu’une responsabilité: aller partout pour aller convaincre et mobiliser”. Et de prévenir: “Il n’y a aucun territoire perdu et aucun de gagné”.

Qui sont les ministres candidats aux législatives?

C’est 18 ministres d’Emmanuel Macron qui sont investis, sous la bannière Ensemble, pour les élections législatives: Jean-Michel Blanquer (Loiret), Elisabeth Borne (Calvados), Marc Fesneau (Loir-et-Cher), Olivier Véran (Isère), Gabriel Attal (Hauts-de-Seine), Amélie de Montchalin (Essonne), Gérald Darmanin (Nord), Emmanuelle Wargon (Val-de-Marne), Olivier Dussopt (Ardèche), Clément Beaune (Paris), Franck Riester (Seine-et-Marne), Sarah El Haïry (Loire-Atlantique), Joël Giraud (Hautes-Alpes), Nadia Hai (Yvelines), Béatrice Abba (Haute-Marne), Brigitte Klinkert (Haut-Rhin), Olivia Grégoire (Paris) et Geneviève Darrieussecq (Landes).

Les ralliements pour la majorité présidentielle

A un mois du premier tour des élections législatives, l’investiture du député Les Républicains sortant, Jean-Carles Grelier, par Ensemble est le 4èmr ralliement d’un membre des Républicains à Emmanuel Macron, dans cette campagne des législatives: il succède à Marine Brenier, Robin Reda et Constance Le Grip.

La République en Marche et ses alliés ont déjà investis 548 candidats, sur 577 circonscriptions. Une hypothèse de ralliement tient encore: celle de Damien Abad. Le président du groupe Les Républicains, à l’Assemblée Nationale, s’est récemment montré hésitant à rejoindre la majorité. Pour l’instant, Damien Abad est investi par Les Républicains dans la 5ème circonscription de l’Ain. Or, aucun candidat du camp Macron n’a encore été investi dans cette circonscription, face à lui.

“Ensemble” investit 43 nouveaux candidats

C’est 43 nouveaux noms qui sont révélé, ce mercredi, pour faire campagne sous la bannière commune Ensemble, autour d’Emmanuel Macron, pour les élections législatives. Parmi ces noms, Roxana Maracineanu, ministre déléguée aux sports, est investie dans le Val-de-Marne, au détriment du député sortant, Jean-Jacques Bridey (LREM), qui souhaitait pourtant se représenter.

A noter, aussi, que le député Les Républicains sortant, Jean-Carles Grelier bascule dans le camp présidentiel. En revanche, la députée sortante Nathalie Elimas, qui avait quitté son poste de secrétaire d’Etat chargée de l’éducation prioritaire, en mars, suite à une enquête pour harcèlement moral, n’est pas réinvestie dans le Val-d’Oise.

Robert Ménard (RN et Zemmour) vire de bord!

Le maire de Béziers, Robert Ménard, soutien de Marine Le Pen à l’élection présidentielle puis partisan d’une alliance avec Eric Zemmour aux législatives, vire de bord. Dans une tribune publiée, ce mardi soir, dans le journal Le Figaro, Robert Ménard appelle à donner une majorité au président de la République, face au danger que présente la gauche, mais aussi la droite.

Pour lui, il y a, d’un côté, “la nouvelle union de la gauche, c’est celle qui manifeste avec ceux qui crient Allah akbar, qui est Charlie mais pas trop, pleure Chavez et fait les yeux doux à Assad ou Poutine”. De l’autre, il y a “ces patriotes de pacotille qui fantasment sur Poutine ou sur Pétain”.

Pour Robert Ménard, “face à cette situation inédite, il y a urgence à faire bloc. Les sociaux-démocrates, les centristes, les droites, toutes les droites responsables, les élus indépendants attachés à nos libertés doivent s’unir”.

Le maire de Béziers appelle donc: “à un gouvernement des forces de raison, à une grande coalition démocratique, ouverte, souple et ambitieuse, réaliste et optimiste”. Il définit ainsi sa ligne: “Pragmatiques, soutenons le chef de l’État quand il prend des décisions courageuses, critiquons-le quand il en prend des néfastes”.

Manuel Valls: “Il y a toujours un risque si l’on ne se bat pas”

A un mois du premier tour des élections législatives, on peut se demander si Emmanuel Macron aura une majorité absolue à l’Assemblée Nationale. Si Manuel Valls, qui a rallié la majorité présidentielle, est confiant, il préfère rester prudent, ce mercredi, sur LCI:

“Il y a toujours un risque si l’on ne se bat pas”. L’ancien Premier ministre de François Hollande appelle de ses voeux “une majorité forte et large” autour d’Emmanuel Macron, “parce que nous sommes dans un moment très difficile, avec des défis considérables: la guerre en Ukraine, l’avenir de l’Europe, notre défense, le changement climatique, la nécessité de lutter contre les inégalités, l’école”. Manuel Valls sera candidat aux législatives pour Ensemble dans la 5ème circonscription des Français de l’étranger (Espagne, Portugal, Andorre et Monaco).

“Le mélenchonisme, pour moi, c’est notre adversaire”

Ce mercredi, sur LCI, Manuel Valls, parlait des élections législatives: “Les extrémismes sont nos adversaires”, avant de cibler le candidat de l’alliance des gauches (NUPES): “Jean-Luc Mélenchon veut être candidat au poste de Premier ministre, il fait de cette élection un troisième tour, tout cela est évidemment absurde.”

“Après, il nous expliquera qu’il y a un troisième tour social, dans la rue, je connais cette rhétorique. Donc oui, le mélenchonisme, pour moi, c’est notre adversaire, donc il faut mener la bataille, et il faut, vis-à-vis des deux extrêmes, rappeler les dangers”.

Manuel Valls voit trois dangers dans le programme de Jean-Luc Mélenchon : celui d’une “rupture avec nos engagement européens” et “de défense”, celui d’une “rupture républicaine”, et enfin celui d’une “rupture avec notre esprit de responsabilité” en matière économique.

Manuel Valls défend sa théorie des « gauches irréconciliables »

L’ancien socialiste, candidat aux législatives pour la majorité présidentielle, Manuel Valls, fustige l’alliance de son ancien parti avec Jean-Luc Mélenchon:

“L’union pour l’union, ça peut être sympathique, et on peut comprendre cette aspiration: elle existe à gauche et elle existe aussi, d’une certaine manière, à droite. Mais elle ne peut pas se baser sur un programme de rupture, y compris dans les mots, la désobéissance, la rupture avec les traités européens”, explique-t-il..

Et de poursuivre: “Vous vous rendez compte? Quand même, il faut parler du fond: la sortie du commandement intégré de l’alliance atlantique, au moment où nous sommes pleinement engagés dans le soutien avec l’Ukraine, des réformes qui mèneraient le pays à la ruine, une conception de la République qui n’a rien à voir avec ses valeurs et la laïcité”. En conclusion, Manuel Valls pense que “sa théorie des gauches irréconciliables est fondée”, prenant, pour preuve, “les socio-démocrates qui ont”, comme lui, “rejoint Emmanuel Macron”.

Stéphane Vojetta, candidat dissident face à Manuel Valls

Depuis l’annonce de la candidature de Manuel Valls, Stéphane Vojetta, député La République en Marche sortant de la 5ème circonscription des Français de l’étranger (Portugal, Espagne, Andorre et Monaco) n’accepte pas de renoncer à son siège au profit de Manuel Valls. C’est pourtant ce dernier qui a été investi par le camp présidentiel pour les élections législatives.

Mais Stéphane Vojetta maintient sa candidature pour les élections législatives et annonce même se lancer dans une campagne “proche de vous”, puisqu’il fera un road-trip: “Je ferais le tour de la péninsule ibérique pendant trois semaines, au volant de ma voiture, pour venir à la rencontre des Français, pour des réunions, dans plus de 40 villes de notre circonscription”, indique-t-il.

“Les Républicains” investissent une candidate de 18 ans…

C’est exceptionnel car ce sera, certainement, l’une des plus jeunes candidates pour les élections législatives, Raphaëlle Rosa, élève en classe de terminale. Encartée depuis l’âge de 16 ans, elle a, en effet, été investie par Les Républicains, dans la 8ème circonscription de la Moselle.

Trois jours avant le premier tour, la jeune lycéenne aura une autre échéance importante, l’épreuve de philosophie du Baccalauréat. Dans Le Républicain Lorrain, de ce mardi, Raphaëlle Rosa a détaillé sa démarche: “Je veux porter la voix des jeunes à l’Assemblée Nationale. C’est aussi une façon de casser ce stéréotype selon lequel Les Républicains ne seraient pas un parti jeune”, ajoute-t-elle.

“La France insoumise”: une première salve de 324 investitures

C’est ce mardi soir que La France Insoumise a officiellement annoncé une première salve de 324 investitures pour les élections législatives. Toutes les forces vives du parti, actuellement en poste à l’Assemblée Nationale, conservent l’étiquette La France Insoumise pour la campagne, que ce soit François Ruffin, Alexis Corbière, Mathilde Panot, Danièle Obono ou encore Adrien Quatennens.

Certaines figures de premier plan, qui ne sont pas élues, à l’Assemblée Nationale, briguent également un siège. Parmi elles, Clémence Guetté, secrétaire générale du parti, la médiatique Raquel Garrido ou encore Danielle Simonnet, dont l’investiture à Paris a fait l’objet d’une bataille avec le Parti Socialiste.

“C’est l’attente sur quelques circonscriptions…

Depuis ce mercredi, déjà 324 noms ont d’ores et déjà été dévoilés. La France Insoumise investira, au total, 360 personnalités, comme le stipule l’accord passé avec Europe-Ecologie-Les-Verts, le Parti Socialiste et le Parti Communiste, dans le cadre de la Nouvelle Union Populaire, Ecologique et Sociale (NUPES). C’est l’attente sur quelques circonscriptions… Ainsi, le mystère plane encore sur 36 territoires, dont la 4ème circonscription des Bouches-du-Rhône, celle où Jean-Luc Mélenchon avait été élu député en 2017. Ira, ira pas? Le patron  de La France Insoumise doit se prononcer prochainement.

“Je crois qu’il ne souhaite pas être candidat”

La question a été posée à Adrien Quatennens, député de La France Insoumise et proche de Jean-Luc Mélenchon, pour savoir si son patron allait être candidat: “Je crois qu’il ne souhaite pas être candidat aux législatives”, déclare-t-il. “Parce que, d’abord, il y a un avantage au fait qu’il ne le soit pas, pour la campagne, c’est qu’il va pouvoir se déplacer partout et être dans son rôle de futur Premier ministre. Et pour le reste, si nous ne gagnons pas, je pense qu’il a d’autres tâches à accomplir et d’autres souhaits”.

Jean-Luc Mélenchon se retirera-t-il de la vie politique s’il perd les législatives? “Non”, affirme Adrien Quatennens: “Un combattant comme Jean-Luc Mélenchon ne se retirera pas de la vie politique, du jour au lendemain. Mais il y a tant d’autres choses à faire”. Cependant, pour le député du Nord, “à l’heure où l’on parle, c’est une probabilité extrêmement forte que nous y arrivions, et que donc, à partir du 19 juin, nous soyons au gouvernement”, ajoute-t-il.

“La France Insoumise”: “La réforme des retraites est prête”

Sur Sud-Radio, ce mardi, Adrien Quatennens, député La France Insoumise du Nord, candidat à sa réélection, a parlé des retraites: “Les 12 et 19 juin, voter pour les candidats de la Nouvelle Union Populaire Ecologique et Sociale, c’est aussi faire barrage à cette retraite à 65 ans qui est injuste et cruelle, et c’est obtenir la retraite à 60 ans », déclare-t-il. Il affirme que “la réforme des retraites prévue par le programme de Jean-Luc Mélenchon, qui prévoit un départ à 60 ans, est prête: j’ai, dans les tiroirs ce qu’il faut pour la mettre en place. Et c’est chiffré, c’est détaillé, c’est précis”, explique-t-il.

“Pourquoi la retraite à 65 ans que porte Emmanuel Macron est injuste?” poursuit Adrien Quatennens. “Parce qu’un travailleur, en 2022, à lui seul, produit trois fois plus de richesses qu’un travailleur d’il y a 50 ans, compte tenu des gains de productivité. Donc ça n’est pas vrai de dire qu’il faut travailler plus pour financer nos retraites. On peut financer plus de retraites avec moins de travail humain, pour peu que l’on accepte de faire l’essentiel: partager”.

“Nous ne désobéirons que pour faire améliorer les choses”

Dans les différentes négociations et discussions, la désobéissance européenne, un point programmatique fort de La France Insoumise, est finalement absente de l’accord signé avec le Parti Socialiste pour former la NUPES (Nouvelle Union Populaire Ecologique et Sociale).

“Pourtant, elle reste un principe envisageable, face à l’Europe”, a expliqué Adrien Quatennens, ce lundi, sur Sud-Radio: “Quand nous parlons de désobéissance, ce n’est pas un souhait, ni un but politique, c’est de dire que, si les Français décident d’un programme de rupture, nous ne désobéirons que pour faire améliorer les choses”, conclut-il.

« Il faudra désobéir pour obtenir des progrès européens”

Ce lundi, sur France Info, le député La France Insoumise de la Somme, François Ruffin, s’exprimait sur l’Europe: “Il faudra désobéir pour obtenir des progrès européens”. Il critique, notamment, le droit de la concurrence européen selon lequel “un paysan espagnol doit pouvoir fournir la cantine d’Amiens, à égalité avec le paysan qui se trouve à 10 km de là. Il me semble que c’est complétement absurde.”

“Il y a des moments où il faut désobéir pour contraindre et obtenir gain de cause”, avance le député. François Ruffin remet aussi en cause les projets fondamentaux de l’Europe et l’importance de l’économie dans la gestion de l’Europe: “Est-ce qu’on fait une Europe pour les gens ou pour les entreprises?”.

Ruffin dans le gouvernement de Mélenchon

Sur France Info, ce lundi, François Ruffin, député de La France Insoumise,  n’a pas hésité, en répondant à la question: “Oui! Il serait ministre dans un gouvernement dirigé par Jean-Luc Mélenchon. Car rappelons l’ambition du leader de La France Insoumise: obtenir une majorité absolue pour les élections législatives, avec la NUPES (ndlr: Nouvelle Union Populaire Ecologique et Sociale), afin de contraindre Emmanuel Macron à désigner un Premier ministre au sein de cette alliance. Quel portefeuille voudrait François Ruffin? Il y a quelques semaines, il évoquait le ministère du Travail.

Noël Mamère défend une politique radicale...

Ce mardi soir, dans une tribune publiée sur le site du journal Le Monde, Noël Mamère a réagi à la prise de position de Daniel Cohn-Bendit et José Bové qui remettaient en cause le rapprochement entre les écologistes et les insoumis.

“Ces vieux routiers de la politique, qui se disent si attachés à la qualité du débat public, devraient savoir que la caricature portée à son incandescence ne fait que contribuer à attiser les haines sur lesquelles prospèrent les extrêmes”, a-t-il ainsi asséné.

Et d’ajouter: “Ils ont dissous la radicalité qu’ils incarnaient et dans laquelle nous avons été nombreux à nous reconnaître, dans un réformisme que le capitalisme s’est empressé d’annexer”. Par ailleurs, Noël Mamère estime que “les politiques radicales sont nécessaires à la lutte contre les inégalités sociales et environnementales”.

Olivier Faure rend hommage à François Mitterrand

C’était hier, mardi 10 mai 2022, et à son tour, le Premier secrétaire du Parti Socialiste évoquait le 41ème anniversaire de la victoire de François Mitterrand, lors de la présidentielle de 1981. Une façon de légitimer l’accord passé par le Parti Socialiste avec La France Insoumise et le reste de la gauche pour les élections législatives. Sur Twitter, Olivier Faure cite l’ancien président socialiste: “Je crois pour demain, comme hier, à la victoire de la gauche, à condition qu’elle reste elle-même. Qu’elle n’oublie pas que sa famille, c’est toute la gauche. Hors du rassemblement des forces populaires, il n’y a pas de salut”.

Les candidats investis par le “Parti Socialiste”

Depuis la semaine dernière, l’accord de la Nouvelle Union Populaire Ecologique et Sociale (NUPES) prévoit 70 circonscriptions pour le Parti Socialiste aux élections législatives. Ce  mardi soir, le parti a déjà dévoilé une liste de 56 noms. On y retrouve plusieurs députés sortants: Olivier Faure (11ème circonscription de Seine-et-Marne), Joël Aviragnet (8ème circonscription de Haute-Garonne), Boris Vallaud (3ème circonscription des Landes), ou encore Guillaume Garot (1ère de la Mayenne). De son côté, Pierre Jouvet, qui a mené les négociations avec La France Insoumise, a été investi.

Plus surprenant, le Parti Socialiste investit des députés sortants qui se sont déclarés défavorables à la NUPES: Dominique Potier (5ème circonscription de Meurthe-et-Moselle), avait pourtant déclaré ne pas vouloir être investi par l’alliance des gauches. Même cas pour Hervé Saulignac (1ère circonscription de l’Ardèche). Idem pour Valérie Rabault, présidente des députés PS à l’Assemblée, qui a voté contre l’accord avec la France Insoumise, lors du conseil national du PS. Le Parti Socialiste doit encore donner les noms des 14 autres candidats supplémentaires qu’il pourra présenter.

La fédération de Paris du PS pour la dissidente…

C’est dans un communiqué, que le bureau fédéral du Parti Socialiste de Paris  a pris position en faveur de la candidate socialiste dissidente pour les élections législatives, dans la 15ème circonscription de la capitale, où elle sera opposée à Danièle Simonnet, de La France Insoumise.

“Nous avons soutenu la recherche d’un accord de coalition respectueux de notre identité programmatique et de notre représentation, avec EELV, le PCF et LFI, mais nous réitérons nos réserves sur ce qui a été conclu”, rappelle le communiqué. “A Paris, le PS est humilié par l’accord conclu. […] Sur les neuf circonscriptions où la gauche devrait gagner, aucune n’a été accordée aux socialistes.

Même la circonscription où nous avions une sortante, une injustice unique en France nous est proposée: soutenir, contre elle, la candidate La France Insoumise qu’elle a battue, il y a moins d’un an. Nous ne l’acceptons pas, nous nous mobilisons avec toutes notre force et nous appelons les électeurs du 20ème à réparer cette injustice en votant les 12 et 19 juin pour Lamia El Aaraje”.

Anne Hidalgo apporte son soutien à la socialiste dissidente…

La candidate socialiste dissidente, Lamia El Aaraje, a confirmé, ce mardi, son intention de maintenir sa candidature pour les élections législatives dans la 15ème circonscription de Paris, face à Danièle Simonnet, de La France Insoumise, investie par la NUPES.

La candidate socialiste dissidente reçoit le soutien de la maire de Paris, candidate malheureuse du Parti Socialiste, au premier tour de l’élection présidentielle: “Tout mon soutien à Lamia El Aaraje, députée sortante et candidate légitime pour porter les espoirs et les couleurs de la gauche dans la 15ème circonscription de Paris”, écrit Anne Hidalgo sur Twitter.

Dans le Calvados, la députée socialiste  ne se représente pas

Elle était députée de la 2ème circonscription du Calvados depuis 2007, sous la bannière du parti socialiste. Pour ces législatives, Laurence Dumont ne sera pas candidate à sa réélection dans la circonscription: “Une nouvelle étape s’ouvre, il faut donc de nouveaux visages. Le moment est venu de passer le relais”, déclare la députée, d’après le journal Le Monde. Elle se présentera, toutefois, comme suppléante d’Arthur Delaporte, le premier secrétaire fédéral du PS du Calvados, investi par la NUPES dans cette circonscription.

La candidate du PS reçoit des pressions de son parti…

La section locale du Parti Socialiste avait annoncé, dans un communiqué son retrait, mais Christina Martineau a démenti avoir pris une décision en ce sens. Ainsi, l’adjointe au maire de Villeurbanne n’a pas retiré sa candidature, pour le moment, au profit de Benjamin Amard, de La France Insoumise, désigné par la NUPES pour cette circonscription:

“Conformément aux accords nationaux, la candidature revient à La France Insoumise et donc, à Gabriel Amard. Nous respectons ce choix et nous souhaitons que le candidat de la gauche et de l’écologie rassemble les formations qui constituent la Nouvelle Union populaire écologique et sociale, et plus largement nos concitoyens, dès le premier tour des élections législatives”, peut-on lire dans le communiqué de presse. Christina Martineau estime que c’est une “pression supplémentaire” pour qu’elle se retire.

Des candidats socialistes dissidents se soumettent aux militants

Il sont trois, Etienne Moulin, Benoît Ibars et David Cucullières, qui avaient été investis par la fédération du Parti Socialiste du Tarn, pour les élections législatives, avant l’accord de la NUPES (ndlr: Nouvelle Union Populaire Ecologique et Sociale). D’après l’accord, ils devraient se retirer au profit de candidats d’autres partis de gauche. Ils hésitent toutefois à se maintenir et trancheront par une consultation des militants du parti.

La consultation devrait avoir lieu en fin de semaine. Christophe Ramond, président PS du conseil départemental, leur apporte son soutien. Opposant à l’accord du Parti Socialiste avec La France Insoumise, il déclare au journal Le Monde: “Ne pas avoir un candidat PS sur une circonscription dans la patrie de Jean-Jaurès est une aberration”. Jean Jaurès est en effet né à Castres, dans le Tarn.

Une candidate socialiste dissidente quitte son parti…

C’est une candidate qui faisait partie de ceux qui avaient été pré-investis par le Parti Socialiste, avant tout accord. Bouchra Réano doit désormais céder sa place à un candidat d’autres partis de la NUPES. Seulement, la socialiste a décidé de se présenter, malgré tout, aux élections législatives.

La raison: elle trouve que la candidate investie par la NUPES, Basma Bouchkara, du parti Génération Ecologie, est trop à droite. Elle lui reproche notamment son alliance avec le MoDem, au conseil municipal: “Pour moi, ce n’est pas possible de soutenir le choix d’une candidate plus proche de M. Macron que de nos valeurs à nous”, déclare-t-elle au journal Le Monde.

“Rassembler les candidatures dissidentes de la gauche”

A un mois du premier tour des élections législatives, à gauche, on travaille à la présentation de candidats dissidents contre la Nouvelle Union Populaire Ecologique et Sociale (Nupes).

Le Parti Radical de Gauche, présidé par Guillaume Lacroix, souhaite soutenir tous ses candidats et même rassembler les dissidents de la gauche qu’ils soient socialistes ou communistes dans un même groupe, d’après le journal Le Figaro.

En plus de renforcer son influence, le PRG espère coordonner les candidatures: “Nous devons faire attention à ce que les gens ne se marchent pas sur les pieds, les uns des autres, et donner un sens politique à tout cela. C’est plus compliqué que prévu”.

Marine Le Pen: “Un peu de recul avant de repartir motivée”

L’ancienne candidate malheureuse, du Rassemblement National, à la présidentielle, qui se présentera aux élections législatives, revient, dans les médias, depuis ce mardi soir.

Ce mercredi, sur RTL, elle justifie son absence, depuis le deuxième tour de la présidentielle: “J’avais besoin de regarder un petit peu ce qu’il se passait dans la vie politique, prendre un peu de recul. J’ai vu, d’ailleurs. J’ai vu les Républicains s’effondrer, j’ai vu une escroquerie politique se monter avec la NUPES (ndlr: Nouvelle Union Populaire Ecologique et Sociale) de Jean-Luc Mélenchon”, explique-t-elle..

“Je n’ai pas vu grand chose du côté d’Emmanuel Macron, il faut être honnête, puisqu’il n’a strictement rien fait. Je m’attendais à être immédiatement invitée à l’Assemblée Nationale pour voter une grande loi sur le pouvoir d’achat… rien du tout, même pas de Premier ministre. Je repars extrêmement motivée pour ces élections législatives, comme l’ensemble de mes candidats”.

Combien de députés “Rassemblement National”?

A l’Assemblée Nationale, le Rassemblement National dispose, actuellement, de sept députés. Ce mercredi, sur RTL, Marine Le Pen, ex-candidate à l’élection présidentielle, était interrogée sur ses objectifs aux élections législatives.

Elle ne s’avance pas trop: “Il est impossible de savoir combien de députés auront les uns et les autres, pour des raisons très simples, c’est qu’en matière législative, la participation des électeurs joue un rôle extrêmement important”.

“Ce que je souhaite, c’est d’avoir un groupe le plus nombreux possible, pour pouvoir influer sur la politique qui sera menée dans le cadre du prochain quinquennat”. Pour constituer un groupe, il faut au minimum 15 députés.

Marine Le Pen craint le pire…

Ce mardi soir, sur TF1, Marine Le Pen, la candidate malheureuse à l’élection présidentielle, du Rassemblement National, a joué les oiseaux de mauvaise augure, pour les cinq années à venir, avec un nouveau quinquennat d’Emmanuel Macron:

Lorsque l’on a vécu cinq ans d’Emmanuel Macron, on sait que les cinq prochaines années seront encore pire”. La leader du Rassemblement National a assuré vouloir être à la tête d’un groupe de députés afin de faire opposition au groupe de la majorité présidentielle, à l’Assemblée Nationale:

“Nous serons résolus à tout ce qui contribue à aggraver la situation de l’immigration, la situation de l’insécurité, le laxisme judiciaire mais également tout ce qui touche le pouvoir d’achat des Français”.

“La gauche est responsable de la réélection d’Emmanuel Macron”

Toujours ce mardi soir, sur TF1, Marine Le Pen a asséné que “la gauche est responsable de la réélection d’Emmanuel Macron”. C’est pourquoi elle estime que la Nouvelle Union Populaire Ecologique et Sociale est “l’opposition que les Français ne veulent pas. D’après l’ex-candidate du Rassemblement National à l’élection présidentielle: “elle est la vraie représentante de l’opposition au président de la République fraîchement réélu.

“Il peut transformer l’Assemblée Nationale en ZAD”

Sur RTL, ce mercredi, Marine Le Pen, l’ex-candidate à l’élection présidentielle, était interrogée pour savoir si elle voulait être Première ministre, à l’image de Jean-Luc Mélenchon? Elle rejette cette possibilité. “C’est une escroquerie qui a été vendue par Jean-Luc Mélenchon”, déclare-t-elle.

“Compte-tenu de la tripolarisation de la vie politique, Il ne sera jamais Premier ministre”, assure Marine Le Pen. “En revanche, si un certain nombre de Français votent pour lui, il peut transformer l’Assemblée Nationale en ZAD”, craint-elle, “avec les défenseurs des black-blocks, les défenseurs du burkini à la piscine, ceux qui veulent désarmer la police et ceux qui veulent ouvrir les prisons”.

Pour Marine Le Pen, “la vraie question, c’est quelle opposition à Emmanuel Macron?” Elle l’affirme, “la seule opposition crédible et constructive”, c’est le Rassemblement National.

Marine Le Pen va-t-elle reprendre la présidence du RN?

Sur BFMTV, ce mercredi, Jordan Bardella, président, par intérim, du Rassemblement National, était interrogé sur le fait de savoir s’il resterait, encore, président, par intérim. Il a indique qu’il resterait à son poste, “au moins jusqu’au 10 septembre. Au-delà, Marine Le Pen dira si elle souhaite revenir à la présidence du Rassemblement National”.

“Si elle ne le souhaite pas, il y aura une élection interne. Pour l’instant, sa décision n’est pas prise”. L’ancienne candidate du Rassemblement National à la présidentielle se présente pour l’instant aux élections législatives, dans la 11ème circonscription du Pas-de-Calais.

Marine Le Pen écarte toute alliance avec Eric Zemmour

Ce mercredi, sur RTL, Marine Le Pen, l’ancienne candidate du Rassemblement National à l’élection présidentielle, a redit son opposition à une alliance avec Eric Zemmour pour les élections législatives, même si elle a concédé “qu’elle aurait pu s’allier avec”.

“Mais honnêtement, il y a, quand même, quelque chose qui me gène: c’est que j’aurais contribué à faire élire des députés d’Eric Zemmour qui voteraient avec Emmanuel Macron la retraite à 65 ans. Ce serait une trahison de mes électeurs. Je ne me vends à personne”, ajoute-t-elle.

Marine Le Pen et Jordan Bardella en tournée…

L’ancienne candidate du Rassemblement National, et celui qui en assume, aujourd’hui, la présidence par intérim, se rendront dans les circonscriptions françaises pour faire campagne, aux côtés de leurs candidats aux élections législatives.

Le Rassemblement National a déjà investi 569 candidats et de nouveaux noms pourraient encore être dévoilés. Marine Le Pen sera elle-même candidate aux législatives, dans son fief du Pas-de-Calais. Actuellement, le Rassemblement National ne compte que huit députés à l’Assemblée Nationale, mais il espère bien pouvoir constituer un groupe parlementaire (au moins 15 députés) à l’issue des prochaines élections législatives.

Le Rassemblement National investit 569 candidats

C’est officiel depuis aujourd’hui et en tête de ces 569 candidatures pour les élections législatives, il y a bien sûr celle de Marine Le Pen: la députée sortante est réinvestie dans sa 11ème circonscription du Pas-de-Calais, qui comprend la ville d’Hénin-Beaumont.

Le Rassemblement National pourra aussi compter sur sa soeur ainée, Marie-Caroline Le Pen: l’actuelle conseillère régionale d’Île-de-France sera candidate dans la 6ème circonscription des Hauts-de-Seine. Caroline Parmentier, l’attachée de presse de Marine Le Pen, se présentera, quant à elle, dans la 9ème circonscription du Pas-de-Calais.

Les députés sortants Bruno Bilde, Sébastien Chenu et Nicolas Meizonnet seront candidats à leur réélection. Quelques candidats viennent de l’adversaire: dans le Gard, le Rassemblement National investit Pierre Meurin, ancien partisan d’Eric Zemmour. Et en Meurthe-et-Moselle, il investit l’ancien Les Républicains, Philippe Morenvillier. Dans l’Essonne, le Rassemblement National n’a pas présenté de candidat face à Nicolas Dupont-Aignan.

“C’est la dernière sortie d’autoroute avant la ligne droite”

Le président, par intérim, du Rassemblement National, Jordan Bardella, le martèle toujours, son parti sera “la première force d’opposition à Emmanuel Macron pour les cinq années à venir”. Pour lui, “ces législatives, c’est la dernière sortie d’autoroute avant la ligne droite. Une fois passées ces législatives, vous ne pourrez plus limiter les pleins pouvoirs d’Emmanuel Macron.”

Il critique aussi vivement la gauche rassemblée autour de Jean-Luc Mélenchon: “Jean-Luc Mélenchon est complétement disqualifié pour incarner l’opposition à Emmanuel Macron, puisque l’union de la gauche qu’il a constituée est une union de tous ceux qui ont appelé à voter pour Emmanuel Macron, au second tour”, explique-t-il..

 Je pense que ce que cherche Jean-Luc Mélenchon, c’est la destruction de l’Etat”, ajoute-t-il. Reprenant le même élément de langage que Marine Le Pen, ce mercredi, sur RTL, il qualifie la NUPES (ndlr: Nouvelle Union Populaire Ecologique et Sociale) de “ZAD de toutes les idéologies les plus dangereuses pour notre pays: les communautaristes et les islamogauchistes”.

David Rachline tacle les hésitations d’Eric Zemmour...

Si Eric Zemmour décidait de se présenter aux élections législatives, il pourrait bien le faire dans la 4ème circonscription du Var, où il a fait un bon score à la présidentielle. D’après un article de Var-Matin, de nombreux habitants de la circonscription ont été démarchés par téléphone pour une enquête de notoriété, leur demandant, entre autres, leur avis sur Eric Zemmour.

Un article qui a fait réagir David Rachline, vice-président du Rassemblement National, qui ironise sur Twitter: “Bons sondages: j’y vais. Mauvais sondages: j’y vais pas. Drôle de conception de la Reconquete!. La survie de la France attendra. Marine Le Pen, elle, va au combat pour servir la France et les Français”.

Bernard Pace

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