Photo Daniel Derajinski/ABACAPRESS.COM

Conférence de presse commune pour la majorité…

D’après les informations du journal Le Monde, la majorité présidentielle a tenu, ce jeudi, une conférence de presse commune, au siège de La République en Marche, dans le 8ème arrondissement de Paris.

Elle était animée par le président de l’Assemblée nationale, Richard Ferrand, pour La République en Marche, le président du MoDem, François Bayrou, le délégué général de La République en Marche, Stanislas Guerini et le maire du Havre, Edouard Philippe, pour le parti Horizons.

Le but est de présenter la confédération des trois partis, qui feront front commun aux élections législatives puis à l’Assemblée Nationale. Richard Ferrand a parlé d’un “accord politique et électoral aux législatives”, d’une union “à la fois cohérente et plurielle”, et d’une “majorité stable, cohérente, loyale, fidèle et créative”.

Richard Ferrand et François Bayrou opposent cette confédération à l’alliance, en construction, à gauche: “Les rassemblements qui s’opèrent se font à l’encontre du bon sens”, affirme François Bayrou, à propos de la Nouvelle Union Populaire Ecologique et Sociale. A l’inverse, il estime que “les rivalités de personnes et de clans sont le contraire de l’ADN de ce que nous avons bâti il y a cinq ans”. Les trois partis ont décidé de nommer leur confédération Ensemble.

“Ensemble” présentera des candidats  partout…

Ce jeudi, c’est Richard Ferrand, président de l’Assemblée Nationale, qui a indiqué, en conférence de presse, que le la confédération Ensemble, formée autour d’Emmanuel Macron serait présente sur l’ensemble du territoire pour les élections législatives: des candidats seront investi “pratiquement dans toutes les circonscriptions”.

Certaines, toutefois, pourraient voir la confédération faire l’économie d’un candidat, s’ils sont considérés comme étant déjà acquis aux “extrémistes”, indique Richard Ferrand. Il indique également vouloir rassembler les électeurs laissés “orphelins” , d’un côté, par les alliances du Parti Socialiste et des écologistes avec La France Insoumise, de l’autre par l’évolution d’une partie de la droite “vers une logique identitaire”.

“La République en Marche” est baptisée “Renaissance”

Stanislas Guérini, le délégué général du parti présidentiel, l’a annoncé au cours de la conférence de presse de ce mercredi: “Nous initions, aujourd’hui, un mouvement de refondation de La République en Marche pour pouvoir continuer à élargir ce mouvement politique qu’a créé le président de la République, Emmanuel Macron, il y a un peu plus de six ans, dans un parti politique qui portera le nom de Renaissance. Le nom du nouveau parti a été dévoilé pendant la conférence de presse de présentation de la confédération Ensemble pour les élections législatives.

“Ensemble parce que nous ne sommes pas identiques”

Ce mercredi, en conférence de presse commune avec La République en Marche et le Modem, Edouard Philippe, l’ancien Premier ministre d’Emmanuel Macron, fondateur du parti Horizons, qui a eu quelques sueurs froides ces dernières semaines dans l’attente d’un accord avec La République en Marche, pour les élections législatives, valorise la diversité de la confédération annoncée, ce mercredi, Ensemble: “Nous sommes ensemble parce que nous ne sommes pas identiques”, affirme-t-il, certain que “ces différences qui sont respectées sont de toute évidence un atout”. Edouard Philippe se réjouit que les trois partis qui constitueront Ensemble aient “choisi de discuter en veillant à ce que la discussion reste dans une salle”.

Le “tout sauf Macron” va jouer, aussi…

Depuis ce mercredi, après Europe-Ecologie-Les-Verts et le Parti Communiste, c’est le Parti Socialiste qui a également rejoint la Nouvelle Union Populaire Ecologique et Sociale.

Selon un proche de La République en Marche, interrogé par le journal Les Echos: “Une nouvelle force politique à gauche qui crée une puissance de premier tour indéniable”. “On risque de retrouver les trois blocs de la présidentielle, derrière les candidats de Jean-Luc Mélenchon, d’Emmanuel Macron et de Marine Le Pen”, a-t-il ajouté.

Un autre proche de La République en Marche est plus pessimiste, quant aux chances de son parti d’obtenir la majorité à l’Assemblée Nationale. “Là, on peut perdre des plumes. Le “tout sauf Mélenchon’” devrait fonctionner dans de nombreuses circonscriptions, mais le “tout sauf Macron”, va jouer aussi”, a-t-il assuré, toujours auprès du journal Les Echos.

L’alliance à gauche est un “naufrage idéologique”

Ce jeudi, en conférence de presse à Evreux, Bruno Le Maire, le ministre de l’économie, a régi à l’alliance des gauches: « Nous assistons avec La France Insoumise, Europe-Écologie-les-Verts, le Parti Communiste et le Parti Socialiste, à un naufrage idéologique”, déclare-t-il.

Il parle de “tripatouillages électoraux pour quelques circonscriptions”. Pour lui, “les partis bradent leurs convictions”: “Le PS n’a plus de nom, plus de valeurs, plus d’idées. Europe-Ecologie-Les-Verts n’a plus d’Europe, ni d’écologie que le nom”.

Face à cela, “il considère qu’il est plus que jamais nécessaire de rappeler que la politique, c’est d’abord des idées, des valeurs et des convictions”.

Une alliance “contre-nature” pour Eric Woerth

Sur France2, ce jeudi, Eric Woerth, député ex-Les Républicains, qui a rallié Emmanuel Macron, s’exprimait sur l’accord entre La France Insoumise et le Parti Socialiste: “C’est une alliance un peu contre-nature. C’est la prise de pouvoir idéologique de Jean-Luc Mélenchon, donc de l’extrême-gauche, sur la gauche toute entière. C’est assez problématique pour la France, par principe », a-t-il commenté.

Il a aussi évoqué “une proposition politique totalement incohérente car je ne vois pas les socialistes défendre la réforme des retraites à 60 ans. Je ne vois pas non plus les socialistes pro-européens considérer que l’on peut ne pas respecter les traités européens.”

Pour Barbara Pompili, les écologistes se sont « reniés »

Ce jeudi, la ministre de la transition écologique, Barbara Pompili, adhérente à Europe-Ecologie-Les-Verts jusqu’à 2015, a jugé sévèrement l’accord signé par son ancien parti avec La France Insoumise, pour les élections législatives:

“Je comprends totalement qu’il faille essayer de trouver des accords pour avoir des représentants à l’Assemblée Nationale, c’est le fonctionnement de nos institutions, mais on ne peut pas aller aussi loin dans le reniement de ce que nous sommes”, déplore-t-elle.

Europe Ecologie-Les Verts s’est fondé sur la question de l’Union Européenne. L’Europe, c’est la colonne vertébrale d’Europe Ecologie-Les Verts. Ils ont cassé leur colonne vertébrale, comment voulez-vous marcher quand votre colonne vertébrale est cassée? Ça n’a aucun sens”, ajoute-t-elle.

Bruno Le Maire ne sera pas candidat…

Ce jeudi, lors d’un point presse à Evreux (Eure), Bruno Le Maire, ministre de l’Economie, a annoncé qu’il ne se présenterait pas aux élections législatives. “Je ne solliciterai pas de nouveau un mandat de député de l’Eure. J’ai toujours dit que je ne ferai pas plus de trois mandats. Je respecte mes promesses”. Le ministre de l’économie avait, en effet, été élu en 2017, avant de démissionner suite à ses fonctions au sein du gouvernement.

Gérald Darmanin sera candidat aux législatives

C’est ce jeudi, à Bousbecque (Nord), en conférence de presse, que Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur, a annoncé sa candidature pour les élections législatives, dans la 10ème circonscription du Nord. Cette circonscription comprend la ville de Tourcoing, dont le ministre a été maire de 2014 à 2017. Une décision prise “après en avoir parlé avec le président de la République”. Est-ce-à-dire que Gérald Darmanin ne sera pas membre du prochain gouvernement? Il pourrait tout aussi bien se désister en faveur de son suppléant en cas de victoire.

Éric Dupond-Moretti ne sera pas candidat…

Ce jeudi, selon le journal Le Figaro, Eric Dupond-Moretti, ministre de la Justice, ne se présentera pas lors des élections législatives en juin prochain. Après la réélection d’Emmanuel Macron, le nom d’Éric Dupont-Moretti avait circulé dans la 15ème circonscription du Nord. Finalement, il ne sera pas présent dans la liste présentée par La République en Marche.

Elisabeth Borne sera candidate dans le Calvados

La ministre du Travail, de l’emploi et de l’insertion, Elisabeth Borne, a confirmé, ce jeudi, au journal La Manche Libre, qu’elle sera bien candidate aux élections législatives, dans la 6ème circonscription du Calvados.

“C’est une circonscription qui compte beaucoup pour moi, dans un département, le Calvados, qui est le berceau de ma famille”, confie-t-elle. Elle précise: “Si le président me renouvelait sa confiance et que je sois de nouveau au gouvernement, alors ce serait le suppléant, Freddy Sertin, qui siégerait à l’Assemblée Nationale”.

Elisabeth Borne est un des noms qui se murmure toujours pour succéder à Jean Castex, au poste de Première ministre. Elle devrait déclarer officiellement sa candidature ce vendredi. Elle sera soutenue par Alain Tourret, l’actuel député La République en Marche de cette circonscription, qui a déclaré, il y a plusieurs mois, qu’il ne souhaitait pas se présenter à sa réélection.

Renaud Muselier “taille un costard” aux “Républicains”!

Ce jeudi, sur Public Sénat, Renaud Muselier, ex-Les Républicains, président du Conseil Régional de PACA et soutien d’Emmanuel macron, n’y est pas allé de main morte avec Les Républicains. Il a dressé un lourd constat sur son ancienne famille politique. “Depuis le deuxième tour, on n’entend plus parler de rien à l’intérieur des Républicains, si ce n’est leur désastre politique”.

“Ils se recroquevillent comme peau de chagrin sur leur propre territoire en disant: “nous avons été élus au niveau local, donc nous gagnerons au niveau national”, a-t-il débuté, avant d’estimer “qu’aujourd’hui, Les Républicains, au niveau national, ne pèse rien. A partir de ce moment là, ne pesant rien, leurs leaders locaux n’accèderont jamais au pouvoir national.”

 Ainsi, l’élu « invite Les Républicains a revoir leur position, aux candidats de dire: “nous, on veut travailler pour gouverner avec une idéologie, une volonté de droite qui est notre formation. Mais nous ne sommes pas contre le pouvoir central. Sinon, nous disparaitrons”. “Donc, je les invite à rejoindre M. Macron”, ajoute-t-il..

“Sur notre socle de conviction, sans petite combinaison d’appareil »

Sur France Inter, ce jeudi, Christian Jacob, président des Républicains, parle de la situation de son parti: “Il n’y a pas de double appartenance politique”, précise-t-il, et d’ajouter: “On a l’honnêteté de se présenter à nos électeurs, nous-mêmes, sur notre socle de convictions, sans petite combinaison d’appareil”.

Sur Damien Abad, le président du Groupe Les Républicains à l’Assemblée Nationale, qui s’interroge sur le fait de rallier le camp d’Emmanuel Macron, Christian Jacob déclare: “Il est toujours sain de s’interroger avant de prendre une décision. En revanche, quand une position est prise, et elle est prise très clairement dans notre famille politique, on se rallie bien évidemment à la position ultra-majoritaire”.

“On ne se reconnaît en rien dans la politique de Macron”

Sur France Inter, ce jeudi, Christian Jacob, président des Républicains, s’expliquait sur son refus de faire alliance avec le bloc présidentiel, pour les élections législatives: “Pourquoi nous refusons l’idée du parti unique? D’abord parce que l’on ne se reconnait en rien dans la politique d’Emmanuel Macron. C’est l’échec total, sur ce quinquennat.

Et ceux d’entre nous qui y sont allés, Edouard Philippe, Bruno Le Maire, Gérald Darmanin, quel est leur bilan, à la fin?” Pour Christian Jacob, “Edouard Philippe a mis le feu sur tous les ronds-points de France, en étant complètement fermé, obtus, en ne comprenant pas le pays”. Et à Bruno Le Maire, ministre de l’économie, il reproche “la hausse des dépenses publiques”.

“Tout ça, c’est de la tambouille électoraliste”

Toujours sur France Inter, ce jeudi, le président des Républicains, Christian Jacob, a réagi suite à l’accord signé, ce mercredi, entre La France Insoumise et le Parti Socialiste: « C’est tout et n’importe quoi », commente-t-il. “Je me mets à la place du militant socialiste, profondément républicain, qui s’aligne derrière La France Insoumise”, déplore-t-il.

Il se montre, ensuite, très virulent avec le parti de Jean-Luc Mélenchon: “Leur idée c’est le chaos, le blocage. Ils ne pensent qu’à ça, le chaos absolu, la VIème République, cette mise en scène est invraisemblable. Evidemment, tout le monde sait qu’il n’y a absolument aucune chance, et dieu merci, que Jean-Luc Mélenchon devienne Premier ministre, tout ça, c’est de la tambouille électoraliste. D’ailleurs la gauche n’y croit pas”, assure-t-il.

“Une nouvelle génération favorable à l’alliance”

Ce jeudi, sur CNews, Alexis Corbière, député de La France Insoumise, s’exprimait sur l’accord finalisé ce mercredi: “Je formule le voeux que cet accord soit adopté”, dit-il. “Parce que ce serait formidable, parce que l’objectif, c’est de créer les meilleures conditions pour que, dans les élections du mois de juin, on puisse l’emporter. Je ne sais pas l’issue que ça aura, on analysera après les résultats.” Alexis Corbière observe une partition du Parti Socialiste entre deux tendances, dont “une nouvelle génération”, autour d’Olivier Faure, “favorable à l’alliance”.

Que contient l’accord conclu entre LFI et le PS?

L’accord conclu, ce mercredi entre La France Insoumise et le Parti Socialiste n’a qu’un but: “Faire élire des député·es dans une majorité de circonscriptions, pour empêcher Emmanuel Macron de poursuivre sa politique injuste et brutale […] et pour battre l’extrême-droite.”

Ont été listés 19 points programmatiques, parmi lesquels la hausse du SMIC à 1.400€ nets, la retraite à 60 ans, l’abrogation de la loi El Khomri, la VIème République, le référendum d’initiative citoyenne et “le droit de choisir sa fin de vie”.

Une clarification sur l’Union Européenne: “Du fait de nos histoires, nous parlons de désobéir pour les uns, de déroger, de manière transitoire, pour les autres, mais nous visons le même objectif: être en capacité d’appliquer pleinement le programme partagé de gouvernement et respecter ainsi le mandat que nous auront donné les Français”.

Enfin, un engagement à “défendre « =la souveraineté et la liberté de l’Ukraine”, à travailler à “rétablir la paix et préserver l’intégrité territoriale de tous les pays”.

Un candidat LFI se retire au profit d’un candidat EELV

Le candidat La France Insoumise de la 3ème circonscription de Paris, , Bastien Parisot, a indiqué qu’il allait retirer sa candidature au profit d’un candidat Europe-Ecologie-Les-Verts. Une décision qui fait suite à l’accord trouvé au sein de l’Union Populaire avec les principaux partis de gauche pour les élections législatives.

Aymeric Caron candidat pour la “Nouvelle Union Populaire Ecologique et Sociale”

Ce mercredi, dans le journal Le Parisien, le journaliste Aymeric Caron, ancien chroniqueur de Laurent Ruquier, a confirmé sa candidature: “Je serai bien candidat pour les élections législatives, dans la 18ème circonscription de Paris, pour la Nouvelle Union Populaire Ecologique et Sociale”, précise-t-il.

Son parti écologiste et antispéciste, Révolution Ecologiste pour le Vivant, qui a soutenu Jean-Luc Mélenchon à l’élection présidentielle, a conclu un accord avec La France Insoumise, il y a quelques mois, et présentera donc quelques candidats sous la bannière NUPES. “L’Union Populaire était la seule à défendre clairement une écologie de rupture avec le productivisme et le libéralisme”, justifie-t-il.

Un ex-LREM investi par la “Nouvelle Union Populaire Ecologique et Sociale”

Le député du Val-d’Oise Aurélien Taché, après avoir quitté La République en Marche, en 2020, va se présenter sous la bannière de la Nouvelle Union Populaire Ecologique et Sociale, pour les élections législatives. Déjà impliqué dans la campagne de Yannick Jadot, lors de l’élection présidentielle, il a salué la grande alliance de la gauche pour les législatives, y voyant “un geste historique” a-t-il dit.

Pour Olivier Faure: “c’est un moment important”

Après plusieurs jours et quelques nuits de négociations et suite à l’accord signé, ce mercredi, avec La France Insoumise, Olivier Faure, Premier secrétaire du Parti Socialiste a réagi: « Nous vivons un moment important. Le vrai PS c’est un PS qui a accepté, dans son histoire, d’être un parti qui bousculait, qui a accepté d’aller vers une forme de radicalité (35 heures, congés payés, retraites). Mes racines, elles sont là, dans celles et dans ceux qui se sont toujours battus pour ceux que le président appelle “les gens de rien”. Je me tiens à tenir une ligne, celle de la gauche, celle de transformer le pays”. Quand on lui parle de soumission, Olivier Faure réagit très vite: “S’il y a une forme de soumission aux Insoumis, c’est non. Il y a des divergences qui se maintiendront et des convergences, qui sont tellement nombreuses, qu’il serait complètement fou de passer à côté”.

“Mon honneur, c’est de servir la gauche”

Suite à l’accord signé, ce mercredi, avec La France Insoumise, le Premier secrétaire du Parti Socialiste, Olivier Faure, était interrogé sur le vote du Conseil national du Parti Socialiste, ce jeudi soir: “je ne sais pas ce que sera, ce soir, la décision que prendront les Socialistes. Je leur fais confiance. Je leur dirais où nous nous situons. La gauche doit se rassembler. Je ne veux pas dérouler le tapis rouge sous les pieds d’une majorité qui va être à l’origine de grave régressions pour les Françaises et les Français”.

Et sur son avenir  si l’accord venait à ne pas être ratifié, ce jeudi soir: “je verrais bien ce que je fais. Mon honneur, c’est de servir la gauche, d’être de ceux qui vont permettre, peut-être, à la gauche de retrouver le pouvoir. Dans les sondages, la coalition est à 36%. Mon honneur est que cet attelage puisse aller à son terme”.

“La laïcité est un pilier de la République”

Ce mercredi, jour de l’accord signé avec La France Insoumise, le Premier secrétaire du Parti Socialiste, Olivier Faure, s’est par ailleurs exprimé sur la laïcité, sujet de controverses au sein du parti de Jean-Luc Mélenchon: “Je suis à la fois complètement dans la lutte contre les discriminations, le racisme, mais je considère que la laïcité est un pilier de la République. Il y a une évidence sur le fait que ça doit rester intangible. A chaque fois que j’aurai le sentiment que ce sera le cas, je m’exprimerai et je ne laisserai pas faire”.

“Les Français ont fait le choix massif de l’Union”

Ce mercredi, après avoir signé l’accord avec La France Insoumise, Olivier Faure, Premier secrétaire du Parti Socialiste, ne s’est pas attardé sur les réactions de François Hollande, Bernard Cazeneuve ou encore Jean-Christophe Cambadélis, hostiles à l’accord LFI-PS: “Je n’ai pas à m’exprimer sur leur droit de conscience. Ce que je dis, c’est qu’il y a eu un scrutin. Les Français ont fait le choix massif de l’Union. On peut considérer que l’isolement est la meilleure façon d’avancer. Moi je crois l’inverse”.

“Je ne suis pas devenu Insoumis dans la nuit”

Ce jeudi, sur BFMTV, le Premier secrétaire du Parti Socialiste, Olivier Faure, questionné sur la position de Jean-Luc Mélenchon face à la guerre en Ukraine, a expliqué “avoir signé un texte avec La France Insoumise, qui dit exactement l’inverse. Je ne suis pas devenu Insoumis dans la nuit”. Sur la question ukrainienne, “je continuerai de défendre la livraison d’armes et les sanctions. Ce que nous avons signé, c’est que nous sommes effarés devant les atrocités de Vladimir Poutine et que nous accorderons un soutien plein et entier”, explique-t-il.

Qu’est-ce que le Conseil national du “Parti socialiste”?

Le Conseil national du Parti Socialiste est une instance qui se réunit au moins quatre fois par an et, exceptionnellement, plus régulièrement. Il est composé de 300 membres, représentants de toutes les fédérations du pays. Son rôle est de valider et de faire exécuter les décisions stratégiques prises par le congrès national du parti, une instance plus petite.

Le Conseil national s’était réuni le 20 avril, afin de décider de la stratégie à adopter lors des élections législatives: la proposition d’Olivier Faure, le Premier secrétaire, de travailler à un accord avec La France Insoumise l’avait alors emporté avec 160 voix pour, face à 75 contre, 10 abstentions et une soixantaine de membres n’ayant pas pris part au vote.

Olivier Faure peut donc espérer remporter une nouvelle majorité avec son accord, ce jeudi soir, à condition que les termes de ce dernier satisfassent tous ceux qui y étaient favorables il y a quinze jours.

Anne Hidalgo “ne souhaite pas empêcher” l’accord…

Ce jeudi, dans une déclaration à l’AFP, Anne Hidalgo, la maire de Paris ne cache pas ses réserves concernant l’accord conclu par son parti avec La France Insoumise pour les élections législatives: “Il ne porte pas les garanties nécessaires sur des sujets aussi essentiels que l’OTAN, l’Europe de la défense, la laïcité et les valeurs universelles”, juge-t-elle, regrettant également qu’il ne se conclue pas “dans le respect des élus implantés”. Toutefois, elle affirme “qu’elle ne souhaite pas empêcher un accord électoral qui vise à combattre la régression écologique et sociale.”

La fédération de Paris du “Parti Socialiste” pour l’accord

C’est ce jeudi soir que l’accord, pour les législatives, conclu, ce mercredi, entre le Parti Socialiste et La France Insoumise, sera soumis à la validation du Conseil national du PS, lequel réunit des militants de toutes les fédérations. Sur Twitter, le premier secrétaire fédéral du Parti Socialiste, à Paris, David Assouline, également sénateur, s’est exprimé,au nom de sa fédération: “À Paris, partisans d’une coalition exigeante sur les valeurs mais sans exclusive, les Socialistes, répondant à l’aspiration profonde à l’unité, ne proposeront pas de défaire un accord de notre parti déjà engagé, malgré nos réserves, sur l’Europe et sur la place accordée à nos candidats.”

Martine Aubry appelle le “Parti Socialiste” à valider l’accord

Dans un communiqué, ce mercredi, Martine Aubry, la maire socialiste de Lille, a apporté son soutien à la ligne d’Olivier Faure et à l’accord d’alliance conclu, ce mercredi, avec La France Insoumise. Elle indique “partager les propositions de justice sociale” contenues dans le texte, ainsi que “les mesures en faveur d’une action résolue pour le climat et pour plus de démocratie”. Elle émet cependant “des réserves majeures concernant l’Europe”, qu’elle résume ainsi: “La désobéissance aux traités et directives n’est pas une option. Leur révision pour plus de justice sociale et écologique, en revanche, doit être notre objectif.”

Malgré tout, Martine Aubry met de côté ses réserves: “Comme tout accord pour s’opposer à la droite et l’extrême-droite, il implique que chacun fasse des pas vers l’autre. Depuis trop longtemps, à gauche, nous n’en avions plus l’habitude, décourageant beaucoup de celles et ceux qui plaçaient en nous leurs espoirs d’un avenir meilleur.” D’après elle, “les électeurs de gauche ont exprimé, lors du premier tour de l’élection présidentielle, une forte aspiration au rassemblement et à l’unité. Ce message, il faut l’entendre. C’est pourquoi, j’appelle les socialistes à valider cette proposition d’accord”

Des députés européens socialistes pour l’accord…

C’est ce mercredi, dans un communiqué commun, que trois députés européens socialistes, Sylvie Guillaume, Eric Andrieu et Nora Mebarek, se sont déclarés pour l’accord: “Nous, eurodéputés socialistes français, attachés à l’Union Européenne, pensons qu’est venu le temps du rassemblement de la gauche. Nous portons le même objectif: tendre vers une Europe plus juste et plus démocratique”.

Un positionnement plein de sens, alors que la question de l’Union Européenne a tant divisé le parti depuis l’ouverture des négociations avec La France Insoumise. Pourtant, les eurodéputés socialistes l’écrivent: “Nos collaborations au quotidien, au Parlement européen, démontrent que ces différentes composantes n’ont rien d’irréconciliable”.

Réaction mitigée des candidats pré-investis…

Pour les élections législatives, le Parti Socialiste avait déjà prévu des candidats pour de nombreuses circonscriptions. Pourtant, si l’accord avec La France Insoumise est validé par le Conseil national du PS, ce jeudi soir, de nombreux socialistes devront retirer leur candidature au profit de candidats de La France Insoumise et vice versa, dans un moindre nombre.

Sur le terrain, la nouvelle est accueillie de façon mitigée: Gildas Salaün, candidat socialiste de la circonscription de Nantes, se montre philosophe, interrogé par le journal Ouest France: “Quelle déception peut-il y avoir? Celle de ne pas être allé plus loin, c’est sûr. Maintenant, l’union est importante”. En revanche, à Brest, pour le socialiste Réza Salami, la pilule est plus difficile à avaler: invoquant éle mandat qui lui a été confié, depuis des mois, par les militants socialistes, il ne se voit pas renoncer”, toujours selon le journal Ouest France.

La fédération du Haut-Rhin  rejette l’accord…

L’accord passé entre socialistes et insoumis ne prévoit, dans le Haut-Rhin, qu’une seule circonscription pour un candidat socialiste, laquelle est considérée comme ingagnable. De quoi mécontenter les élus locaux, selon les informations du Monde.

Ce mercredi, la fédération du PS du Haut-Rhin a tenu une assemblée pour discuter de cet accord fraichement signé, qui doit être validé, ce jeudi soir, par le Conseil national du parti. Les militants ont critiqué l’absence de circonscriptions attribuées aux socialistes, mais aussi le parachutage, de fait, de candidats de La France Insoumise inconnus, ainsi que l’accord programmatique sur l’Union Européenne et l’international.

Dans les 70 circonscriptions du PS seulement deux à Paris…

Depuis ce mardi soir, l’accord passé avec La France Insoumise comprend 70 circonscriptions où des candidats socialistes pourraient être investis par l’alliance de la gauche. Ce mercredi, d’après le journal Libération, le Premier secrétaire du Parti Socialiste, Olivier Faure sera investi en Seine-et-Marne dans sa circonscription actuelle. Bastion historique du parti, la ville de Paris verra seulement deux candidats du Parti Socialiste se présenter.

Plusieurs maires socialistes défendent l’accord entre LFI et le PS

C’est dans un communiqué commun, publié ce mercredi, que des élus socialistes défendent l’alliance trouvée avec La France Insoumise: Mathieu Klein, maire socialiste de Nancy, Nathalie Appéré, maire de Rennes, ou encore Johanna Rolland, maire de Nantes. D’après eux, “cet accord répond à une aspiration profonde des femmes et des hommes de gauche de retrouver un chemin d’espoir”. “Nous réaffirmons aussi notre profond attachement au projet européen et aux engagements internationaux de la France”, ont-ils affirmé.

François Hollande “récuse l’accord” signé par le “Parti Socialiste”

La semaine dernière, François Hollande, l’ancien président socialiste de la République avait vivement critiqué l’ouverture des négociations entre son parti et La France Insoumise, estimant que celles-ci n’aboutiraient pas. Maintenant, un accord est conclu entre les deux formations politiques et il doit être validé par le Conseil national du Parti Socialiste, ce jeudi soir.

Pour autant, François Hollande ne lâche pas l’affaire: « Je récuse l’accord sur le fond et même sur les circonscriptions”, déclare-t-il au journal La Montagne. “Mais c’est une question qui doit être tranchée par le Conseil national du PS”, ajoute-t-il. Son entourage indique que l’ancien chef de l’Etat s’exprimera davantage “en début de semaine prochaine”. Annoncera-t-il une candidature dissidente aux législatives?

“Je ne trahirais pas mes convictions”

 Dans un communiqué, publié ce mercredi, Valérie Rabault, la présidente du Groupe socialiste à l’Assemblée nationale, s’est positionnée contre l’accord conclu entre le Parti socialiste et la France Insoumise pour les élections législatives: “Pour mon groupe, l’accord signé entre le Parti Socialiste et La France insoumise exclut quatre circonscriptions de députés et députées sortants de mon groupe. (…) Je ne trahirai pas mes collègues, comme je ne trahirai pas mes convictions. C’est pourquoi je ne peux soutenir cet accord”, a-t-elle affirmé.

Jean-Marc Ayrault: “Je vous dis mon désaccord avec regret”

L’accord conclu entre le Parti Socialiste et La France Insoumise, ce mercredi, a du mal à passer chez certains ténors du parti. “Je suis profondément déçu par le texte qui vient d’être rendu public. Je vous dis mon désaccord avec regret”, déclare Jean-Marc Ayrault, à l’AFP, ce mercredi. “C’est du rafistolage à un prix exorbitant pour le PS qui sera absent dans 500 circonscriptions sur 577”. Pour l’ancien Premier ministre de François Hollande, “il y a une forme de démission qui n’est pas défendable”, même s’il admet “qu’avec 1,7 % des voix à l’élection présidentielle, ça ne met pas le Parti Socialiste en situation confortable”.

Le président socialiste du Conseil régional de Bretagne pas d’accord…

D’après le journal Ouest-France, ce mercredi, Loïc Chesnais-Girard, président socialiste du conseil régional de Bretagne, aurait quant à lui “suspendu sa cotisation” au Parti socialiste depuis le 21 avril. Une manière de prendre ses distances avec les négociations entre le Parti Socialiste et La France Insoumise, même s’il refuse de s’exprimer tant que l’accord n’a pas été validé par le Conseil national du parti.

Bernard Cazeneuve quitte le “Parti Socialiste”

Déjà et depuis quelques jours, plusieurs figures historiques du Parti Socialiste ont exprimé leur hostilité à s’allier avec La France Insoumise. Après l’ancien président de la République, François Hollande, qui “récuse” l’accord, pour les élections législatives, l’ex-Premier ministre, Bernard Cazeneuve, a décidé de quitter son parti politique.

Dans le journal La Manche Libre, il explique “être en désaccord avec l’alliance passée avec le parti de Jean-Luc Mélenchon”, dénonçant “une formation politique, La France Insoumise, dont il a eu à subir la violence, l’outrance des positions, les insultes aussi quand il était au gouvernement”.

“Un programme conçu et imposé à ses marges extrêmes”

Dans un long texte publié sur Facebook, l’ancien Premier ministre socialiste Bernard Cazeneuve, dit son désaccord avec les négociations entre le Parti Socialiste et La France Insoumise: “Si la politique vit au rythme des élections, elle ne s’ennoblit que dans la fidélité à des convictions. Les premières se succèdent et les autres demeurent”, écrit-il. D’après lui, “en Europe, la gauche qui gagne est une gauche de gouvernement qui se confronte au réel. Elle peut le faire dans le contexte d’alliances larges, mais jamais sur le fondement d’un programme conçu et imposé à ses marges extrêmes”. Il énumère ses désaccords avec le parti de Jean-Luc Mélenchon, sur l’OTAN, la laïcité, la police, l’Europe ou encore le nucléaire.

Bernard Cazeneuve souhaiterait un rassemblement, au deuxième tour des élections législatives, “avec la gauche républicaine et les écologistes”. Mais, pour lui, “toute autre option signerait le reniement de nos convictions et l’oubli de nos réalisations, un manquement à notre histoire, un renoncement à l’avenir. Parce que je suis fidèle au socialisme républicain et que je le resterais. Je ne pourrais, en conscience et en responsabilité, demeurer dans le parti dont les dirigeants auront oublié ce qui le fonde et perdu leur boussole”.

Carole Delga (PS) dénonce la répartition des circonscriptions…

Ce mercredi, la présidente socialiste de la région Occitanie a déploré le faible nombre d’investitures accordées au PS dans sa région. Sur les 70 circonscriptions concédées, seulement six se trouvent en Occitanie. “Je n’avais pas imaginé qu’on en arriverait là. Zéro candidat sur 9 circonscriptions… dans un département où vous avez un président de métropole socialiste, un président de département socialiste et une présidente de région socialiste”, a-t-elle déclaré. “Moi, je suis pour une alliance de la gauche, mais à condition d’avoir une juste représentation”, a-t-elle affirmé.

 Stéphane Le Foll: vers un départ imminent?

Ce mercredi, alors qu’un accord s’est concrétisé entre La France Insoumise et le Parti Socialiste, pour les élections législatives, Stéphane Le Foll, le maire socialiste du mans et ancien ministre de l’Agriculture de François Hollande, a indiqué que” si le PS continue à être comme il est avec Olivier Faure, à se recroqueviller”, il quittera le parti. Ce serait le deuxième départ important à gauche après celui de l’ancien premier ministre, Bernard Cazeneuve, qui a claqué la porte du Parti Socialiste, ce mercredi.

Julien Dray parle de “capitulation politique”

Ce mercredi, l’ancien député et conseiller régional socialiste, Julien Dray, a fustigé, sur Twitter, l’accord signé par le Parti Socialiste, sous l’impulsion de son Premier secrétaire, Olivier Faure, avec La France Insoumise: “Olivier Faure vient de signer une capitulation politique en rase campagne qui renie sa propre histoire et ses propres engagements.”

“Militantes et militants socialistes l’heure de la désobéissance est un impératif”. Plus tard, il twitte à nouveau: “Quel est le problème? On peut très bien avoir une candidature autour de La France Insoumise et une candidature réformiste au premier tour… avec une règle claire et loyale de désistement automatique pour celle ou celui qui arrive en tête”.

“L’accord ne sera peut-être pas respecté”

Cet accord concédé par le Parti Socialiste, sera soumis, ce jeudi soir, au Conseil national du PS, qui décidera ou non, par un vote, de le valider. Mais ce mercredi, sur Public Sénat, le sénateur PS Hubert Bourgi a déjà annoncé son opposition à cette alliance. “Ce qui va se passer, dans l’Hérault, va se passer dans des dizaines de départements en France. L’accord ne sera peut-être respecté que dans un département sur deux », a-t-il affirmé.

Le maire de Paris Centre s’oppose à l’alliance…

Ce mercredi, l’accord entre La France Insoumise et le Parti Socialiste a enfin été conclu et il prévoit 70 circonscriptions pour les socialistes et plusieurs convergences programmatiques. Pour Ariel Weil, membre du Parti Socialiste et maire de Paris Centre, cette alliance n’aurait pas dû voir le jour. Ainsi, il refuse de participer à cette alliance de la gauche.

Un sénateur PS ne veut pas une « soumission » du parti

Depuis quelques jours, les réactions à l’accord entre La France Insoumise et le Parti Socialiste, pour les élections législatives, se multiplient. Rachid Temal, sénateur socialiste du Val-d’Oise et président délégué du groupe socialiste au Sénat, a dénoncé l’alliance avec les Insoumis. “L’union des gauches et des écologistes, oui, encore et toujours oui!”

“La soumission au programme de La France Insoumise, non”, a-t-il affirmé, sur Twitter. “Je voterai contre ce projet de soumission au Conseil national du PS”, a-t-il assuré. Cette alliance sera soumise, ce jeudi soir, au Conseil national du PS, qui décidera ou non, par un vote, de la valider.

507 circonscriptions sans candidat socialiste!

Selon Rachid Temal, sénateur socialiste du Val-d’Oise, un grand nombre de circonscriptions vont être désertées par les socialistes après l’accord avec La France Insoumise. “Ce qui est historique, après l’accord annoncé avec LFI, c’est le nombre de circonscriptions sans aucun candidat du parti socialiste: 507! J’ai une pensée émue pour les militants socialistes qui étaient désignés par le vote militant. Un autre chemin est possible…”, a-t-il affirmé.

Une élue socialiste pas certaine d’appliquer l’accord

Dans un entretien accordé à Lyon Mag, ce mercredi, la candidate socialiste, Cristina Martineau, à Villeurbanne (Rhône), a estimé “que sa candidature est inscrite dans une dynamique collective”. “Si ma candidature n’est pas retenue, c’est assez violent. Ça serait encore une femme sacrifiée sur l’autel de cet accord, dans le Rhône. Ça va poser des questions”, a-t-elle déploré.

Une maire communiste maintient sa candidature

Malgré l’accord conclu entre La France Insoumise et le Parti Communiste, Michèle Picard, la maire communiste de Vénissieux, a annoncé vouloir se présenter aux législatives dans la 14ème circonscription du Rhône. “La candidate déclarée depuis longtemps, la plus sûre pour battre le représentant de Macron et faire grandir l’opposition à son gouvernement est Michèle Picard. Elle a déjà battu le député de la majorité présidentielle aux élections municipales de Vénissieux et aux élections métropolitaines”, a indiqué la branche locale du parti.

“Lutte Ouvrière” fustige le “Nouveau Parti Anticapitaliste”…

Ce mercredi, dans un communiqué virulent, Lutte Ouvrière, le parti de Nathalie Arthaud répond à un courrier du Nouveau Parti Anticapitaliste, qui proposait une rencontre. Alors que le NPA a entamé des discussions avec La France Insoumise, pour les élections législatives, Lutte Ouvrière fustige cette attitude:

“Nous marchons, depuis toujours, sur des chemins séparés. Cela s’est vu clairement dans cette campagne présidentielle où vous vous êtes refusés à toute critique sérieuse de l’ancien ministre et sénateur socialiste Mélenchon, défenseur de l’industrie de défense française et du Rafale.”

“En ce qui nous concerne, nous restons sur notre ligne politique et, plutôt que de cautionner une opération de rafistolage du réformisme, nous annoncerons, dans les prochains jours, notre présence aux législatives dans toutes les circonscriptions de la métropole, ‘pour défendre le camp des travailleurs”.

Le “Rassemblement National” entrouvre la porte…

Ce mercredi, le président, par intérim, du Rassemblement National a affirmé, au journal Le Figaro, “être prêt à travailler avec les députés Reconquête! à l’Assemblée Nationale”. La semaine dernière, Jordan Bardella avait déjà indiqué qu’il soutiendrait “le candidat patriote” le mieux placé au second tour en fonction des circonscriptions.

“Reconquête!” survivra difficilement sans élu

Ce mercredi, dans le journal Le Figaro s’exprimait l’ancien directeur de campagne adjoint de Marine Le Pen, Jean-Philippe Tanguy: “L’absence de candidats Reconquête! pourrait même être préjudiciable au camp national parce qu’elle permettrait aux Républicains d’avoir un peu plus d’oxygène”.

“Sans nous, ils n’auront pas d’élus. Or, sans élu, un parti survit difficilement”, a indiqué un cadre du Rassemblement National auprès du journal Le Figaro. Le parti d’Éric Zemmour a annoncé qu’il présenterait 550 candidats, lors de ces élections législatives, regrettant de ne pas avoir scellé d’alliance avec Les Républicains ou le Rassemblement National.

Stanislas Rigault, chef de file de Génération Z, a refusé d’être investi par le RN aux législatives

Ce mercredi, sur CNews, s’exprimait le jeune porte-parole de Reconquête!, Stanislas Rigault, chef de file de Génération Z qui confiait s’être entretenu avec le président, par intérim, du Rassemblement National, Jordan Bardella. Celui-ci était prêt à lui proposer d’être candidat aux élections législatives, sous la bannière de son parti.

“Je lui ai répondu non, et je crois que Jordan Bardella le comprend parfaitement”, raconte Stanislas Rigault, arguant “un devoir de fidélité à Eric Zemmour”. Il avoue toutefois qu’il souhaiterait être candidat sous les couleurs de Reconquête!: “L’idée est de construire une force politique puissante pour les élections législatives, pour faire front, face aux deux grandes menaces: le bloc macroniste et le bloc mélenchoniste”.

“Reconquête!” investit le policier Bruno Attal…

Secrétaire général adjoint du syndicat France-Police, Bruno Attal est une figure médiatique de la police. Ce policier s’est fait remarquer par ses positions de défenseur acharné de sa profession, qu’il défend sur sa chaîne Youtube. Il vient d’être investi par le parti d’Eric Zemmour pour se présenter, aux élections législatives, dans la 14ème circonscription du Rhône, dans la métropole lyonnaise.

“Bravo à Bruno Attal, courageux policier, qui va affronter Taha Bouhafs, à Vénissieux. La seule opposition à l’islamo-gauchisme, c’est Reconquete!”, a twitté Eric Zemmour. En effet, le journaliste Taha Bouhafs, auteur de la vidéo à l’origine de l’affaire Benalla, actuellement en procès pour avoir qualifié la syndicaliste policière Linda Kebbab “d’arabe de service” en 2020, sera investi par la Nouvelle Union Populaire Ecologique et Sociale dans la même circonscription.

Nicolas Dupont-Aignan confirme sa candidature...

Dans une interview au journal Le Parisien, ce mercredi, l’ex-candidat à l’élection présidentielle, Nicolas Dupont-Aignan, annonce qu’il sera bien candidat à sa propre succession dans la 8ème circonscription de l’Essonne lors des élections législatives de juin prochain. “Je me représente parce que les gens me le demandent”,  a-t-il assuré.

Bernard Pace

LAISSER UN COMMENTAIRE

Tapez votre commentaire
Entrez votre nom ici

cinq × cinq =