On parle beaucoup de patriotisme économique et c’est heureux. Mais certains se gardent bien d‘en faire leur pratique de management au quotidien !

Dernier exemple en date, et ce n‘est pas le moindre ; la décision de Natixis, entérinée par son président Nicolas Namias, (ENA), 44 ans, de déménager 210 postes dans les fonctions support de la banque de Paris vers le Portugal, à Porto, ville où la filiale (à 70 %) de la BPCE, présidée par Laurent Mignon (HEC), 57 ans, fait déjà travailler 900 personnes !

Une décision déjà présentée aux syndicats qui commence à faire sérieusement grincer des dents, même si elle est destinée à faire baisser les coûts de 320 millions d’euros en trois ans ! Une telle délocalisation a de quoi surprendre de la part d‘une banque contrôlée à 70 % par la BPCE, elle-même émanation à 50/50 des Banques Populaires et des Caisses d‘Épargne. Les sociétaires de ces établissements, des citoyens comme vous et moi, sont-ils d’accords pour opérer une telle saignée de l’emploi en toute transparence de la France vers le Portugal, même si nous n’avons rien au contraire contre nos amis lusitaniens.

À l’heure où l’on sait que le chômage va continuer de monter sérieusement ; Est-il raisonnable que nos grands dirigeants bancaires ne trouvent rien de mieux que d’organiser le transfert de 200 collaborateurs de France vers un autre pays de l‘Europe aussi accueillant soit-il ?

La question est posée ! Et rien ne dit que Bercy et Bruno Le Maire ne s’emparent pas rapidement de ce sujet brûlant et symbolique. D‘autant qu’il y a déjà de sérieux antécédents dans le secteur bancaire. Rien que BNP Paribas aurait déjà délocalisé à Lisbonne plus de 6000 de ses salariés !

Robert Lafont

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