Nicolas Bouzou (Paquin Julien/ABACA)

Dans cette époque de déconstruction, entendre un discours à tonalité ambitieuse ne peut que faire du bien. C‘est peut être la bonne voie à emprunter.

Malmené par des années de crises successives tout aussi douloureuses les unes que les autres :  terrorisme islamiste, Gilets jaunes, Covid et maintenant guerre en Ukraine : notre peuple qui plus est paralysé par des médias plutôt myopes dans leur ensemble, c’est à dire incapables de regarder l’avenir en face et de dénoncer par exemple les méfaits d‘une immigration hors-contrôle, ou les impuissances d‘ un État toujours plus coûteux, inopérant, et inapte à se réformer.

Et comme si cela ne suffisait pas, voilà maintenant qu‘on cherche à nous abreuver d‘une théorie nouvelle selon laquelle nos compatriotes seraient saisis d‘une nouvelle maladie : celle de la flemme. Notre confrère conservateur Le Figaro magazine (12 novembre 2022) se permettant de titrer en une : « La grande flemme : comment la France perd le goût de l’effort ! ». Certes les confinements, l‘essor du télétravail, l‘envie de changer de vie a-t-il pu pousser certains d’entre nous à envisager autrement leur existence.

Aux États-Unis, la grande démission aurait même toucher plus de 40 millions de salariés. On n‘en est pas là. Il n’en reste pas moins  que notre pays reste profondément travailleur et ingénieux. Malgré les 35 heures, et la démagogie des théories d’extrême gauche et de LFI, La France qui bosse résiste bien face aux assauts assénés et portés par un assistanat généralisé et souvent sans contrôle, sans parler d’une fiscalité et de charges souvent dissuasives.  

Sans négliger les effets délétères du discours général souvent démagogique et
égalitariste (porté par nos médias et universités). À force de confondre égalité et justice, beaucoup en finissent par oublier la notion même de mérite. C’est dommage.

Face à ce conformisme ambiant, un économiste, Nicolas Bouzou, fondateur du cabinet Asteres a le mérite de tirer la sonnette d‘alerte. Pour lui : « il y a trop de morale dans nos débats économiques » et d’en appeler au sursaut. Pour Bouzou : « Notre pays finit toujours par se redresser. Et nos figures politiques doivent reprendre l’idée du génie français de la Belle Époque, où des Trente Glorieuses. Non pas le droit à la paresse mais le culte du travail bien fait, non pas l‘à peu près mais l‘excellence, non pas le protectionnisme mais la conquête, non pas la simple consommation d‘innovations mais la maîtrise des sciences et la production d‘innovations dans la santé, l’énergie, l’aéronautique… »

Cela fait du bien, je signe !

Robert Lafont

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