Patrick Batard / ABACAPRESS.COM

Par Jean-Pierre Marguaritte, ostéopathe DO, président Europromosteo

Tribune. Ce sont les « hommes » qui font la société et pas les lois qui parfois les privent de liberté. Personne n’échappe à l’environnement et aux modes de vie. Nous présentons tous à certains moments des troubles qui nuisent à notre bien-être quotidien. Sauf que ces premiers signes de notre organisme sont rarement des maladies au sens médical du terme mais les manifestations d’un état qui se situe entre la santé et la maladie.

Afin d’éviter l’apparition de ces troubles et leur évolution vers des pathologies chroniques et invalidantes coûteuses qui résistent aux traitements conventionnels, il conviendrait d’anticiper sur leur survenue et de les traiter en s’intéressant à leur cause, et remettre ainsi le patient au centre du système de santé. Ces troubles dits fonctionnels conduisent généralement à une errance médicale laissant à votre charge une partie des frais de consultations et d’examens qui s’ajoutent aux charges sociales soustraites de votre salaire pour couvrir le déficit de la Sécurité sociale.

Des maladies chroniques évitables

Les maladies chroniques évitables (MCE) qui génèrent les plus fortes dépenses de santé appellent une médecine du futur adaptée aux Françaises et aux Français qui « souffrent » sans être malades. Cette médecine existe, il reste à l’encadrer et à la rendre financièrement accessible à toutes et à tous. C’est l’objet de mon précédent appel aux candidats à la présidentielle à découvrir en fin de page.

Sans la santé, le mal-être s’installe et influe sur le comportement. Les relations entre les personnes au travail se dégradent et génèrent des tensions qui freinent la production que les candidats à la présidentielle se sont engagés à faciliter. Cet état de stress déséquilibre l’harmonie de la vie familiale et favorise le passage du trouble fonctionnel vers la maladie.

« Les neuf dixièmes de notre bonheur reposent sur la santé, avec elle tout devient source de plaisir » — Arthur Schopenhauer

La prévention santé dérange t-elle le système établi ?

La médecine que je vous décris a été vidée de sa substance aux États-Unis d’Amérique soutenue par des personnalités scientifiques proches de l’industrie pharmaceutique. Les professionnels concernés en quête de reconnaissance ont acquis un titre de médecin, mais dans le même temps ont perdu leur âme. Il s’agit des ostéopathes.

L’approche rationnelle et systémique de l’ostéopathie permet d’établir le lien entre une douleur articulaire et un trouble qui ne présente pas toujours de symptômes, d’expliquer simplement le processus de son installation et d’apporter les recommandations utiles pour corriger les modes de vie quasiment toujours en cause dans les manifestations chroniques. La résistance physique et morale aux agressions environnementales et aux aléas de la vie en découle.

Améliorer la santé, c’est réduire les charges sociales et augmenter le pouvoir d’achat

  • Quel sera la ou le candidat à la présidentielle qui privilégiera la santé des Françaises et des Français aux intérêts financiers de l’agro-alimentaire et de l’industrie pharmaceutique, pour une alimentation de qualité pour tous et un usage adapté des médicaments ?
  • Quel sera la ou le candidat à la présidentielle qui prendra des mesures fermes pour lutter contre les fraudes sociales au risque de se mettre à dos une population bien organisée ?
  • Quel sera la ou le candidat à la présidentielle qui facilitera l’émergence d’un nouveau volet du système de santé basé sur une médecine complémentaire adaptée pour combler le décalage existant entre les besoins des personnes et l’offre effective de santé rendu ?

A part la maîtrise des dépenses des hôpitaux publics et les propositions faites aux médecins pour s’installer en zones désertiques, la santé est une fois de plus la grande absente des programmes de campagne.

Vous promettre une amélioration de votre pouvoir d’achat dans un contexte économique où les frais inévitables d’électricité, d’essence, d’alimentation ne cessent d’augmenter, n’a pas de sens, ce d’autant que l’augmentation de ces frais ne suit celle des salaires ni des indemnités de retraite qui diminuent d’année en année.

Un système de santé qui peut évoluer

Les hôpitaux publics doivent être réservés aux véritables malades et aux urgences, la transdisciplinarité entre les médecins et les ostéopathes apporterait une solution à la désertification médicale. Un ostéopathe dispose en effet de toutes les compétences pour distinguer la maladie d’un trouble fonctionnel et servir ainsi de « filtre » de santé et orienter le patient vers son médecin généraliste.

Vous l’avez compris, il ne s’agit pas de l’ostéopathie qui se limite à des manipulations articulaires symptomatiques, mais de celle qui respecte ses principes fondamentaux dans leur ensemble.

« Quand quelqu’un désire la santé, il faut d’abord lui demander s’il est prêt à supprimer les causes de sa maladie. Alors seulement, il sera possible de l’aider » — Hippocrate, le père de la médecine.

L’accès aux soins pour tous

Outre les dépenses de santé, cette médecine aurait également un impact certain sur la réduction des dépenses de prévoyance liées aux arrêts de travail essentiellement dus aux troubles musculo-squelettiques.

L’ostéopathie qui fait faire le plus d’économie au système de santé devrait être accessible à tous. Bien au contraire, elle est réservée à celles et ceux qui ont les moyens de prendre à leur charge les honoraires ou bien de souscrire un contrat de Mutuelle onéreux avec un remboursement des consultations limité.


Découvrez l’appel fait aux candidats à la présidentielle et soutenez-le en signant la pétition.

« Le Guide Prévention Santé Active » (33 pages pour votre santé et votre bien-être) est offert à chaque signataire.
Pour le recevoir : contact@europromosteo.com avec pour objet « MON OSTEO ».


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