Avocat de Didier Raoult et spécialiste de la défense des professionnels de santé, Fabrice Di Vizio dénonce le double discours du gouvernement sur la campagne de vaccination.

Avez-vous été approché pour lancer des procédures dans la cadre de la campagne de vaccination ?

On est venu me consulter pour les vaccins, mais je ne vais pas aller sur ce terrain. Ça ne marchera pas. Un vaccin, c’est un vaccin ! On peut en débattre, mais d’un point de vue juridique, il est difficile de faire entendre que le bénéfice est inférieur au risque.

Certains observateurs mettent en doute la stratégie de vaccination choisie par le gouvernement…

Aujourd’hui, questionner la vaccination, c’est nécessairement être complotiste. Vous avez vu dernièrement la propagation du hashtag #JesuisMauricette sur les réseaux sociaux ? Mauricette a 78 ans, alors que les études cliniques de mises sur le marché nous disent qu’au-delà de 75 ans, nous n’avons pas de critères d’efficacité… Ils n’ont pas évalué les effets sur les plus de 75 ans ! Celui qui se serait risqué à dire « je ne suis pas Mauricette » aurait été qualifié de complotiste.

Le gouvernement tiendrait donc un double discours ?

Comme on peut pas prendre les gens pour des idiots ad vitam æternam, on voit émerger un discours de la part des éditorialistes et des médecins, dont on ne sait plus combien ils ont de vestes à force de les retourner… Des médecins comme Pelloux (Patrick Pelloux, président de l’Association des médecins urgentistes de France — ndlr) et les syndicats nous disent : s’il n’y a pas assez de Français vaccinés dans quelques mois, on sera obligé de contraindre. Ils nous prennent pour des idiots. Pensent-ils qu’on ne les voit pas venir ? Il est clair qu’on se dirige vers une obligation vaccinale.

C’est-à-dire ?

Avec le passeport sanitaire, qui pourra interdire l’accès à certains lieux, sans déterminer lesquels pour le moment, on va tout droit vers une obligation. Mais qu’on l’assume et qu’on le dise ! La loi peut parfaitement imposer une obligation vaccinale. Qu’elle le fasse et je me tairai. Mais tant qu’on nous fera croire qu’il n’y aura pas d’obligation vaccinale, tout en passant subrepticement des textes à 23h le 24 et le 25 décembre, on aura un énorme problème. On a modifié en catimini l’article 13 du code de déontologie médicale pour limiter les communications des médecins. Il faut arrêter de nous prendre pour des ânes.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Tapez votre commentaire
Entrez votre nom ici

quinze − 10 =