Mieux vaut tard que jamais ! Et maintenant, voilà que le Medef aussi se met à soutenir la mesure de suppression des impôts de production (plus 90 milliards d‘euros payés par rapport à l‘Allemagne), qui pèsent sur notre appareil industriel. Rejoignant les demandes de nombreux entrepreneurs, à l‘instar du premier imprimeur français Jean-Paul Maury, de l‘entrepreneur roi du thé made in France Sylvain Orébi, fondateur de Kusmi Tea et de Lov Organic, de Philippe Darmayan (President de l‘UIMM), de Philippe d‘Ornano le président de Sisley et du METI, du patron de presse Robert Lafont le fondateur d‘Entreprendre, de Sophie de Menthon (Ethic) ou de Michel Rousseau, president du très écouté cercle « Fondation Concorde », rejoignant les travaux du Conseil d‘analyse économique (CAE). Le patron des patrons, Geoffroy Roux de Bezieux déclare aux Échos : « La baisse des impôts de production fait consensus. Le plan de relance allemand prend effet très rapidement. Il ne faut pas tarder pour éviter le décrochage…« 

Il est vrai que l‘occasion est historique. Le gouvernement et Bruno Le Maire pourraient profiter de la manne financière de l’Europe et notamment celle des 300 milliards d‘euros programmés pour financer les PGE. On sait qu‘à ce jour, seuls 100 milliards ont été octroyés. La suppression des impôts de production créerait en France un formidable appel d‘air pour réaffirmer l‘impératif industriel du pays, déjà devenu le plus attractif pour attirer les investissements étrangers (Etude EY). Rappelons que l’industrie représentait plus de 20 % du PIB lors des Trente Glorieuses contre un peu plus de 10 % aujourd‘hui… L’enjeu est crucial, car le regain industriel reste la meilleure manière d‘irriguer l‘économie des territoires, de relancer l‘emploi et de dynamiser nos exportations. Difficile de trouver mieux ! Une mesure capitale qui a le mérite de pouvoir faire consensus sur l’échiquier politique et syndical. N‘attendons pas.

Robert Lafont

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