Tribune. La définition du végétarien est simple : c’est quelqu’un qui ne mange que des végétaux, comme les vaches et les chevaux. Il n’est pas carnivore comme les loups et les lions, ni omnivore comme les chiens et les chats. Il serait intéressant de voir un lion, qui aime la nature sans être écolo, de renoncer à manger les antilopes qu’il aime tant, pour se mettre à aller brouter comme elles et avec elles dans les steppes. Certains diront alors que le lion ne raisonne pas, sinon il verrait l’impasse dans laquelle il s’engage. Quant aux végétariens, qui ne sont pas des lions, ils ne réfléchissent guère mieux qu’un tel lion fictif qui aurait pété un pion. D’une part à titre personnel, le végétarisme a un effet négatif sur la santé : carences nutritionnels (acides aminés, vitamines, minéraux, etc.) Bien sûr, le végétarisme ne fait pas grossir ses praticiens, mais il leur manque des vitamines qu’ils se sentent obligés de prendre en gélules. Ce qui rend victorieux la pharmacie et les pharmacologues sous toutes leurs formes ! Pense au proverbe guadeloupéen : le cabri fait des crottes en forme de pilules, ce n’est pas pour autant qu’il est pharmacien !

D’autre part, d’un point de vue collectif, si le végétarisme devenait une idéologie imposée par une dictature mondiale, elle obligerait la planète à augmenter sa superficie agricole qui est déjà passée, en quelques décennies, de139 à 301 millions d’hectares !

El l’humanité sortirait physiologiquement affaibli de son végétarisme qui nourrit l’espoir discret, voire secret, de voir disparaître au plus vite cet animal prédateur qu’est censé être l’homme.  Ne pas oublier qu’il existe un Mouvement pour l’extinction Volontaire de l’Humanité, soit VHEMT ou Voluntary Human Extinction Movement, Mouvement créé aux Etats-Unis, pays du Mac Do, en 1991 ! Fin de l’espèce humaine, renaissance de la nature avec les lions, les tigres et les loups redevenus les glorieux détenteurs du titre « Prédateurs », qu’ils ignorent. Comme si les plus grands tueurs des animaux et des végétaux étaient les hommes et non les virus et les bactéries que les écologistes ne pourront pas détruire puisqu’ils auront, eux aussi, disparus !

En résumé, les végétariens sont les animaux qui refusent de se reconnaître comme animaux tout en se révélant, à moyen terme et sans en avoir conscience – leur QI devant être du niveau d’un ver de terre – comme les plus dangereux animaux pour le monde animal.

Ils aiment les anec-dotes, mais se révèlent peu doctes des effets de leur idéologie et de leur pratique sur la vie !

Tuer des animaux pour les manger est un acte animal. Refuser de les tuer en prétendant les protéger est un acte moins humain et divin que diabolique. Rappelons-nous la formule que le végétarisme illustre : « l’enfer est pavé de bonnes intentions. Disons plutôt « planté » que « pavé » ! L’enfer est « planté par de bonnes intentions qui conduisent l’être humain à végéter !

Emmanuel Jaffelin, auteur de Apologie de la punition (Plon), Eloge de la gentillesse (Pocket), Célébrations du Bonheur (Lafon)

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