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PSG : le diktat d’Anne Hidalgo va coûter 500 millions d’euros

Henri Szwarc/ABACAPRESS.COM

Peut-on faire confiance en matière de finances publiques à Madame la maire de Paris ? Elle qui a endetté de manière éhontée la ville de Paris (la dette est passée de 3,7 milliards d’euros en 2014 à son arrivée à 7,75 milliards d’euros en 2023), sans que d’ailleurs on observe dans la vie de tous les jours des résultats probants.

La capitale n’est-elle pas devenue de plus en plus sale avec des travaux incessants qui troublent de manière lancinante la vie de ses habitants ? Et ne parlons pas des milliers de places de stationnement de voitures supprimées subrepticement par une municipalité « écolo-gauchiste » clairement en guerre contre les automobilistes.

Voilà que « Madame 1,7 % » des voix exprimées à l’élection présidentielle (le score le plus bas de toute l’histoire du PS à la présidentielle) vient d’écarter sans concertation aucune et d’un revers de la main les 500 millions d’euros, montant sur lequel s’est engagé le PSG pour investir et rénover le Parc des Princes.

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Le fait de la princesse ! Une décision d’autant plus incompréhensible que les Qataris ont déjà dépensé 85 millions d’euros pour moderniser un stade de 45 000 places sans en être propriétaire (le bail courant jusqu’’en 2044). Le stade mythique du PSG, inauguré en 1972, se devra de toutes façons d’être remis aux normes environnementales, ce qui coûtera à la municipalité et donc au bas mot aux Parisiens la bagatelle de 30 millions d’euros.

Vous allez me dire qu’on n’est pas à cela près dans le tonneau des danaïdes qu’est devenu le budget parisien. Il n’empêche que tant d’inconséquences de la part de Madame Hidalgo est assez incompréhensible même s’il y a un désaccord, que l’on peut comprendre, sur le prix de cession de la fameuse enceinte de la porte de Saint-Cloud.

On parle d’un prix de 50 millions d’euros. Ce refus de vendre s’il est maintenu, et même si il est déjà contesté par de nombreux élus à commencer par Geoffroy Boulard, l’actif jeune maire du XVIIème arrondissement, ou Rachida Dati, risque de coûter très cher aux contribuables parisiens sans parler du PSG. Un club relancé à prix d’or par les Qataris, grâce à l’entremise de Nicolas Sarkozy, et qui reste en bonne voie pour devenir à terme avec son trio magique Messi-Mbappé-Neymar que le monde entier nous envie, le premier club de football au monde. Ce qui n’est pas rien. Mais il lui faudra, si la décision est maintenue, envisager un départ du Parc car QSI ambitionne un stade d’au moins 90 000 places pour pouvoir rivaliser avec Madrid, Barcelone ou Chelsea.

Un départ qui occasionnera la construction d’un nouveau stade du côté de Nanterre ou pourquoi pas le rachat à l’Etat du Stade de France à Saint-Denis (actuellement géré jusqu’en 2025 par un consortium Vinci-Bouygues), stade qui n’a toujours pas hébergé de club résident.

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Le Paris FC du président Ferracci tardant à monter en Ligue 1. Ce n’est apparemment pas le problème de Madame la maire de Paris. Ce qui ne l’empêche pas du reste de fréquenter assidûment les banquettes du Parc des Princes. On n’ est pas à une hypocrisie près de la part de cette ex- inspectrice du travail qui a réussi à devenir et rester maire de la plus prestigieuse des capitales du monde sans que l’on comprenne vraiment pourquoi.

Robert Lafont


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