Ukraine : l’hypermédiatisation du conflit exacerbe-t-elle les positions ?

Cette guerre est sans doute la nôtre. Au point qu’une chaîne d’info comme LCI lui consacre chaque soir deux heures de débat et en continu depuis des mois. Les audiences sont d’ailleurs au rendez vous.

Les images et certains propos martiaux y contribuent. La Russie est traitée comme un ennemi de toujours et est rarement invitée. Certaines positions gaullistes ou souverainistes, prônant une troisième voie, passent à l’as. Pas de place pour les marginaux voire les traîtres…
Ce combat est bien celui de toutes les démocraties face au « satan » Poutine.
Est-ce la bonne façon de traiter l’information ? Pas sûr , a-t-on bien fait a ce sujet d’interdire la chaîne russe RT France ? Ce n’est pas certain non plus.

N’est-il pas temps dans une démocratie telle que la nôtre que puissent s’exprimer toutes les positions ? Même celles réputées contraires à celles de l’OTAN ou du camp occidental. L’essayiste Emmanuel Todd auteur de « Ta troisième guerre mondiale a commencé » a d’abord  été publié au Japon.

Il ne s’agit pas d’un jugement sur fond mais d’un constat sur la forme. Une chose est sûre : l’unicité des positions exprimées dans nos médias, si elle exprime bien la réprobation de l’agression de Poutine en Ukraine, ne pousse pas à la résorption prochaine du conflit. Car elle raidit et accentue les divergences. Quand l’ennemi est considéré comme irréconciliable, il est plus malaisé d’ arriver à un compromis.

Il y a d’ailleurs un mot qu’on ne prononce jamais dans nos débats, c’est celui de paix. Il est pourtant essentiel. Qu’attend-on pour sortir du conflit, de proposer de faire de l’Ukraine, à ’instar de la Suisse, un pays neutre et démilitarisé ? C’est la bonne idée.

« Je ne suis pas d’accord avec vous, mais je me battrai jusqu’à la mort pour que vous ayez le droit de le dire. » Voltaire

Robert Lafont

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