Déjeuner à son bureau du XVIIème arrondissement de Paris avec Didier Calmels. En plein confinement, on finit par perdre l’habitude de discuter autour d’un bon plat et d’un verre de vin ! Il va falloir qu’on s’y remette. Le plus célèbre avocat de la reprise d’affaires (poulets Doux ou Pages jaunes), celui qui, par exemple, a mis le pied à l’étrier en 1989 au jeune François Pinault lors de la reprise du papetier La Chapelle d’Arblay et qui se souvient amusé : « La veille du soir du jugement, je discutais encore dans son bureau du montant des honoraires. Lui, il avait déjà trouvé un repreneur de l’entreprise qu’il n’avait pas encore acquise auprès du tribunal ! »

Calmels qui, avec Borloo, fit partie de la bande à Tapie lui reste fidèle : « Je l’ai au téléphone toutes les semaines, cela ne va pas fort, mais quel courage ! » Il connaît tout le monde dans le gotha entrepreneurial. Vincent Bolloré : « Un grand patron financier mais qui enrage de ne pas avoir trouvé le moyen de devenir grand industriel comme sa famille dans le papier. Il en avait l’occasion avec ses voitures électriques (Bluecar, Autolib’), mais il s’est lancé un peu tôt… » Bien vu, le regard de Didier Calmels, devenu sur le tard, à 69 ans, patron de presse, semble plus acéré que jamais !

Le plus célèbre avocat de la reprise d’entreprise reprend le magazine Auto Hebdo à Michel Hommell

Pour rendre service à son ami l’éditeur Michel Hommel, il lui a repris, avant l’été le magazine Auto Hebdo (5 millions d’euros de CA, 20 salariés, 16 000 exemplaires par semaine) avec le jeune et brillant rédacteur en chef, Romain

Bernard. Didier me mitraille de questions. Il veut tout savoir sur la presse, les imprimeurs, les diffuseurs, la pub… Il n’y a pas de secret. C’est dans le détail qu’on voit les bons. Je me souviens du temps où il déjeunait avec Madelin dans un restaurant parisien jusqu’au moment où des personnes l’ont reconnu et applaudi a tout rompre. Authentique ! C’était du temps de son mouvement Idées Action à la fin des années 90. Un temps où beaucoup croyait et misait encore sur une société de libertés économiques. Les temps changent !

Robert Lafont

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