L’homme qui a convaincu un jour Jean-Michel Aulas d’introduire l’Olympique Lyonnais à la Bourse, une première pour un club français, voit plus loin.

Malgré le report inopiné de la cotation du FC Bruges en Belgique, le président d’IPO 1 (recordman des introduction en bourse de PME sur le marché français) rêve de récidiver avec le club de foot féminin de l’OL, (7 victoires en Ligue des Champions). « Cela vaut au bas mot 150 millions d’euros ! » clame-t-il avec son enthousiasme si contagieux. Passablement remonté contre le Private Equity qui ficelle, selon lui, littéralement l’avenir de nos meilleurs entrepreneurs, l’ancien banquier lyonnais ne jure que par la démocratie boursière.

Oracle financier, s’il ne joue pas à titre personnel, il est formel :
« Si demain la pandémie s’arrête, tu verras, la Bourse va baisser. C’est obligé. Elle vend toujours l’avenir, l’espoir, les profits mais est inapte à prévoir les problèmes ou les pots cassés, ceux de la période post Covid. Ceux que personne ne veut voir du côté de la corbeille ! ». Sacré Thannberger ! Il n’est plus à une formule près. Et s’il arrive à ce grand dénicheur de PME à fort potentiel de se tromper, il le reconnaît : « Lorsque je me fourvoie, ce n’est jamais à cause du dossier de l’entreprise, mais toujours sur la qualité des hommes  ! »
En quittant mon bureau, cet Alsacien bon teint qui m’a convaincu, un jour, et à juste titre de faire coter Entreprendre (sur Euronext Growth) ne peut s’empêcher de pester : « Pourquoi chez nous, on ne parle jamais d’efficacité ? Outre-Rhin, c’est le maître mot ! » J’ai bien fait de venir. À bientôt, Louis.

Robert LAFONT

LAISSER UN COMMENTAIRE

Tapez votre commentaire
Entrez votre nom ici

3 × trois =