L’Occitane devrait avoir son siège à Marseille plutôt qu’à Genève

Lettre ouverte à mes amis de gauche qui ne veulent pas baisser les impôts !

Arrêtons de nous perdre en débats idéologiques. Prenons un exemple concret , ce sont les plus explicites. Prenez une petite affaire de cosmétique provençale fondée à Manosque (Alpes-de-Haute-Provence) par Olivier Baussan (aujourd’hui à la tête des calissons du Roy René à Aix-en-Provence).

Lorsqu’il la reprend en 1996 à l’âge de 50 ans, avec son ami André Hoffman, l’homme d’affaires franco-autrichien Reinold Geiger est loin de se douter qu’il va en faire un des plus beaux succès entrepreneuriaux de ces 30 dernières années. Aujourd’hui, la pépite provençale des senteurs naturelles vend avec 1700 boutiques dans 90 pays pour un chiffre d’affaires de 1,64 milliards d’euros et plus de 9000 salariés. Une de ces réussites dont pourrait s’enorgueillir à juste titre le ministre du commerce extérieur Franck Riester.

Pour la petite histoire , ce dernier interviewé ce matin sur France Info pendant une demi heure par notre confrère Jean- Jérome Bertolus a parlé de tout sauf de ce qui fâche ; le déficit de notre commerce extérieur. Étrange non, celui est quand même de 70 milliards d’euros annuels. Ce qui fait dire à son collègue du gouvernement, Bruno Lemaire sans sourciller que : « ce déficit devra être la priorité du prochain quinquennat. » ( sic)

Il serait temps que nos médias s’intéressent un peu aux réalités économiques et industrielles de notre pays et se demandent par exemple pourquoi cette multinationale française qu’est devenue L’Occitane , même si elle est cotée à la Bourse de Hongkong , n’a pas jugé utile d’installer son siège opérationnel  à Marseille ou Avignon, mais plutôt en Suisse , son siège social étant lui à Luxembourg. C’est quand même la bonne question. Et il doit bien y avoir un lien avec l’imposition fiscale des sociétés !


C’est un sujet qui mériterait d’être évoqué lors de ces présidentielles.Vous allez me dire que le siège d’Airbus n’était pas non plus en France mais aux Pays – Bas avant d’être rapatrié en 2015 à Blagnac près de Toulouse. Le patriotisme industriel a décidément de l’avenir. Encore faut- Il que nos médias s’en saisissent.

Robert Lafont

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