Thomson Computing s’introduit en Bourse pour devenir le géant français du PC

Stephan Français ne comprend pas pourquoi l’Etat ne privilégie pas ses ordinateurs « made in France »

La belle histoire de l’ancien responsable des magasins Surcouf continue. Après avoir réalisé son rêve en reprenant en 2013 la marque mythique Thomson, créée il y a 120 ans, celle-la même qui n’avait pas rechigné à aller jusqu’à licencier son propre père, ingénieur, dans les années 80 : Stephan Français est en train de signer, à 52 ans, l’une des plus belles success-story de l’année.

Ce battant, sacré « Entrepreneur de l’année » par le magazine Entreprendre, passe à la surmultipliée avec son introduction en bourse à Paris le 6 décembre 2021. Une consécration ou plutôt un nouveau départ pour ce chef d’entreprise hors-pair qui n’avait pas à hésiter à faire rentrer dans son tour de table de son holding, le groupe SFIT, à hauteur de 10%, un certain Teddy Riner, le judoka le plus décoré de l’histoire.

Cotée sur Euronext Access + à Paris, Thomson Computing, seul fabricant français d‘ordinateurs, devrait dépasser les 60 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2021, et afficher ainsi une progression record de 26% sur un marché des PC à moins de 500 euros, un marché très convoité avec essentiellement des opérateurs américains ou chinois.

Avec sa gamme d’ordinateurs portables NEO à moins de 300 euros déjà disponible dans 15 pays, le groupe de Pontault Combault (77) mériterait d’être davantage poussé également par les autorités françaises, puisque l’heure est à la reconquête industrielle et au « made in France ». Or, pour l’instant, étonnamment, excepté le Conseil régional d’Ile-de-France et une certaine Valérie Pécresse, aucune collectivité publique ne semble lui avoir donné le moindre coup de pouce. C’est à signaler. Et ne parlons pas de l‘Éducation Nationale où pourtant les besoins en PC restent immenses. N’est- ce pas, Jean-Michel Blanquer ?

Par ses achats publics, l’Etat aurait les moyens de faire de Thomson Computing un géant mondial. Comme le dit et le réclame à juste titre Arnaud Montebourg pour bien des activités. C’est un autre problème. En attendant, rien ne vous interdit de miser une pièce sur l’envolée boursière de cette belle pépite française. Elle le mérite. Voir l’entretien avec Stephan Français sur EntreprendreTV.

Robert Lafont

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