Liewig Christian/ABACA

Emmanuel Macron en déplacement…

C’est dans les Hautes-Pyrénées que se rend, ce vendredi, le président de la République, Emmanuel Macron. Le déplacement est personnel puisque le chef de l’Etat souhaite fleurir la tombe de sa grand-mère mais il est aussi politique car il sera en campagne à Bigorre toute la journée, notamment sur le petit marché de Barbazan-Debat.

PS et LFI: « La carpe n’est pas le lapin”

En déplacement, ce vendredi, dans les Hautes-Pyrénées, Emmanuel Macron était interrogé sur les négociations actuelles entre son ancien parti, le Parti Socialiste, et le mouvement de Jean-Luc Mélenchon, La France Insoumise. Le président fraîchement réélu a émis quelques réserves sur leur capacité à s’entendre sur certains sujets: “La question,”est-ce que vous être pour ou contre l’Europe”, c’est une vraie question”, pointe-t-il, avant d’ajouter que “la carpe ce n’est pas le lapin”, sous-entendant que les partis ont leurs différences.

Aucune circonscription pour le parti d’Edouard Philippe

Ce vendredi et d’après Europe1, les relations ne sont pas au beau fixe entre Emmanuel Macron et son ancien Premier ministre. Alors qu’Edouard Philippe et son mouvement Horizons attendent toujours de savoir quel rôle ils vont jouer dans les élections législatives, aux côtés de la majorité présidentielle, un proche d’Emmanuel Macron se serait entendu dire par ce dernier: « Aucune circonscription pour Horizons, ce sont des cons!” Et le chef d’Etat d’ajouter, à propos d’Edouard Philippe: “Il me doit tout et il pense qu’on est égaux? Il a fumé les vapeurs du port du Havre?” Vous avez dit “ambiance”…

Plusieurs ministres candidats pour les législatives

La campagne des législatives est bien ouverte… Après les candidatures de Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Education nationale, dans le Loiret, celle de Bruno Le Maire, ministre de l’Economie, dans l’Eure, celle d’Olivier Véran, ministre des solidarités et de la Santé, dans l’Isère,  celle du ministre de la Justice, Eric Dupond-Moretti, dans le Nord, celle de Barbara Pompili, ministre de la transition écologique, dans la Somme, d’autres ministres se lancent dans les élections législatives pour représenter La République en Marche.

Selon France Inter, sont aussi candidats: Elisabeth Borne, ministre du Travail, dans le Calvados, Jean-Baptiste Djebbari, ministre des Transports, dans la Haute-Vienne, Emmanuelle Wargon, ministre déléguée au Logement, dans le Val-de-Marne, Clément Beaune, secrétaire d’Etat chargé des Affaires européennes, à Paris, Amélie de Montchalin, ministre de la Transformation et de la Fonction publiques,      dans l’Essonne, Franck Riester, ministre délégué chargé du Commerce, en Seine-et-Marne et même Gabriel Attal, le porte-parole du gouvernement, dans les Hauts-de-Seine. Au total, c’est 24 ministres et secrétaires d’Etat qui se présenteront aux élections législatives, le 12 juin prochain, partout en France.

Et  Gérald Darmanin peut-être candidat?

D’après le journal La Voix du Nord, et en prévision des élections législatives, La République en Marche (LREM) aurait commandé un sondage pour tester les chances du ministre de l’Intérieur, dans la 9ème ou la 10ème circonscription du Nord. Gérald Darmanin, ancien maire de Tourcoing pourrait l’emporter face à la députée actuelle de la 9ème circonscription, Valérie Petit.

“Une histoire politique… sombrer dans une compromission”

Ce vendredi, sur Twitter, Clément Beaune, l’actuel secrétaire d’Etat chargé des Affaires européennes, anciennement membre du Parti Socialiste, déclare apporter son soutien à Carole Delga et à Michaël Delafosse, qui ont tous deux exprimé leur désaccord avec les négociations du PS, en vue des législatives. Dans son tweet, il remercie les deux élus, et il écrit: “J’ai rejoint le Parti Socialiste en 2002, je n’y suis pas resté, mais je ne peux me résoudre à voir une histoire politique aussi forte sombrer dans une compromission aussi médiocre.”

“Beaucoup de députés LR qui se posent plein de questions”

Ce vendredi, sur LCI, Eric Woerth, député et ancien Républicain, qui a rejoint la majorité présidentielle au début de l’année, a déclaré recevoir de nombreux coups de fil de membre des Républicains (LR) qui hésitent à rallier Emmanuel Macron: “Il y a beaucoup de députés LR qui se posent plein de questions et c’est logique”, déclare-t-il.

“Ce qui m’a fait soutenir Emmanuel Macron, dès le mois de février, c’est que je considérais que les raisons pour lesquelles j’étais adhérent de LR, et, avant, de l’UMP et du RPR, se retrouvaient plus, en réalité, dans ce que disait Emmanuel Macron que dans ce que faisait “Les Républicains”,” poursuit-il. Et il ajoute que “les députés PS vont bientôt sûrement se poser beaucoup de questions également”.

Renaud Muselier critique la stratégie des Républicains

En conférence de presse, ce vendredi, Renaud Muselier, ex-Les Républicains et président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, a déclarer que “l’on ne peut pas gagner si l’on ne se marie pas”. Sans doute une allusion à la stratégie du parti Les Républicains de ne pas chercher d’accord, avec la majorité présidentielle, en vue des élections législatives. Et il lâche: “Quand on voit la stratégie des “Républicains”, le soir du deuxième tour, de dire “on continue tout seuls là-dedans”, j’ai l’impression de voir la secte du Temple Solaire où ils vont tous mourir.”

Une majorité de sympathisants de gauche pour une alliance…

D’après l’enquête Odoxa Backbone-Consulting, pour le journal Le Figaro, publiée ce vendredi, une coalition aux prochaines élections législatives est majoritairement souhaitée par 86% des sympathisants de gauche interrogés. Et 70% d’entre eux souhaitent un accord avec La France insoumise. Selon le directeur d’Odoxa, Gaël Sliman, “la gauche gouvernementale a eu, par le passé, l’habitude de s’associer avec des partis que l’on pourrait considérer comme d’extrême-gauche. Pensons ainsi à l’Union de la gauche de François Mitterrand”.

Plus d’un tiers des Français souhaite voir la gauche unie

Ce vendredi et dans un sondage Ifop pour Sud Radio, les personnes sondées ont été interrogées sur leur souhait de victoire aux législatives. Résultat: 35% indiquent vouloir voir l’alliance en cours de fabrication entre La France Insoumise, Europe-Ecologie-Les-Verts, le Parti Socialiste et le parti Communiste, remporter le scrutin. Deuxième tendance: 29% des personnes sondées souhaitent une victoire du Rassemblement National et de Reconquête!, lesquels ne sont pour l’instant pas alliés. Enfin, 26% voudraient une majorité présidentielle et 10%, seulement, une victoire des Républicains et de leurs alliés.

“Construire un nouveau bloc écologique et social”

C’est dans un entretien au journal Libération, publié ce jeudi soir, que Jean-Luc Mélenchon, pour La France Insoumise, a dit ses espoirs concernant la coalition des gauches en discussion: “C’est historique, nous sommes en train de construire un nouveau bloc écologique et social. Tout est en train de bouger. Le Parti Socialiste est prêt à rompre avec la ligne néolibérale, ce n’est pas rien.”

“Pour une fois, ils savent ce qu’ils veulent, ils sont sur un chemin sans chercher les points d’équilibres en interne.” Sur les accusations d’hégémonie qui lui sont souvent faites, il réagit: “Vous pensez que je souhaite absorber les écologistes qui n’arrivent pas à se mettre d’accord entre eux? Pour quoi faire? Je ne veux humilier personne. Je veux que tout le monde reste comme il est et nous, les insoumis, comme nous sommes, en nous mettant d’accord sur une ligne de rupture.”

Le gendre de Mélenchon parachuté” dans le Rhône…

Le maire socialiste de la commune de Villeurbanne, dans le Rhône, Cédric Van Styvendael réagit vivement, ce jeudi, dans le média Lyon Capitale. A la mairie, sa majorité est composée d’une alliance de partis de gauche, dont La France Insoumise. Et il dénoncait la probable candidature de Gabriel Amard, le gendre de Jean-Luc Mélenchon, pour les élections législatives, au nom de La France Insoumise, dans la 6ème circonscription du Rhône. “Parachuter un candidat, à Villeurbanne, alors que l’accord avec La France Insoumise existe depuis les élections municipales, il y a deux ans, et que ça marche, c’est une erreur”, juge Cédric Van Styvendael, qui préférerait voir un local se présenter.

“Chaque force aura un groupe parlementaire”

Sur Europe1, ce vendredi, Alexis Corbière, député de La France Insoumise, s’est exprimait, à propos de la déclaration des socialistes publiée ce vendredi: « Le PS a répondu aux points qui, pour nous, étaient importants pour lancer une discussion politique. Le PS nous dit OK pour la retraite à 60 ans, l’augmentation du Smic, c’est formidable pour les gens.”

Interrogé sur l’organisation de la future coalition des gauches, si elle aboutit, il affirme que “chaque force aura un groupe parlementaire” et il précise, aussi: “Nous voulons créer une architecture nouvelle, avec un intergroupe, un nouveau cadre politique où l’on pourra avoir des débats, mais pas de rapports de force brutaux.”

“Certains prennent leur distance avec François Hollande”

Toujours sur Europe1, ce vendredi, Alexis Corbière, porte-parole de La France Insoumise, se félicite des tractations avec le Parti Socialiste. “Les gens du PS avec qui nous travaillons sont des gens sérieux et certains prennent leurs distances avec François Hollande”, précise le député de Seine-Saint-Denis. Hier François Hollande s’est opposé à une conclusion de l’accord dans ses termes actuels.

“C’est un nouveau “Parti Socialiste” post-Hollande”

Après la déclaration de ce vendredi matin, du Parti Socialiste, qui annonce souscrire à une bonne partie des demandes de La France Insoumise, en vue d’un accord aux législatives,c’est à la députée de La France Insoumise, Manon Aubry, de réagir, sur Twitter: “Dans sa déclaration, le PS se déclare, notamment, contre les lois El-Khomri, pour la retraite à 60 ans et même… pour la désobéissance à certaines règles européennes. C’est un nouveau Parti Socialiste post-Hollande. Un préalable de franchi. Nous poursuivons le travail aujourd’hui.”

“Arracher une majorité alternative à Emmanuel Macron”

Sur France2, ce vendredi, Julien Bayou, secrétaire général d’Europe-Ecologie-Les-Verts a expliqué que “la plate-forme commune doit porter sur l’essentiel: les salaires, les pensions, le climat et l’autonomie de la jeunesse” et il a ajouté que “la politique étrangère relève plutôt du président de la République”. Le secrétaire général d’EELV précise que la principale ambition du parti est “d’avoir un groupe parlementaire à l’Assemblée nationale” mais, dans l’idéal, les écologistes “rêvent d’arracher une majorité alternative” à Emmanuel Macron.

Un accord imminent pour “Europe-Ecologie-Les-Verts”…

La secrétaire nationale adjointe d’Europe-Ecologie-les-Verts, Sandra Regol, a fait savoir au journal Le Monde que son parti avait envoyé un courrier à La France Insoumise, ce jeudi, “pour reprendre les discussions” en vue d’un accord aux législatives. Selon elle, “il demeure encore quelques points d’achoppement, comme la dénomination du label, qui doit refléter la diversité des partis qui participent aux négociations”. En revanche, les deux partis s’entendent “sur la proposition de la plate-forme programmatique. Il restera, enfin, à faire le point sur l’attribution des circonscriptions.”

L’ancienne ministre de l’Ecologie, Delphine Batho, candidate…

Ce vendredi, et sans attendre l’issue des négociations à gauche, Delphine Batho, ancienne ministre de l’Ecologie, a officialisé sa candidature aux élections législatives pour la deuxième circonscription des Deux-Sèvres. Alors qu’elle brigue son quatrième mandat, la députée a “toujours défendu les Deux-Sèvres, avec esprit d’indépendance et un travail parlementaire utile et reconnu à l’Assemblée nationale”.

Que dit vraiment la déclaration du Parti socialiste?

La direction du Parti Socialiste a fait publier un texte, ce vendredi, qui ne vaut pas comme une souscription totale et définitive aux demandes de La France Insoumise. Les socialistes définissent ainsi le but de cette première déclaration: “L’Union Populaire a mis 12 marqueurs en discussion, en vue de parvenir à un accord.”

“Nous faisons le choix d’apporter nos réponses à ces marqueurs, en partant de notre projet, et en ajoutant de nombreuses propositions que nous souhaitons y inclure, dans la fidélité à nos fondamentaux et à nos priorités, en valorisant nos convergences et sans cacher les différences.”

Dans ce texte, les socialistes se disent favorables à un certain nombre de mesures comme l’augmentation du Smic à 1.400€ ou encore le blocage des prix des biens de premières nécessité. Le texte clarifie leur position sur l’Europe: “Nous refusons de mettre en danger la construction européenne ou de laisser s’installer une fracture entre la France et l’Union Européenne”, sanctionne-t-il. Toutefois, constatant que “de nombreuses règles européennes sont en décalage avec les impératifs de l’urgence écologique et sociale”, les socialistes admettent que la “mise en oeuvre du programme que nous construisons conduira nécessairement à ne pas respecter certaines règles”. Ils ajoutent que “nous ne serons ni les premiers ni les derniers à le faire, en France comme en Europe.”

Le PS suspend ses négociations et demande des garanties…

Dans un message interne qu’a pu consulter l’AFP, la direction du Parti Socialiste a écrit, à la mi-journée, que “sa délégation venait de suspendre les négociations avec La France Insoumise”. Le parti demande, avant de reprendre toute négociation, que La France Insoumise donne la garantie qu’elle renonce à toute volonté d’hégémonie sur la coalition en construction:

“Nous souhaitons parvenir à un accord de toute la gauche et des écologistes” affirme la direction, dans le message, “mais, pour y parvenir cela suppose une vraie logique partagée. Il faut rompre avec toute logique hégémonique et accepter la pluralité. A ce stade, nous n’en avons pas la garantie.”

Plusieurs membre du Parti Socialiste ont vivement critiqué les discussions en cours avec La France Insoumise, ces derniers jours (voir ci-dessous), craignant de voir une disparition du PS et des compromissions de valeurs. Cette demande de garantie est-elle une manière de tenter d’apaiser les choses au sein du parti? Evidemment, affaire à suivre…

Les socialistes toujours divisés sur l’accord avec LFI

 Le Parti Socialiste continue de se fracturer, alors qu’un accord  semble proche avec La France insoumise. Ce vendredi, sur CNews, l’ancien député socialiste Julien Dray regrettait que sa famille politique se soit rangée derrière le programme de Jean-Luc Mélenchon. “”Le Parti Socialiste” va devenir une sorte de petit PRG, un tout petit parti. Et pour ça Jean-Luc Mélenchon est d’une habilité totale. Il va avoir plein de petits partis et puis un jour il sera bien avec les Verts, un jour il sera bien avec les socialistes”, a-t-il estimé.

Soumettre l’accord à la convention nationale du PS

Ce vendredi, dans le journal Le Monde, c’est l’ancien député socialiste Patrick Menucci, qui réagi en affirmant que “le premier secrétaire du Parti Socialiste doit respecter les statuts du PS”. Il est opposé à un accord entre son parti et La France Insoumise et il rappelle que si les négociations aboutissent, “avant de signer quoi que ce soit avec un parti tiers, le Premier secrétaire doit soumettre la conclusion d’un accord national avec La France Insoumise à la convention nationale du PS, composée de toutes les fédérations, selon l’article 5.1.1. des statuts”. La route semble encore longue pour les socialistes partisans d’une coalition.

Carole Delga en croisade contre un accord avec LFI

Alors que le Parti Socialiste a publié, ce vendredi, un texte optimiste quant à un accord avec La France Insoumise aux législatives, c’est Carole Delga, la présidente socialiste de la région Occitane qui réagit. Le rapprochement entre les deux partis (PS et LFI) avait été acté lors d’un vote au Conseil national du PS, le 20 avril dernier. Pour autant, cette ligne ne passe pas chez une partie des socialistes.

Et Carole Delga fait partie du camp minoritaire qui considère que les divergences avec La France Insoumise sont trop grandes et elle ne se prive pas de le dire. Ce vendredi, sur Twitter, elle exprime ses réticences en citant une figure d’autorité du socialisme, Pierre Mendès-France: “La morale, en politique, interdit que stratégie et convictions divergent, fut-ce pour des motifs d’opportunité transitoire. C’est ce que j’appelle la vérité.”

Ce jeudi, la présidente de la région Occitanie donnait une conférence de presse, dans le Tarn, pour présenter les candidats socialistes aux législatives dans le département, alors même que les négociations en cours avec La France Insoumise n’ont pas encore départagé les circonscriptions entre les partis.

Carole Delga ne veut pas être Première ministre…

Sur France Bleu, ce jeudi, la présidente de la région Occitanie, Carole Delga a balayé les rumeurs qui la voient remplacer Jean Castex. “Je n’ai candidaté à rien, et je ne serai pas une Première ministre d’un programme libéral comme celui d’Emmanuel Macron qui est injuste, en particulier pour les plus faibles”, a-t-elle affirmé. “Je n’ai eu aucun contact avec l’Élysée, mais je sais que mon nom a été proposé par plusieurs personnes qui soutiennent Emmanuel Macron. Mais je n’ai candidaté à rien et je le redis: je ne suis pas à vendre”, a-t-elle lâché.

Le maire de Montpellier fustige les négociations entre le PS et LFI

Ce vendredi, alors que le Parti Socialiste annonce souscrire aux principales propositions de La France Insoumise, en vue d’un accord pour les législatives, le socialiste Michaël Delafosse, maire de Montpellier, se joint aux protestations, au sein de son parti: “L’engagement politique commande désintéressement, cohérence et sincérité. Le rassemblement est nécessaire, il doit se fonder sur la clarté et la crédibilité des engagements. La gauche républicaine, sociale et écologique ne peut tourner le dos à l’Europe par “la désobéissance””, écrit-il dans un tweet. Une allusion au pas consenti par les socialistes vers la « désobéissance européenne » voulue par La France Insoumise.

L’ancienne ministre socialiste Marie-Arlette Carlotti, aussi…

Depuis cette fin de semaine, les réactions dissidentes continuent de pleuvoir au sein du Parti Socialiste, alors qu’un accord semble se profiler avec La France Insoumise. C’est au tour de la sénatrice socialiste des Bouches-du-Rhône, Marie-Arlette Carlotti, de s’exprimer sur Twitter. “Le PS n’appartient à personne et personne ne peut nous intimer l’ordre de partir. Nous restons et nous allons le reconstruire contre la volonté de quelques cadres de la direction”.

La sénatrice socialiste de l’Oise met en garde son parti

Sur RFI, ce vendredi, la sénatrice socialiste de l’Oise, Laurence Rossignol émet quelques interrogations concernant les négociations en cours entre le Parti Socialiste et La France Insoumise, en vue des élections législatives. Selon elle, “LFI n’est pas au centre de la gauche, mais elle est en position dominante”. Elle invite donc son parti à “se garder de tout abus de position dominante”. Du reste, elle invite “un accord avec toutes les formations de gauche, y compris le PCF et les Verts”. Pour elle, “la différence entre ralliement et coalition est le rapport entre tous les partenaires. Fabien Roussel a notamment fait connaître des conditions. Comment s’appelleraient les candidats, comment vont être les professions de foi?”

L’absence de consultation des militants socialistes

Depuis la publication, ce vendredi, par la direction du Parti Socialiste, d’un texte souscrivant à une partie des demandes des de La France Insoumise, en vue d’une alliance pour les élections législatives, les critiques pleuvent de la part des élus socialistes. Rachid Temal, le sénateur du Val-d’Oise et porte-parole du Parti socialiste, fait partie de ceux qui ont réagi: “Heureusement que les médias sont là pour informer les militantes et militants du Parti socialiste”, déplore-t-il sur Twitter .

Pour Rachid Temal, « aucune instance du Parti Socialiste n’ayant adopté le texte, adressé par l’actuelle direction à La France Insoumise, je ne suis ni engagé ni tenu par cette démarche. Le débat et la démocratie internes sont notre ADN, seul le vote permet d’adopter des positions politiques ou alliances”.

Fabien Roussel appelle à “conclure” pour un accord

En cette fin de semaine, les négociations patinant entre La France Insoumise et le Parti Communiste, Fabien Roussel a publié, ce jeudi, un communiqué de presse: “Nous avons des différences, mais n’en faisons pas un obstacle. Faisons-les plutôt vivre comme une richesse. Le temps presse et il nous faut donc conclure afin de remobiliser le peuple de gauche”, a-t-il indiqué.

Philippe Poutou remet en cause la présence du PS…

Dans un communiqué diffusé ce jeudi,, le porte-parole du Nouveau Parti Anticapitaliste, Philippe Poutou, a indiqué être partant “pour défendre la base programmatique” d’une alliance. En revanche, la présence du Parti Socialiste, dans les discussions, semble contrarier l’ex-candidat à la présidentielle. “Nous ne croyons pas que le PS, qui a été le principal agent du social-libéralisme, depuis 40 ans ,dans ce pays, puisse devenir, du jour au lendemain, une force de rupture avec les politiques libérales et antisociales”, a affirmé Philippe Poutou.

Bernard Pace

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