Accueil Éco La chronique de Robert Lafont Marc Simoncini et ses vélos Angell, meilleurs symboles de la « remontada » française ?

Marc Simoncini et ses vélos Angell, meilleurs symboles de la « remontada » française ?

La chronique éco de Robert Lafont

Ce qu’il y a de sympa avec Marc Simoncini, c’est qu’il ne cherche  pas à jouer un rôle. Il est franc, et ne fait pas semblant. Beaucoup ont pu le voir lors de l’émission télé de Julien Courbet « Qui veut être mon associé ? » sur M6 où il jouait le rôle de coach sans langue de bois ! À 57 ans, le fondateur de Meetic, ayant déjà largement faire fortune (400 M€ ?) veut se faire plaisir et redonner un peu de ce que la vie semble lui avoir donné. Sans pour autant devoir rien à personne, ce marseillais, diplômé de Supinfo, qui a été un des pionniers français d’internet a souvent joué sa vie d’entrepreneur sur des passions ou des intuitions. Lorsqu’il mise sur Sensee, il est convaincu que l’optique n’est pas arrivée à son vrai niveau dans le e-commerce. Quand il investit sur un fabricant industriel isérois de dameuses à neige, il veut participer à sa manière au renouveau de l’investissement industriel made in France. Il n’y avait sur ce marché que deux fabricants, l’un autrichien et l’autre italien ! Il y laissera la coquette somme de 7 millions d’euros. Lorsque Macron s’est présenté en 2017, il a tout de suite pris son bâton de pèlerin en faveur du jeune ministre de l’Economie qu’il qualifie encore aujourd’hui de « Président des entrepreneurs ». Il est comme cela, Marc Simoncini, il a ses enthousiasmes et le fait sans arrière-pensée. Contrairement à d’autres, il n’a d’ailleurs obtenu ni aides ni postes officiels pour services rendus. Aujourd’hui, avec le lancement d’Angell, qu’il qualifie de « dernière start-up », il veut faire l’Iphone du vélo, avec un design extraordinaire et des logiciels qui protègent des chutes ou des vols grâce à une bonne dose de technologie et un écran tactile.

Thierry de la Tour d’Artaise, le patron de SEB, l’un des plus grands industriels français, ne s’y est pas trompé et est monté dans l’aventure. Le géant bourguignon de la cafetière électrique prend 10 % d’Angell et mettra ses réseaux et savoir-faire de production à sa disposition : « Un vélo et une friteuse, c’est finalement la même chose. Et si ça peut contribuer à créer de l’emploi en France, on doit le faire », déclare-t-il, enthousiaste, au Figaro.

Une alliance intelligente qui en préfigure d’autres et qui adresse un signal fort à tous ceux qui croient et misent sur un sursaut entrepreneurial français pour répondre à la crise ! Le Tour de France est en septembre. Coup de chapeau aussi à la jeune marque de vélos électriques Moustache, lancée à Épinal dans les Vosges.

Robert Lafont

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