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Ils préfèrent la guerre à la démocratie

Le président français Emmanuel Macron (Jacques Witt/Pool/ABACAPRESS.COM)

Les c.. préfèrent la guerre à la démocratie. On en a vu un premier exemple -tragique- avec l’appel incessant à la guerre avec la Russie pratiqué de  manière diversive par les stratèges du pouvoir,  qui voient les électeurs se détourner d’eux vu leurs faillites à répétition. On le constate hélas aussi quand une soit-disante humoriste appelle à prendre les armes en cas de victoire aux élections présidentielles de Marine Le Pen. Quel humour que l’appel au meurtre ! Quel boyautage! !

Balzac avait parlé « du front bas de l’assassin », comment nommer celui des imbéciles qui profèrent d’aussi himalayennes sottises ?

Le front bas de l’imbécile ? Du mauvais joueur ? De l’imposteur ?

Ah, il y a de quoi dire !   

Il y a de quoi rire aussi mais de tristesse et de désolation comme Monsieur Poincaré riait dans les cimetières.

Non contents de qualifier d’extrême-droite la droite toute simple, qu’incarnent aujourd’hui tant Marine Le Pen que sa nièce, celle qui s’exprimait il y quelques années dans le journal « L’Aurore », et qu’incarnait assez parfaitement le CNI de Philippe Malaud qui fut l’ancêtre des R.I. du Président Giscard d´Estaing, et le parti originel du Président Antoine Pinay, (le CNI ce n’était pas l’alliance républicaine   de Jean-Louis Tixier-Vignancourt, qui fit 5% des voix aux élections présidentielles de 1965  contre le général De Gaulle), prétendre le contraire en affectant de croire que la droite traditionnelle est devenue l’extrême-droite des  années trente est un hideux mensonge.

C’est plus qu’une imposture, c’est priver de respectabilité l’opinion traditionnellement conservatrice de la majorité des français, dans le dessein de leur faire éprouver de la honte du fait qu’il restent fidèles aux valeurs de leur choix conformes à leurs traditions et leurs familles.

En bref, il s’agit de déligitimer l’ancrage de nombreux français dans le sol de leur pays, afin de les en expulser. Il ne s’agit guère moins que de squattériser ainsi la maison d’autrui à coups du canon de la morale et au son du clairon de la victimologie.

Rappelons-nous La Fontaine et le sort du malheureux Jeannot Lapin expulsé de son logis par l’effrontée dame Belette. Relisons le texte.

Du palais d’un jeune lapin
Dame Belette un beau matin
S’empara…

​Il faut lire la fable de toute urgence pour savoir à quoi sert cette diabolisation d’une droite classique que l’on baptise extrême : l’expropriation de Jeannot lapin et l’expulsion de chez lui.

Est-on assez idiot pour se laisser faire jusqu’à l’interdiction de la parole et du vote ?

Les propos de l’humoriste (hum !) en question qui manie l’humour comme le balai, est donc d’une mauvaise foi, alliant le mensonge à l’imposture . 

Ceux qui la soutiennent ont décidé de pousser l’anathème jusqu’à la guerre civile, par trouille de perdre leurs petits avantages, prébendes, radios et chaines de telé. Faudra-t-il supporter ça longtemps encore ?

« Ô Dieux hospitaliers, que vois-je ici paraître » dit encore Jeannot lapin. Il parlait bien sûr, outre dame Belette, de l’excuse à tout faire brandie par les squatters du pays, nommée « parti républicain ». Quelle blague ! Ce serait au nom de la République donc que Belette aurait investi frauduleusement la demeure d’autrui et le pauvre Jeannot volé comme dans un bois le serait, car d’extrême-droite, monarchiste et peut-être même chrétien ?

L’usage abusif de l’adjectif « républicain », présenté à toutes les sauces finirait presque par nous faire croire qu’il faut considérer nos amis britanniques, qui sont en monarchie, qu’ils sont des demeurés quand c’est nous-mêmes malheureusement qui pouvons apparaître tels, le plus souvent, vu nos gaffes. 

Ce goût que nous avons de mastiquer des mots au lieu de les penser, est peut-être bien la cause de l’endettement abyssal du pays, et la raison du discrédit qui accompagne dorénavant ses déclarations mirlitonesques.

Micron ne faillit pas à la tâche dans ce rôle, hélas pitriforme du Monsieur Je-sais-tout qui donne des leçons au monde.

Les théoriciens Clausewicz et Jomini auraient-ils trouvé leur maître en polémologie ? Que le souvenir de Victor Hugo nous vienne en aide dans la recherche de la réponse. Le poème « Booz endormi » peut-être.

Tout reposait dans Ur et dans Jerimadeth

Et Ruth se demandait
Quel Dieu, quel  Pinocchio
De  l’éternel été
Avait en s’en allant prétentieusement jeté
Ces folles déclarations dans le champ des étoiles

Des relations internationales.

Tout ça pour contrarier l’exercice normal du vote populaire, prendre le risque de recommencer les tueries des siècles passés qui ont vu se couvrir de monuments aux morts nos villages dévastés ?!!

14/18, 39/45, et quoi encore?

Que le bon Gepetto récupère sa marionnette en bois au plus vite et la passe au rabot ! N’est pas Pygmalion qui veut ! My fair Lady? Tu parles !

My fair lady ou the Fairy Queen ?

Je m’explique : My fair Lady est l’adaptation de la pièce de Georges Bernard Shaw appelée Pygmalion, en référence au célèbre sculpteur grec qui avait donné la vie à la statue qu’il avait  réalisée, dont il était tombé amoureux, et Fairy Queen l’adaptation de Purcell de l’oeuvre de Shakespeare, Le songe d’une nuit d’été, d’après le conte l’Ane d’or, d’Apulee, auteur romain du II ème siècle. Dans les deux cas il s’agit de conter les mésaventures d’un héros confronté à la métamorphose de son être, la pierre devenant chair avec Pygmalion, Lucien transformé en âne chez Apulée. 

Pourquoi ces digressions littéraires sur les métamorphoses ? Pour que la transformation se fasse pour une fois dans le bon sens, pardi,  et pour que l’âne redevienne fortunément un homme.

On éviterait la guerre. 

Jean-François Marchi


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