Catana Group

Olivier Poncin est décidément un entrepreneur comme on n‘en fait peu ! Il y a sept ans, au plus fort de la crise, on ne donnait pas cher du constructeur de Catamarans indépendant des Pyrénées-Orientales. C‘ était mal connaître le patron de Catana Group qui n’hésita pas à remettre dans l‘affaire tout son patrimoine personnel pour pouvoir sauver son entreprise. En misant sur une nouvelle gamme baptisée
« Bali  » qui révolutionna le marché nautique des multicoques dominé par les constructeurs français comme Bénéteau, Pajot ou Fontaine. Catana est passé d‘un marché de 150 bateaux a plus de 1500 dans le monde. Avec 180 catamarans fabriqués par an, et un carnet de commandes bien rempli de 250 unités, le groupe de Canet-en- Roussillon dans les Pyrénées- Orientales (74 millions d’euros de chiffre d’affaires), également présent en Charente-Maritime à Marans, peut voir venir et enregistre le plus beau taux de croissance du secteur.À noter que le fonds luxembourgeois Indépendance & Action AM vient juste de prendre plus de 5% du capital.

Le conseil d‘Entreprendre :
acheter même si la bourse a commencé à bien saisir tout le potentiel de cette belle PME familiale qui est à son plus haut historique. Renforcer jusqu’à 6,20 € l‘action
(CATG)

STMicroelectronics

La pénurie du marché des semi- conducteurs fait beaucoup de malheureux dans l‘industrie à l‘exception de leurs fournisseurs comme le géant franco- Italien de Grenoble (à Crolles) présidé par Jean- Marc Chéry. Porté par la très forte demande de composants électroniques, le carnet de commandes de STMicrolectronics est même supérieur de 40 % à ses capacités de production. Une situation assez enviable qui ne devrait pas se modifier dans les années qui viennent. Le leader européen des semi- conducteurs devrait dépasser les 10,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2021. Du solide !

Le conseil d‘Entreprendre :
Renforcer jusqu’à 38 €, l‘action est spéculative mais elle repose sur des fondamentaux très
sûrs (STM)

NRJ Group

Le groupe média fondé en 1981,à partir d‘une petite radio libre, par le malouin Jean-Paul Beaudecroux, 75 ans, qui en détient toujours 82% des parts, nous paraît largement sous-cotée par les investisseurs. Même si le groupe de radio et de télé a subi les contrecoup de la crise sanitaire, il s‘appuie sur des marques fortes (NRJ, Chérie FM, Rire & Chansons, Nostalgie pour la radio ou NRJ 12 ou Chérie 25 pour la télévision) qui ont fait leurs preuves. D‘autant que le marché pub qui fait l‘objet d’une belle résilience, connaît une belle embellie. Les revenus publicitaires, hors échanges, progressent ainsi de plus ds 15% pour s’établir à 164 millions d‘euros annuels. Grâce à une excellente gestion, NRJ Group renoue avec la rentabilité et un bénéfice opérationnel de 5,7 millions d’euros. Vous pouvez donc miser sur ce groupe média indépendant qui continue de susciter bien des convoitises de la part d‘ opérateurs comme Bouygues (TF1), Vivendi (Bolloré) voire Free-Iliad (Xavier Niel) ou même Alain Weill, l‘ex-Président d‘Altice media, actuel propriétaire de L’ Express, sur un marché en voie de consolidation.

Le conseil d‘Entreprendre
Acheter, le cours qui a dépassé les 11€ en 2017, avoisinne les 6,20 € actuellement. Un titre sous-coté qui pourrait vite remonter à 7.80 €. (NRG)

Robert Ayache

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