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Nous avons des industriels hors-pair comme Serge Ferrari, qui vient d’inventer le tissu qui élimine le Covid, mais personne n’en parle

Nos entrepreneurs sont formidables, et on n‘en parle pas assez ! Cela se passe dans toute la France. Prenez, Serge Ferrari, belle ETI de l‘Isère, à la Tour du Pin (190 millions d‘euros de CA, 860 salariés). Les spécialistes la connaissent bien, c‘est un des leaders de la production de toiles en composite pour l’habitat (mobilier de jardin, déco, équipements sportifs…) . Et voilà qu‘elle vient d‘inventer et de produire un tissus miracle éliminant jusqu‘a 99 % de la charge virale du coronavirus. Une véritable performance technologique qui laisse augurer de très belles perspectives commerciales et industrielles.De nombreux secteurs d‘activité (tables d’écoliers, mobilier urbain, rideaux, nappes pour restaurants…) sont intéressés. Serge Ferrari, qui en produit déjà 20000m2, annonce vouloir en fabriquer 100000m2 par semaine si la demande continue d’exploser. Le groupe isérois , qui a breveté son savoir faire, recherche des industriels licenciés de par le monde pour pouvoir diffuser plus vite cette formidable innovation. Et cela dans l’indifférence générale, à part notre confrère Les Échos, personne ne s‘y intéresse ! C‘est une avancée majeure , mais on préfère concentrer l‘attention sur les faillites et les licenciements (BP, Hutchinson), il paraît que c‘est plus vendeur !

Pas sûr, l’avenir est à l’action et à la réussite. Ras le bol de l’esprit négatif ! Nous avons des talents formidables. Regardez Stéphane Bancel, l‘ancien patron français de BioMerieux débauché à prix d‘or par les américains de Moderna, la Biotech américaine de vaccins fondée en 2014 et qui en 6 ans aura déjà levé 3 milliards de dollars. Pour lui, la probabilité de trouver un vaccin contre le Covid devient énorme, au moins deux chances sur trois d‘après les résultats actuels des essais en cours. La seule différence avec la France et l’Europe face aux États-Unis, celle du financement. Selon lui : « Moderna aurait fonctionné en Europe mais à une autre échelle…Aux USA, nous avons réalisées trois levées de fonds de, 500 millions de dollars, les trois plus grosses en Biotech… ». Un simple problème de financement,un cas d‘école à rappeler à tous ceux qui pourfendent la finance. Il n‘y a pas d‘industrie sans capital !
Cela laisse songeur. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, on se souvient qu‘il y a quelques années les Français régnaient sur le numérique et le pionnier, le Minitel, qui allait donner lieu à la plus grande révolution des 30 dernières années : à savoir Internet . La différence c‘est que le Pentagone et ensuite le capital risque américain ont continué de déverser à jets continus des milliards de dollars sur Google, la start up créée en 1995 par deux étudiants de Standford, là où nous nous avons préféré  abandonner la bataille, celle du marketing et de la finance, pris entre les jeux empoisonnés de l’alternance politique. On se souvient que, dans les années 80, Mitterrand avait mis un coup d’arrêt à l’un des points forts du la stratégie giscardienne de son prédécesseur, en l’occurrence la politique en matière de télécom mise en place par la DGT, et qui constituait un fleuron technologique mondial. Quel gâchis !
Arrêtons les politiques d‘à coups.
Ils n‘est pas trop tard pour redevenir pragmatique et redonner sur du long terme à notre industrie la priorité des priorités.

Robert Lafont

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