Par Véronique Rocchi, Présidente de France d’Avenir

Tribune. Au pays de Charlemagne, roi Carolingien qui est à l’origine de l’éducation à l’école, il est celui qui a donné un nouvel élan en matière d’éducation : « Par une ordonnance de 789, l’empereur demande, dans tout l’empire, la création d’écoles enseignant aux garçons la lecture, l’écriture, le calcul, ainsi que le chant, la grammaire et l’astronomie. Les écoliers étudiaient et recopiaient aussi des textes religieux, et apprenaient par cœur les saints du calendrier. »

Et de JULES FERRY, « homme politique français, plusieurs fois ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts entre 1879 et 1883. Pendant son ministère, Jules Ferry promulgue à deux reprises, en 1881 et 1882, des lois rendant l’école gratuite et obligatoire en France. »

Depuis, l’histoire régresse au fil du temps; Les enquêtes internationales ne cessent de le confirmer, dans tous les domaines, la situation est critique dans notre pays, par les manquements de notre système politique et éducatif dans le milieu scolaire, qui fut pourtant l’un des meilleurs au monde, il échoue à transmettre les savoirs les plus fondamentaux. La catastrophe éducative est grave, elle touche grandement la France, c’est une triste évidence.

Dernier pays en Europe pour l’apprentissage des mathématiques, laissant un jeune sur cinq en très grande difficulté de lecture, la France garde sans discontinuer depuis les années 2000, le triste record du système scolaire le plus inégalitaire socialement, au mépris de la promesse républicaine.

En France, les enfants des familles modestes, paient le prix fort de notre échec collectif, ils sont condamnés à la relégation comme jamais auparavant.

A la veille de cette année politique décisive pour la France, il n’existe aucun sujet plus urgent que le réhaussement de l’éducation de nos enfants.

Il détermine l’avenir de notre prospérité économique et de notre modèle social, qui ne pourra reposer que sur notre excellence en matière scientifique, technologique, culturelle, dans un monde de plus en plus gouverné par les sciences.

Il conditionne notre victoire contre l’archipellisation de la société française, la montée de la violence, la lutte contre l’islamisme en particulier, aucune politique sécuritaire, aucun renforcement de l’arsenal judiciaire, ne pourront pallier un échec éducatif global.

Nous reconstruirons une civilité partagée.

En transmettant une culture commune, qui suscite l’aspiration de tous les jeunes Français a l’aube de la nouvelle civilisation.

Cela constitue une urgence vitale du point de vue démocratique : aucun débat public n’est possible, aucune liberté véritable n’est autorisée, sans les fondements de raison et de culture qui permettent à un citoyen de participer pleinement à la vie civile.

Ce constat est trop grave pour être utilisé comme une occasion de querelle politicienne ; il ne doit conduire qu’à une prise de conscience collective .

La catastrophe éducative que nous traversons ne date pas d’hier. les familles politiques qui ont gouverné dans les dernières décennies y ont leur part de responsabilité, le quinquennat qui s’achève n’échappe pas à la règle… Tout est à reconstruire.

L’éducation doit devenir le sujet majeur pour tous les Français, en cette année présidentielle ;

Il en va de la survie de notre beau pays; rendons hommage à sa mémoire historique.

Une piqûre de rappel pour ceux qui veulent oublier

Pour entretenir les bonnes relations…

« C’est l’État qui doit intervenir directement pour résoudre le problème de la misère, sous peine de voir la guerre sociale éclater au premier jour. »

Georges Clémenceau – Réplique à Jules Ferry en janvier 1884

C’est permanent, mais visiblement enfoui dans les mémoires oligarchiques et effacées dans d’autres…

« Qu’est-ce que votre laissez-faire, votre loi de l’offre et de la demande, sinon l’expression pure et simple de la force ? Le droit prime la force : voilà le principe de la civilisation. Dès que nous avons constaté votre loi, à l’œuvre contre sa barbarie ! »

Georges Clémenceau et l’opposition au libéralisme économique

« C’est à la bourgeoisie républicaine, consciente des liens de solidarité qui doivent l’unir au peuple, et refusant toute collusion avec les puissances d’argent, d’entreprendre les réformes nécessaires car la politique d’une démocratie, c’est de faire émanciper le groupe le moins éclairé, dans le plus bref délai possible, par le groupe qui a l’avantage des Lumières et de l’éducation »

Georges Clémenceau

Devoir de Mémoire…

« On fait appel à l’union de tous les fils de la révolution, quelles que soient leurs divergences, en face de tous les hommes de contre-révolution » pour mener « l’action laïque contre le cléricalisme, l’action démocratique contre la dictature, l’action sociale contre la misère ».

Fondation du Parti Radical juin 1901

Véronique Rocchi
Présidente de France d’Avenir

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