Les nouveaux entrepreneurs ne doivent pas hésiter : c’est là qu’il faut investir !

C’est incontestablement l’industrie du futur ! Et pourtant, le plan de relance français « France 2030  » n’évoque qu’avec parcimonie les immenses perspectives de ses débouchés dans le monde, préférant se concentrer sur la seule réduction des émissions à la source.

Certains grands entrepreneurs américains ont déjà saisi la fantastique opportunité de ce marché d’avenir à l’image des inévitables Elon Musk, Bill Gates, voire Marc Zuckerberg ou Chris Lacca (fondateur de Loser Case Capital LLC, qui a levé 350 millions de dollars) sans parler de la pépite suisse Climeworks qui met au point une technologie apte à capter le CO2 dans l’air ambiant avant de l’enfouir dans le sol. Les initiatives se multiplient.

Chez nous, Charles Beigbeder, Jacques Veyrat ou Alain Mallart commencent seulement à y réfléchir. Des pays voisins également à l’image des Pays-Bas, de l’Allemagne ou le Royaume-Uni ont déjà intégré cette nécessité de décarbonation de l’atmosphère dans leurs programmes d’investissement du futur.

Ne passons pas à côté. Outre l’énorme bienfait pour la planète et notre avenir à tous, l’industrie de la séquestration carbone apparaît être un marché d’avenir considérable : de l’ordre de 1000 milliards d’euros en 2050, soit l’équivalent du marché actuel de l’industrie pharmaceutique.

C’est vraiment le bon créneau sur lequel doivent se lancer nos nouveaux entrepreneurs startuppeurs.

C’est d’ailleurs l’appel lancé en commun en ce sens (voir Les Échos du 23/4/2022) par des personnalités ; où l’on retrouve le président de l’École Polytechnique Éric Labaye, le président du CNRS Antoine Petit, Frédéric Sanchez le président de Fives, Romain Soubeyran le directeur de Centrale Supélec, ou Nicolas Dufourcq, le directeur de Bpifrance.

D’autant que notre pays dispose dans ce domaine industriel de tous les leviers pour occuper une position centrale. Imaginez ainsi une jeune pousse, située par exemple sur le plateau de Paris-Saclay (78), la Silicon Valley à la française, capable de mobiliser des financements et qui parviendrait à la fois à faire travailler ensemble nos chercheurs d’excellence, nos filières technologiques et nos grandes entreprises de l’énergie (Veolia, EDF, Engie, Total Energies…), qui se doivent de passer au vert faute d’être sanctionnées dans leur cotation boursière.

Outre l’urgence climatique, ce peut être aussi l’avènement d’une véritable industrie française du  » net zéro  » pour le plus grand profit de tous avec à la clé des centaines milliers d’emplois verts à haute valeur ajoutée. Finalement, la véritable transition écologique, c’est bien cette filière industrielle  » net zéro  » et c’est, encore une fois, nos entrepreneurs qui va la mettre en œuvre. À suivre…

Robert Lafont

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