Photo David Niviere/ABACAPRESS.COM

Arriver à transformer un produit bien de chez nous en référence mondiale devrait inspirer pas mal de nos créateurs dans tous les secteurs. C‘est précisément ce qu’a initié Sacha Lichine avec le rosé de Provence. Ce grand voyageur devant l’éternel a réussi, au nez et à la barbe de tous les observateurs, à faire de Château d’Esclans un must du rosé et dans le monde entier. Au début aux États Unis, on le prenait pourtant pour un fou tant l’image du rosé était « abominable » (sic).

Désormais, la vogue est devenue une vague. Et la planète se met au rosé(un vin inventé en Provence comme le rappelle avec gourmandise notre ami Alexandre Lazareff – voir sur EntreprendreTV).

Une tendance mondiale avec des courbes de croissance parallèles à celle du Champagne rosé. Après le Japon ou les USA, reste à conquérir l‘ Amérique du Sud. Dans le Sud de la France, les vignerons ne sont pas en reste. Le propriétaire de Château Thuerry, Jean- Louis Croquet, l‘ex- roi des études de marché avec TNS Sofres, nous raconte, sourire aux lèvres, recevoir sans arrêt des propositions de rachat pour son majestueux Domaine de 400 hectares sis dans le Haut-Verdon entre Draguignan et Tourtour.

On le croit sur parole. L’engouement est bien réel. Les grandes marques ne sont pas en reste (Minuty, Ott, Château de Berne, La Coste ou Sainte Roseline). Bernard Arnault, le patron de LVMH, comme toujours, fait les choses en grand et rachète tout ce qui bouge en Provence : Château du Galoupet, Château d‘Esclans et il veut faire de Whispering Angel, le vin de rosé le plus vendu dans le monde. Il n’est pas le seul. Pernod-Ricard vient d’acquérir le Château Sainte- Marguerite, ainsi que Chanel sur l‘ile de Porquerolles.Dans le même élan, de grands capitaines d’industrielle ; Michel Reybier, Philippe Austruy, Roger Zannier, Paul-François Vranken,Bernard Magrez,Richard Mille, James Dyson ou Stéphane Courbit… on n‘a pasfini de déguster du rosé.

Même les Bordelais s‘y mettent. Dans le Médoc, Jean Guyon sort sa cuvée rosée Rollan de By. Mais attention, comme le dit Lichine, l‘homme sans lequel rien ne serait produit ; « une marque ne se construit pas seulement sur Instagram, en achetant de la pub ou dans un bureau de marketing. Il faut aussi prendre son bâton de pèlerin… »

Cela ne lui a pas si mal réussi. De 130 000 bouteilles, Whispering Angel est passé à 12 millions ! On en redemande.

Robert Lafont

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