Suite à la publication de l’article « En Irak, les investisseurs étrangers boudent un pays en crise », nous avons reçu un droit de réponse de Sirwan Barzani.

« Monsieur le directeur de la publication,

Le 16 avril 2021, vous avez publié un article intitulé « En Irak, les investisseurs étrangers boudent un pays en crise », sous la plume de M. Alexandre Bodkine.

Vous y relatez un conflit entre plusieurs opérateurs de télécommunication dont l’opérateur historique d’Irak, Korek Telecom.

Certains termes que vous employez dans cet article sont des allégations très graves à mon encontre et à l’encontre de ma famille. A plusieurs reprises, vous insinuez que ma notoriété, celle de ma famille ainsi que les responsabilités que j’exerce au sein de Korek Telecom ont profité à des opérations illégales et de corruption dont l’objet serait Korek Telecom.

Vous ne publiez aucun élément probant au soutien vos accusations et aucune personne de votre rédaction n’a jamais essayé de m’interroger pour vérifier la véracité des allégations.

C’est pourquoi je vous adresse ce droit de réponse pour rétablir certains faits :

Au paragraphe 3 de votre article, vous affirmez que Orange et Agility ont perdu leur participation au profit de leurs anciens propriétaires parmi eux (…) :

« la famille Barzani, l’une des plus puissantes du Kurdistan irakien, connue pour son emprise tentaculaire sur les milieux politiques et économiques »

C’est faux et vous nous prêtez un pouvoir, à ma famille et à moi, que nous n’avons pas. Nous avons combattu pour l’indépendance de notre pays et avons défait DAECH dans notre région où j’ai moi-même combattu en première ligne. Ce n’est pas, pour ensuite, exercer des pressions et spolier les biens de qui que ce soit. Vous poursuivez, cependant, votre article en affirmant que des « soupçons de corruption » entachent la décision du tribunal international arbitral qui n’a pas reconnu les demandes d’une entreprise française et pour cause puisque la procédure dans laquelle cette entreprise est partie n’a pas commencée. C’est une juridiction issue du Centre International pour le Règlement des Différends relatifs aux Investissements (CIRDI), qui est l’une des cinq institutions formant le groupe de la Banque Mondiale qui devra juger d’éventuels manquements. Vous insinuez cependant plus loin,

Au paragraphe 6:

que « les liens troubles entretenus par les propriétaires de Korek, dont Sirwan Barzani, des hommes d’affaires libanais et des membres de la CMC » auraient influencé la décision arbitrale. C’est faux, il n’y a pas de « liens troubles » ou autre entre qui que ce soit.

Vous faites référence à un autre article de presse qui a fait l’objet d’un long droit de réponse auquel vous auriez dû vous référer.

A ce jour, aucune des actions que vous évoquez n’a permis de caractériser un quelconque manquement de Korek ou de ses dirigeants dans leurs engagements à l’égard de qui que ce soit.

Korek et ses dirigeants déplorent ce type de campagne de dénigrement et ils ne manqueront pas de contester et de faire valoir leurs droits devant les juridictions compétentes, notamment en France. »

Sirwan Barzani

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