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Une paix mondiale nécessaire pour faire du business !

Entreprendre - Une paix mondiale nécessaire pour faire du business !

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La chronique économique hebdomadaire de Bernard CHAUSSEGROS

Il est intéressant de remarquer que Vladimir Poutine poursuit sa campagne de désinformation ! Il a accordé une interview à une agence de presse chinoise pour dire que son pays était prêt engager un dialogue et des pourparlers pour résoudre le conflit en Ukraine. C’est la marque d’une hypocrisie dont nous avons malheureusement l’habitude de sa part. D’abord parce c’est tout de même sur son ordre que l’armée russe a envahi l’Ukraine il y a deux ans, ensuite parce que sa volonté est de faire entériner ses nouvelles conquêtes territoriales sur le front Est du conflit !

Le président russe se félicite donc que le « plan » présenté par la Chine comprenne les causes profondes et géopolitiques de la crise et propose des mesures réalistes et constructives permettant de dépasser « la mentalité de guerre froide ». Ce plan, on ne s’en étonnera pas, a été accueilli avec scepticisme par l’Occident et par l’Ukraine. Il ne trompe personne !

Résistons, chacun à notre niveau, chacun à notre place, chacun avec nos pouvoirs, petits ou grands, aux prophètes qui réclament la guerre ! Rappelons que, dans l’Antiquité, et jusqu’au IIe siècle avant notre ère, les Pythies de Delphes, au cours de transes hallucinatoires, rendaient des oracles qui portaient notamment sur des faits de guerre ! Aujourd’hui, quelques dirigeants de grandes puissances jouent parfois ce rôle et leurs propos, certains en tous cas, font irrémédiablement penser à des prophéties hallucinatoires. Il serait opportun de les faire taire et de revenir à l’idée qu’une paix mondiale et durable est possible. Il s’agit, n’en doutons pas, d’une nécessité absolue ! Outre qu’ils ne sont pas des mages modernes, les dirigeants politiques, qu’ils hurlent ou non à la guerre, sont, ainsi que le pensent nos concitoyens, « payés pour ça », c’est-à-dire préserver le bien-être de leurs compatriotes. Ils devraient donc y parvenir, ou alors cela sous-entendrait qu’ils ne servent à rien !

Ainsi que je le faisais remarquer dans ma dernière chronique, ces dernières années, les Français, assez naïvement, s’étaient imaginé que, par une sorte de chance, ils avaient l’insigne honneur de vivre dans un monde pacifié ! L’Europe était, à leurs yeux et depuis des décennies, une oasis de paix ! Constatant que depuis la seconde guerre mondiale, la quasi-totalité de l’Europe n’avait plus été en conflit avec personne, ils en déduisaient avoir trouvé une potion magique empêchant les conflits. Mais c’était une vision un peu trop optimiste, et un constat un peu rapide, puisque leur histoire n’avait pas été aussi tranquille qu’ils le pensaient, et surtout, que leur apparente supériorité pouvait disparaître du jour au lendemain, dans un monde où les conflits armés semblaient les intéresser de plus en plus. Le constat qui s’imposaient désormais à eux, était plus globalement fort différent.

La France s’était embourbée juste après la victoire du monde libre en 1945, dans la guerre d’Indochine, puis dans la guerre d’Algérie qui s’est achevée en 1962. Depuis lors, elle a toujours été sur le pied de guerre, mais en dehors de son territoire national. Et c’est le plus souvent en participant à des opérations de maintien de la Paix sous mandat de l’ONU que nos soldats sont intervenus, au Liban, au Kosovo, au Rwanda ou en Afrique subsaharienne.

Des relents d’égout aux parfums de guerre

Vladimir Poutine, s’est aussi exprimé lors de la parade militaire organisée sur la Place rouge dans le cadre des festivités du « Jour de la Victoire » [sur l’Allemagne nazie]. Référence qui prend tout son sel dans la bouche de quelqu’un qui a envahi l’Ukraine au prétexte qu’il fallait renverser le régime nazi de Kiev !

Alors que cela fait deux ans que son armée écrase les villes et les villages d’Ukraine, qu’elle mine une grande partie des forêts et des terres cultivables, qu’elle a fait sauter un barrage sur le Dniepr il y a 7 mois, qu’elle a tué, torturé ou violé de nombreux civils dans les zones occupées, le président russe a notamment déclaré lors de son discours que la Russie ferait tout pour éviter un conflit mondial, mais qu’elle ne permettrait à personne de la menacer. On se pince, vulgairement parlant, quand on entend de tels propos alors qu’il est lui-même une menace pour l’ensemble de l’Humanité.

Il n’est pas le seul, loin s’en faut. Et on ne peut que se répéter en rappelant l’attaque terroriste du Hamas qui a tué ou pris en otage plus de 1.500 personnes, pour la plupart des civils, le 7 octobre 2023, et en s’inquiétant de la réponse apparemment surdimensionnée de l’armée israélienne sur Gaza qui a déjà fait plus de 35.000 victimes, civiles aussi pour l’essentiel.

On pourrait dire, en résumé, que deux philosophies s’affrontent ! Le monde serait-il partagé entre ceux qui prônent la paix à tout prix, pour des objectifs qui ne sont pas forcément humanistes, et ceux que l’esprit guerrier anime jusqu’à en faire leur « ADN » ! Il en est de la violence, comme du bagage culturel. L’éducation que reçoit chaque individu, la morale qu’il reçoit de ses parents et de ses maîtres, la morale qu’il apprend, la loi qu’on lui impose et qu’il s’impose à lui-même contient sa part de violence. Son histoire, comme l’a été l’Histoire des peuples européens, s’est progressivement construite dans un contexte de violence, depuis les temps sombres du Moyen-Âge jusqu’au paroxysme des deux guerres mondiales du XXe siècle. Les Européens ont-ils compris l’inanité de cette violence et décidé de s’en extraire ? C’est possible même si notre civilisation pacifiée, avec son État de droit n’échappe pas totalement à la noirceur humaine.

Selon Vladimir Poutine, les forces nucléaires russes seraient en « alerte » permanente, qu’elles sont en ordre de bataille ! Tout en se voulant « rassurant », il a rajouté qu’il ne permettrait pas qu’on le menace, que la Russie traversait une période difficile, mais que l’avenir de la patrie était entre les mains de ses soldats. On peut s’inquiéter quand on entend le maître du Kremlin dire que les soldats de « l’opération militaire spéciale » se battent en Ukraine pour la « mère patrie » dans un contexte de « guerre sainte » contre un Occident « arrogant » ! Selon ses dires, l’occident ignorerait le rôle joué par l’Union soviétique pendant la Seconde Guerre mondiale et qu’il a oublié les leçons des invasions ratées de Napoléon et Adolf Hitler, nouvelle preuve à l’entendre, que la Russie ne peut pas être défaite sur le champ de bataille. Ces propos ont d’ailleurs été repris par son représentant en France, Alexander Makogonov, porte-parole de l’ambassade de Russie en France ! On peut remarquer à quel point notre pays démocratique et tolérant laisse ainsi s’exprimer quelqu’un qui ne cesse de mentir à longueur d’entretiens diffusés 24/24 par certaines chaînes de télévision informatives.

Les tensions avec les pays occidentaux ont grimpé d’un cran ces dernières semaines alors que l’armée russe a repris une lente et coûteuse progression dans l’est de l’Ukraine, que les États-Unis ont accepté de fournir à Kiev des missiles à plus longue portée, que le Royaume-Uni a validé le principe de frappes sur le territoire russe et que le président Emmanuel Macron n’a pas exclu l’envoi de soldats français en Ukraine. Par voie de conséquence, aucun dirigeant occidental n’a été convier pour assister cette année à la « parade de la Victoire ». En revanche, on a pu reconnaître les dirigeants de Biélorussie, du Kazakhstan, du Kirghizistan, du Tadjikistan, du Turkménistan, de l’Ouzbékistan, de Cuba, du Laos et de Guinée-Bissau dans les gradins de la place Rouge à Moscou.

À plusieurs reprises, le président français, Emmanuel Macron, a évoqué la possibilité d’envoyer des troupes européennes sur le théâtre d’opérations, dans le cas où l’armée russe devait « percer des lignes de front ». C’est bien ce qui semble se dérouler actuellement sur la partie « est ».

Ces derniers jours, les forces armées russes ont ouvert une nouvelle brèche dans la région de Belgorod, mettant ainsi les Ukrainiens face à des dilemmes tactiques. Si les russes continuent de mettre la pression sur le front est actuel, et disent avoir pris possession de plusieurs villages en se rapprochant de Kharkiv, les Ukrainiens continuent de leur côté à frapper en profondeur sur territoire Russe, en particulier contre des cibles stratégiques.

Allons-nous, comme je le faisais remarquer il y a peu, vers une extension du conflit et l’entrée en guerre déclarée de l’Europe contre la Russie, avec le risque de l’opposition entre plusieurs puissances nucléaires ? C’est une hypothèse plausible, avec tous les risques que cela comporte ! Nombreux sont ceux qui espèrent cette issue en misant sur la guerre pour solutionner l’ensemble des problèmes qui frappent le monde occidental. Il y a toutefois d’autres solutions qui peuvent prendre un aspect prioritaire dans l’esprit des dirigeants et de ceux qui président aux destins du monde. Les affaires, au sens mercantile du terme !

Un avenir fondé sur une révolution de la politique économique

Emmanuel Macron a récemment accordé un long entretien à un hebdomadaire britannique, entretien dans lequel il revient sur les questions de sécurité internationale et de défense. Même s’il ne cache pas sa position de va-t’en guerre et persiste sur la possibilité d’envoyer des troupes en Ukraine, il envisage d’autres solutions. « Nous avons, dit-il, face à nous quelqu’un qui n’exclut rien ». Il estime que les européens ont « sans doute été trop hésitants en formulant les limites de [leur] action à quelqu’un qui n’en a plus et qui est l’agresseur ». Et il en conclue qu’il ne faut rien exclure parce que l’objectif est que la Russie ne puisse jamais gagner en Ukraine.

Sa position demeure ferme : « Si les Russes devaient aller percer les lignes de front, s’il y avait une demande ukrainienne […], on devrait légitimement se poser la question » car « l’écarter a priori, c’est ne pas tirer les enseignements des deux dernières années ». Même si les pays membres de l’Otan ont précédemment exclu l’envoi à l’Ukraine de chars et d’avions avant de finalement changer d’avis, l’Europe aurait tort en termes de crédibilité, de dissuasion vis-à-vis des Russes, d’écarter cette solution.

Il semble évident qu’il faut désormais que les nations du monde libre décident de promouvoir davantage la coopération européenne dans les questions de sécurité internationale, dans le but de se préparer à se protéger. L’opposition que j’évoquais entre les nations qui ont été séduites par une philosophie humaniste vont de retrouver encore et encore, confrontées à des peuples qui ne sont pas encore sortis de leur moyen-âge. La paix est nécessaire pour faciliter le seul enjeu utile à la prospérité, le business ! Le seul enjeu qui en vaille la peine, c’est de faire des affaires, créer de la valeur ajoutée, produire et vendre. Il faut en finir avec l’idées dépassée qu’un pays détruit et ruiné, créera de la valeur pour se sortir des drames qu’il a connus pendant une guerre.

Mais de leur côté, les peuples qui ont fondé ou continuent de fonder leur présent et leur avenir dans un passé rétrograde, sectaire et d’une violence souvent religieuse, vont manipuler les esprits, encore et encore. Ils ont l’objectif de troubler les jeunesses des nations progressistes comme celles des États de droit de notre occident ancestral. Il ne fait pas laisser faire, ces terroristes de l’âme, qu’ils soient installés dans des pays froids et dans des déserts, ou qu’ils soient implantés dans nos propres contrées. Pour des raisons qui échappent à la compréhension basique, leurs ennemis sont la tolérance et le respect d’autrui.

Et notre tolérance ne doit pas nous amener à accepter n’importe quoi ! Ils sont rétrogrades mais ils savent comment utiliser toutes les technologies de l’information et de la communication pour inonder notre culture de mensonges, de messages complotistes et de manipulations de toute nature.

Lorsque Emmanuel Macron dit que « L’Europe est mortelle » et qu’il appelle à plus d’unité et de souveraineté au sein de l’Union Européenne, cela signifie une chose fondamentale. Les pays européens, la France en tête, doivent repenser de toute urgence leur modèle économique et leur défense pour ne pas être dépassée par leurs concurrents. Il existe un risque réel que le modèle européen soit anéanti par la rivalité entre les États-Unis et la Chine. Les années à venir permettront, ou non, que l’Europe survive ! Cela passe par une obligation, celle que les pays européens deviennent toujours plus unis autour d’un ensemble qui gagnera en souveraineté. Les règles du jeu ont changé tant en matière de géopolitique, que d’économie, de commerce et de culture.

Pour éviter la guerre, il faut également gérer les problèmes de surpopulation. Même si les spécialistes estiment que la population mondiale (qui est passée de moins de 2 Mds d’individus en 1900, à 6 mds en l’an 2000 et à 8 mds en 2022) va s’autocontrôler, dans la mesure où le taux annuel de la croissance démographique mondial est tombé de 2,1 % au début des années 1960 à moins de 1 % en 2020, la surpopulation est un problème réel puisqu’il débouchera sur la délicate gestion de la pénurie des ressources. Chacun a entendu parler des recherches sur les qualités nutritives des insectes, dont la production permettrait de nourrir les populations affamées !

Mais il faut surtout remarquer que ce sont certaines catégories de la population mondiale dont le nombre augmente particulièrement, que ce soit en France ou sur d’autres continents. C’est en Afrique subsaharienne et, d’une manière plus générale, en Asie que les taux de progression continuent d’être compris entre 20 et 27%. Cette différence notoire (26% contre moins de 1% dans les pays occidentaux) pose un grave problème de déséquilibre entre des peuples évolués favorables à la paix et des peuples plutôt rétrogrades, fanatiquement religieux et qui se complaisent dans les conflits interethniques et dans les guerres de civilisation.

Il convient de considérer cette question avec sérieux et avec acuité, car il fait éviter le retour aux guerres de religions. En Europe, et en France tout particulièrement, ces guerres fratricides entre chrétiens ont connu leur apogée entre les XVIe et XVIIIe siècles. Notre voisin espagnol a connu huit siècles d’occupation par les dynasties musulmanes entre 711 et 1492, avec des manifestations d’intolérance extrême qui ont opposé chrétiens, juifs et musulmans. Mais leur nombre est en augmentation régulière. Il va de soi que la grande majorité de ces citoyens se comportent dans le respect de l’État de droit, mais le nombre d’incidents fondés sur l’intolérance religieuse est présente dans notre pays, comme en témoignent des actes criminels de plus en plus fréquents.

On doit, par ailleurs, dans un tout autre domaine, noter la recrudescence des manipulations et les attaques cybernétiques qui vont toucher tout autant les citoyens un peu naïfs que les entreprises évoluées et averties de tous ces dangers, voire des administrations d’État. On sait aussi que les attaques peuvent viser la bonne tenue des événements démocratiques comme les élections nationales et les campagnes politiques qui ont cours dans nos démocraties.

On sait d’ailleurs que les récents troubles qui ont eu lieu de par le monde ont été orchestrés, accompagnés, rendus possibles et réalisés par des agences de terrorisme digitalement très évoluées. C’est ainsi que la France, qui était présente dans de nombreux pays d’Afrique qui avaient été autrefois ses colonies, s’est vue expulsée suite à des putschs organisés par des groupes souvent ethniques, dans une guerre entre tribus des temps anciens, soutenues par des usines à troll et des mercenaires russes. Tout le monde applaudit au départ des anciens colons sans se rendre compte que les populations que l’on fait hurler de bonheur dans les capitales africaines sont maintenant sous le joug de vrais prédateurs arrivés là pour accaparer plus sûrement leurs richesses naturelles.

Si, selon ce qu’en a dit le président Macron, « l’Europe peut mourir », l’éviter ne peut dépendre que de choix à faire rapidement et dès maintenant. En effet, tout le monde a pu s’en rendre compte, l’époque où les pays européens pouvaient se fournir en énergie peu chère auprès de la Russie est révolue. Il en est de même quant à nos relations avec Pékin, lorsque de nombreux produits consommés en France étaient produits en Chine. Pour aller plus loin, l’Europe a parfaitement compris qu’elle devait se défendre seule et ne plus compter sur les États-Unis d’Amérique et leur « bouclier antimissile ». Ce système qui comprend des radars et des missiles, a pour but de détecter et de détruire les missiles balistiques ennemis dirigés vers le territoire des États-Unis, du Japon et de l’OTAN. La question européenne ne constitue pas une priorité géopolitique des USA pour les décennies à venir, quelle que soit la force des alliances qui nous lient. Il suffit pour cela d’écouter les discours anti-européens de Monsieur Donald TRUMP pour s’en convaincre.

C’est ainsi que, pour faire face au nouveau paysage géopolitique, il est certes essentiel de construire une défense crédible du continent européen, en produisant plus vite, de manière toujours plus européenne. Mais il faut aussi que l’UE fasse entendre sa voix sur le front diplomatique, en nouant davantage de partenariats réciproques avec des pays tiers, afin de démontrer qu’elle n’est plus la vassale des USA et qu’elle sait également s’adresser à toutes les régions du monde, au Moyen-Orient, en Asie, en Afrique ou en Amérique latine. Et il convient enfin que les entreprises européennes, notamment françaises, s’engagent dans une véritable lutte pour leur survie face à la concurrence trop souvent déloyale des russes et des chinois qui bénéficient de vastes programmes de subventions.

Le modèle économique européen actuel n’est plus durable ! Les objectifs climatiques de l’UE, le maintien du modèle socio-économique basé sur la solidarité et la redistribution, comme le développement de la souveraineté dans les secteurs clés et les chaînes d’approvisionnement sont à garantir, mais il faut les dégager des excès de la réglementation.

L’entrepreneuriat privé sera moteur des solutions et des possibles ! Faut-il, comme certains le réclament, un pacte de prospérité ? A tout le moins, il faut envisager une simplification des règles permettant un développement rapide des activités, et une politique industrielle stimulant les secteurs comme l’Intelligence Artificielle, l’espace, les biotechnologies, les énergies renouvelables et le nucléaire, et tout cela, toutefois, dans e cadre ou sur le fondement de ce qui fait la valeur de nos cultures historiques judéo-chrétiennes, la liberté, la démocratie, le respect de l’État de droit et de l’égalité des citoyens devant la Loi. Il faut faire vite, il faut faire beaucoup, car ces valeurs sont de plus en plus menacées par la désinformation et la propagande.

Revenons aux principes fondamentaux de notre Constitution, l’attachement aux Droits de l’homme et aux principes de la souveraineté nationale ! En son article 1er, le texte fondateur évoque une République indivisible, laïque, démocratique et sociale qui assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion et qui respecte toutes les croyances. En son article 2, il est dit que le principe de République est d’être un gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple. Et enfin, parmi bien d’autres articles, le 5ème rappelle que le Président de la République veille au respect de la Constitution, qu’il assure, par son arbitrage, le fonctionnement régulier des pouvoirs publics ainsi que la continuité de l’État, et qu’il est le garant de l’indépendance nationale, de l’intégrité du territoire et du respect des traités.

À quelle paix souhaitons-nous qu’œuvrent nos dirigeants ?

La paix est un idéal universellement recherché, la manifestation d’un état de tranquillité, d’harmonie et de non-violence au sein d’une société ou entre des nations. Pour y parvenir, il est essentiel de cultiver la compréhension mutuelle, le respect des différences et la résolution pacifique des conflits, une démarche qui requiert des compromis, des sacrifices et un dialogue ouvert entre tous, en sachant que la paix ne peut être atteinte par la domination ou l’oppression ! Il lui faut en effet la justice, le respect du principe d’égalité et celui des droits de l’homme.

Atteindre la paix peut être un défi ardu. Les intérêts divergents, les tensions historiques et les préjugés profondément enracinés entravent souvent les processus. Il faut parfois faire des concessions et résoudre les conflits de manière constructive, pour ouvrir la voie à un avenir meilleur. Malgré ces défis, la quête de la paix reste essentielle, car les bénéfices qui en découlent, comme la stabilité, le progrès économique et le bien-être humain sont inestimables.

La paix à tout prix n’est pas simplement une absence de conflit, mais un engagement pour des valeurs telles que la justice, la tolérance et la coopération. C’est un voyage philosophique vers un monde où les différences sont célébrées plutôt que divisées, où les désaccords sont résolus de manière constructive plutôt que destructrice, et où chaque individu peut vivre dans la dignité et la sécurité.

La question de la garantie de la paix dans le monde suscite depuis des siècles des débats passionnés. Une des dimensions essentielles de cette question est l’opposition entre les citoyens et les dirigeants politiques dans cette quête pour la paix. D’un côté, les citoyens, porteurs de leurs aspirations à la paix et aux valeurs universelles, cherchent à influencer les décisions politiques. De l’autre, les dirigeants responsables de la prise des décisions et de la mise en œuvre des politiques, doivent transiger entre divers intérêts nationaux et internationaux.

Cette tension entre citoyens et dirigeants politiques soulève des questions fondamentales sur les mécanismes de gouvernance, de participation citoyenne et de légitimité du pouvoir.

Les citoyens contribuent à la construction d’une culture de paix par l’éducation, par la promotion du dialogue interculturel et par la résolution pacifique des conflits, que ce soit au niveau national ou mondial. En cultivant la tolérance, le respect mutuel et la compréhension, ils créent les fondements d’une société pacifique et inclusive. Les dirigeants politiques, de leur côté, ont la responsabilité de maintenir la paix dans le monde en élaborant et en mettant en œuvre des politiques cohérentes et efficaces. Ils doivent œuvrer à la stabilité économique et sociale, car les inégalités, la pauvreté et le désespoir sont souvent des catalyseurs de conflits.

Il est donc essentiel que les dirigeants politiques comprennent l’intérêt général de promouvoir une gouvernance mondiale efficace et démocratique, fondée sur le respect du droit international et des droits de l’homme. En renforçant les institutions internationales, en imposant la justice et l’égalité entre les nations, ils contribueraient à créer un environnement propice à la paix et à la coopération multilatérale.

En conclusion, la garantie de la paix dans le monde nécessite l’engagement concerté des citoyens et des dirigeants politiques, ce qui ne sera jamais chose aisée. Quand les citoyens peuvent jouer leur rôle dans la promotion des valeurs de paix, les dirigeants politiques doivent, exercer leur pouvoir de façon cohérente et construire vraiment une culture de paix. C’est là la clé pour promouvoir des axes de coopération internationale, mettre en œuvre des politiques pacifiées et prévenir les conflits. A l’évidence, ce n’est pas l’objectif d’un certain responsable politique de notre pays, celui qui crie haut et fort que la République « c’est lui » .Il court désespérément après l’élection suprême depuis des décennies, quitte à retourner sa veste et à soutenir les émeutiers ou contestataires de tous horizons, sans aucune réflexion profonde, juste pour « exister »..

Non ce n’est pas de cette manière qu’un « politique » qui aspire à être « le guide » d’une nation, doit se comporter..sans doute sait-il au fond de lui, qu’il ne sera jamais le premier..Un éternel second..qui s’agite en essayant de faire croire qu’il sera capable de franchir la dernière marche..du Festival ?

Que nos jeunes générations ne se laissent pas entrainer dans la politique du chaos et de la contestation, s’ils y voient le moyen « d’exister et d’être enfin visibles », ils déchanteront bien vite, lorsqu’ils prendront conscience qu’ils ont été manipulés !

Nos anciens se sont battus pour la paix, il y avait sans doute une raison…

Bernard Chaussegros


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