restaurant a paris

Je ne sais pas si notre gouvernement a vraiment saisi l’ampleur de la crise qui s‘abat sur nos restaurants, bistrots et cafés (200 000 entreprises dont 90% sont des TPE). D’autant qu’on les a laissés lanterner longtemps, sans leur donner d‘objectif précis.Un flou idéal pour susciter le découragement. Dans la zone « orange » (Île -de France), ils ne savent même pas s’ils pourront ouvrir d’ici le 22 juin. D’ici là, tout le monde a bricolé dans son coin. Les plus dynamiques ont ouvert des comptoirs sur rue et développé la vente à emporter ou le e-commerce. D’autres en ont profité pour rénover leurs établissements ou investir sur des protections en plexiglas (une aubaine au passage pour le verrier normand Riou), sans savoir si cela servira vraiment.

Certains ont attaqué leur assureurs avec succès (à l‘instar de Stéphane Manigold -4 restaurants à Paris- qui a remporté son procès contre l’assureur Axa). D‘autres, plus radicaux, comme Benjamin Patou , président de Moma (30 établissements dont Laperouse, L‘Arc, Fontaine Gaillon,..) refusent de payer leurs loyers durant le confinement.

Ne l’oublions pas, la bouffe est dans nos gênes, pas besoin pour s’en rappeler de revoir les films de Claude Sautet ou de se référer au Guide Michelin, c‘est notre patrimoine national. Sans elle, sans eux, il n‘y a plus de France et bien moins de touristes (10 % de notre PIB). A la télé, pendant le confinement, les émissions de cuisine de Cyrille Lignac ont explosé les scores d‘audience. Dans Paris, tant que les cafés et restaurants ne sont pas ouverts, on garde l’impression étrange que l’économie n’a pas repris, et ne reprend pas. Dilemme pourtant, il faut vite qu’elle reprenne notre croissance si on ne veut pas laisser à nos enfants un pays encore plus endetté et aux mains de créanciers internationaux.Nous allons passé d‘une dette de 100 % du PIB (qui a progressé de 65 Milliards d‘euros depuis 2017) avant la crise à un endettement de 112 % après. Nous bénéficions encore de taux d‘intérêts historiquement bas(2,5 %) si bien qu‘‘on ne s‘en aperçoit guère. Mais qu‘en sera t‘il demain en cas de remontée ?

Alors messieurs les ministres et hauts fonctionnaires qui nous dirigez, abandonnez un peu les salons dorés des ministères, où vous êtes servis par un personnel qualifié remarquable et rendez vous compte par vous même dans la vraie vie, dans les rues qu’ un tel arrêt n’est plus tenable…

Une proposition , à la guerre comme à la guerre, pourquoi ne pas autoriser les restaurateurs et cafetiers parisiens à doubler la surface de leurs terrasses au moins jusqu’au 22 juin. Ce serait un moindre mal pour limiter la casse. Qui pourrait s‘en plaindre ? Au plan national, si vous voulez vraiment que la France reste le pays des cafés et des restaurants, osez un taux de TVA de 5 pour cent jusqu’à fin 2021. Cela sauvera beaucoup d’établissements, cela en poussera d’autres à investir et accessoirement cela permettra de démontrer que la baisse de la fiscalité est et reste le meilleur moyen de relancer l’économie. Sic

Robert Lafont

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