De Churchill à l’Aiglon : des parcours opposés !

Avoir de la chance et ne pas être trop choyé durant sa jeunesse vous assurent-ils un destin ? Prenez le parallèle entre deux parcours opposés et qui ont marqué l’histoire à leur manière.

Pour L’Aiglon, fils de Napoléon et de Marie-Louise, né un 20 mars 1811, tout fût minutieusement mis en place pour que Napoléon II suive le chemin de la gloire initiée par son glorieux père.Richement doté à sa naissance de tous les titres possibles, roi de Rome ou prince de Parme,, il devint célèbre, courtisé et adulé sans avoir rien fait.Le droit du sang plaidait pour lui. Malgré un physique éclatant, un beau blond aux yeux bleus, et un nom riche de promesses, sa gloire s’évanouissa sur un coup du sort, qui lui fit dire avec humour avant de partir : : « Ma naissance et ma mort, voilà toute mon histoire. Entre mon berceau et ma tombe, il y a un grand zéro. » Difficile d’être plus lucide sur sa destinée…
Churchill connut un destin presque contraire. Jeune, rien ne plaidait pour lui. Ni son physique, ni son tempérament : tout paraissait s’opposer à ce caractère incontrôlable même si son père n’était pas n’importe qui.Un aristocrate britannique de premier rang, 7 e duc de Marlborough, patriote en diable mais qui considérant son fils comme un raté!, lui fit endurer une éducation des plus sévères voire humiliante !

Au delà des châtiments corporels, le jeune Winston sut ne pas se réfugier dans une postume victimaire et continua de nourrir, tout au long de sa vie, une admiration sans borne à son parternel malgré les tourments qu’il lui faisait endurer. Éducation oblige, Winston se confronta très tôt à l’épreuve des réalités. En aucun cas, il ne fut protégé. Pire, en 1899 durant la guerre des Boers, le soldat Churchill fut fait prisonnier à Pretoria, et il réussit à s’évader de prison pour parcourir à pied quelques 500 km pour parvenir jusqu’au Mozambique ! Le caractère était déjà présent.

Sir Winston ne s’en départira jamais. Certains l’ont décrit comme alcoolique voire dépressif, confondant excès momentanés avec mode de vie continuel. Tout au long de son existence, Churchill ne cessa de se forger dans les épreuves un mental d’acier. Sans parler de 1940, sait-on qu’avant même de devenir député, le jeune Churchill avait participé à pas moins de quatre guerres ( Cuba, Inde, Soudan, Afrique du Sud).Cela vous forge un certain caractère. Au plan intellectuel, il a écrit plus de 250 articles et publié de nombreuses biographies d’hommes d’histoire. On ne devient pas impunement un grand personnage. Cela se mérite. Sarkozy, à qui on peut reprocher beaucoup de choses mais sûrement pas de n’a pas avoir forgé son propre destin reconnaît dans son livre à succès « Le Temps des Tempêtes » : « L’aversion aux risques est un handicap insurmontable pour quiquonque envisage un destin! »

À méditer par tous les entrepreneurs de la terre et aussi par tous les hommes simplement dans leur vie !

A lire aussi « L’AIGLON » de Laëtitia de Witt (Tallandier) et « CHURCHILL » d’ Andrews Roberts (Perrin)

Robert Lafont
10 septembre 2020

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