Les secrets de Bruno Lecluse, le dernier patron de télé indépendant

Il existe encore des chaînes de télé libres ou indépendantes. À 61 ans, Bruno Lecluse, le fondateur de Secom, dirige aujourd’hui trois chaînes payantes qui « font du bien », conformément à son idéal de jeunesse, à savoir Mélody TV, Muséum et My Zen. Un beau groupe audiovisuel né dans les Hauts-de-France à Lille (une centaine de collaborateurs, 18 M€ de chiffre d’affaires), dont il détient toujours 10 % des parts aux côtés de tout ce que compte la métropole lilloise de patrons entreprenants, de Thierry Mulliez à Vincent Montagne (le roi de l’édition et de la BD avec Média Participations), Lecluse a un idéal (son atavisme catho ? Il a fondé en son temps la chaîne KTO détenue par Bayard) : faire du bien aux gens, et il se refuse, phénomène rare dans les médias, à traiter les sujets qui abaissent ou rapetissent, comme les faits divers qui envahissent radios et télés actuellement.

Un exemple à méditer. On ne se refait pas. À 24 ans, il créait la première radio de la ville au Beffroi, Metropolys, devenue depuis RTL 2. Adepte d’un management commandos, il préfère diriger une fédération de plusieurs entités de dix salariés maximum afin de privilégier l’implication, la responsabilité et l’engagement de chacun : « Au moins, on n’a pas affaire au N moins 5, on sait à qui on a affaire ! »

D’ailleurs, comme le dit son ami Mulliez : « On n’est pas bon parce qu’on est gros, mais on devient gros parce qu’on est bon ! » Nuance, reste ensuite à rester bon quand on devient gros ! Autre précepte business à retenir : « Si tu achètes cher, tu as toujours perdu… » À méditer, on va décider reparler de ce patron pas tout à fait comme les autres (interview sur EntreprendreTV). Son dernier coup : avoir convaincu Marc Feuillée de lancer Le Figaro TV sur les décombres de la chaîne hertzienne parisienne Via, reprise après dépôt de bilan.

Robert Lafont

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