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Dernier Conseil des ministres pour Jean Castex

Ce jeudi, en fin de matinée, s’est tenu le dernier Conseil des ministres pour Jean Castex, en tant que chef du gouvernement, après près de deux ans à Matignon. Le chef du gouvernement sortant avait en effet déclaré mardi dernier qu’il remettrait, sans délai, sa démission et celle de son gouvernement au chef de l’Etat. Emmanuel Macron, dont le mandat présent s’achève le 13 mai, avait indiqué, dans l’entre-deux-tours, qu’il prendrait “quelques pas de recul” en cas de réélection.

C’est donc bien un gouvernement au grand complet qui était présent, au Palais de l’Elysée, ce jeudi: ministres, ministres délégués et secrétaires d’Etat. Soit 42 personnes invitées et trop de monde pour le salon Murat, lieu habituel des Conseils de ministres, qui aura donc lieu dans la salle des fêtes de l’Elysée. Exceptionnellement, la cour du Palais de l’Elysée était ouverte à la presse pour l’arrivée du gouvernement.

Après le Conseil des ministres, le cocktail-déjeunatoire était offert par le Président réélu, en présence d’Alexis Kohler, le secrétaire général de l’Elysée et de Claire Landais, la secrétaire générale du gouvernement. Au lendemain du deuxième tour de l’élection présidentielle, Emmanuel Macron a rendu un vibrant hommage à son Premier ministre: “Jean Castex venait de la droite. Il a mené une des politiques les plus sociales des dernières décennies, parce que c’est aussi un homme de coeur et il a la fibre sociale.”

Jean Castex doit remettre sa démission dans les jours qui viennent, surement à partir de ce vendredi, selon une source gouvernementale, mais plus vraisemblablement en début de semaine prochaine. Quant au futur Premier ministre, Emmanuel Macron avait indiqué, ce mercredi: “Ce sera quelqu’un qui est attaché à la question sociale, à la question environnementale et à la question productive”.

Un appel “aux femmes et aux hommes de gauche”…

Ce jeudi, dans le journal Le Midi Libre, le président de l’Assemblée Nationale, Richard Ferrand, député du Finistère et ancien socialiste a lancé un appel: “Notre rassemblement, déjà vaste, a vocation à s’élargir. Aujourd’hui, je lance un appel aux femmes et aux hommes de gauche, sociaux démocrates, socialistes, écologistes, pour leur dire qu’ils ont toute leur place dans notre majorité pour apporter leur sensibilité, leurs propositions, leurs priorités, leurs préoccupations.”

« Nous militons pour une France forte, dans une Europe assez puissante pour peser sur le cours du monde. Ceux qui lorgnent à droit,e vers l’extrême-droite, et à gauche, vers “La France Insoumise” vont rapidement s’enferrer dans des alliances extrémistes.”

““La France Insoumise” propose un recroquevillement, un affaiblissement de la France sur des bases différentes de l’extrême droite, mais qui aboutissent au même résultat. Nous tendons la main aux citoyens, aux élus locaux, nationaux, à toutes les forces qui veulent venir apporter leur pierre au service de la France.”

Cet appel intervient alors que le Premier secrétaire du PS, Olivier Faure, a invité, ce mardi, des socialistes à rejoindre le parti d’Emmanuel Macron. Au sujet de l’ex-Premier ministre, Edouard Philippe, à la tête du parti Horizons, Richard Ferrand réagit: “Je lis des choses sur nos différences qui sont des clapotis. Edouard Philippe, Jean Castex, François Bayrou, Olivier Dussopt, François Rebsamen, se sont engagés pour la réélection du Président. Nous porterons ensemble son projet. Ici ou là, il y aura des frottements, mais ce sera anecdotique.”

Pour le président de l’Assemblée Nationale: “Le prochain gouvernement pourra aller des socialistes sociaux-démocrates, jusqu’à la droite libérale, avec les centristes qui sont là depuis le début.” Concernant les investitures de candidats qui doivent être délivrées, entre alliés d’Emmanuel Macron, en vue des législatives de juin: “J’estime que des équilibres existent dans la majorité sortante et ils doivent être préservés.”

Pas d’alliance entre “La République en Marche” et “Les Républicains”

Ce jeudi, Bruno Retailleau, Président du groupe des sénateurs Les Républicains de droite, a déclaré: “Le Sénat va devoir jouer un rôle important, un rôle de contre-pouvoir, un rôle qu’il a, traditionnellement, de représentation des territoires et, ce rôle-là, il ne peut le tenir que si le groupe majoritaire, c’est-à-dire “Les Républicains”, est indépendant du macronisme.” Un courant minoritaire, mené par Damien Abad et Guillaume Larrivé, est en faveur d’un rapprochement avec la majorité présidentielle.

“Pour faire un pacte, il faut être deux”

Depuis cette semaine, Les Républicains ont décidé de refuser toute alliance en vue des élections législatives. Ce jeudi, sur Public Sénat, Roger Karoutchi (Les Républicains), s’est expliqué: “Le président de la République n’a pas dit qu’il souhaitait travailler avec Les Républicains. Pour faire un pacte, il faut être deux. Je vois que, d’ores et déjà, Édouard Philippe, qui a largement soutenu Emmanuel Macron, dit lui-même qu’il est surpris parce que personne ne discute avec lui pour les législatives. Alors, par rapport à nous, le problème ne se pose même pas. Si le chef de l’État n’a pas de majorité absolue, il faudra bien gouverner le pays.”

Une majorité de Français pour un président privé de majorité!

Ce jeudi, selon le sondage Elabe pour BFMTV, L’Express et SFR, , 61% des Français voudraient voir le président réélu privé de majorité à l’Assemblée Nationale, à l’issue des législatives. C’est une part beaucoup plus importante qu’en 2017, où ils étaient 47% à émettre ce souhait après la première élection d’Emmanuel Macron. Ce souhait est d’ailleurs majoritaire au sein de toutes les catégories sociales, mais particulièrement au sein des catégories populaires (69%). Il est très fort au sein des électorats de Marine le Pen (88%) et de Jean-Luc Mélenchon (86%).

Les premières mesures si Mélenchon devient Premier ministre…

Ce jeudi, dans le journal L’Humanité, le leader de La France Insoumise,  Jean-Luc Mélenchon, a dévoilé son plan d’action en cas de nomination à Matignon: “La retraite à 60 ans, le refus du RSA-Travail forcé, la réduction des écarts de salaires, l’allocation-dignité, la garantie d’autonomie des étudiants. Il s’agirait aussi, en discussion avec le président de la République, d’obtenir soit un processus constituant, soit, si c’est impossible, le référendum d’initiative citoyenne et le référendum révocatoire par la négociation entre les deux Chambres.”

“C’est déjà un peu de la VIème République dans la Vème!”

Toujours dans L’Humanité, ce jeudi, l’ex-candidat de La France Insoumise à l’élection présidentielle a déclaré: « J’ai même entendu dire que c’était dévaloriser les élections législatives que de les qualifier de “troisième tour” de la présidentielle. C’est exactement l’inverse: il s’agit d’élever une élection, considérée comme une formalité administrative, au rang d’un enjeu du niveau de la présidentielle. C’est déjà un peu de la VIème République dans la Vème!”

 “Pas de prime au président si mal élu”

Encore dans le journal L’Humanité, ce jeudi, Jean-Luc Mélenchon a expliqué: “La capacité à démontrer que l’on fait tout ce que l’on peut pour unifier le maximum de force sera prépondérante pour remporter les élections législatives, en juin. L’abstention a progressé et le gagnant a perdu presque 2 millions de voix par rapport à l’élection précédente. C’est un gouffre. Je fais le pari qu’il n’y aura pas de prime au président si mal élu

La France Insoumise” est la locomotive de la gauche”

C’était ce jeudi, sur France Inter, François Ruffin, député de La France Insoumise, s’exprimait: “Je pense que, vraiment, La France Insoumise est la locomotive de la gauche. C’est une responsabilité. On doit faire rentrer un maximum de personnes dans les wagons et essayer de lancer une dynamique et de porter une direction. Je souhaite, néanmoins, que l’élargissement reste sur de bons rails.”

Les conditions d’une alliance à gauche…

Toujours sur France Inter, ce jeudi, le député La France Insoumise François Ruffin a précisé les trois piliers qui devront soutenir tout accord d’alliance à gauche, que ce soit avec Europe-Ecologie-Les-Verts, le Parti Socialiste et le Parti Communiste: briser le libre échange, mettre l’écologie en avant et œuvrer dans la lutte des classes.

Premier accord entre La France Insoumise et Génération.s

C’est ce jeudi que se déroulait une dernière rencontre entre La France Insoumise et Génération.s, créé par Benoît Hamon, en 2017. A l’issue de cette rencontre, les deux mouvements ont signé un accord dessinant les grandes lignes d’un rassemblement plus large à gauche aux législatives. Cet accord prévoit: “De mettre en place un gouvernement de rassemblement dirigé par Jean-Luc Mélenchon.”

“Pour cela, il s’agira de construire, ensemble, une nouvelle étape de l’Union Populaire en fédérant, sur la base d’un programme ambitieux, toutes les forces qui le partagent, en respectant leur pluralité et leur autonomie. Cette union se fera autour d’une bannière commune et d’un parlement rassemblant les forces politiques et des personnalités du monde syndical, associatif, culturel et intellectuel.”

Les deux formations s’entendent également autour de plusieurs points de programmes: “la hausse du SMIC à 1.400 euros, le retour à la retraite à 60 ans pour toutes et tous, la planification écologique ou encore l’instauration d’une VIème République.

L’accord passé avec Génération.s clarifie la posture à adopter vis-à-vis de l’Europe, question qui a compliqué les négociations entre LFI et EELV: “Pays fondateur de l’Union européenne, la France ne peut avoir pour politique la sortie de l’Union ni de la monnaie unique”, peut-on lire. Toutefois, les deux partis se disent prêts à “désobéir à certaines règles européennes” lorsque celles-ci sont en “contradiction avec les impératifs de l’urgence écologique et sociale”.

Des tractations houleuses avec les écologistes…

L’incompréhension est palpable entre les deux partis (Europe-Ecologie-Les-Verts et La France Insoumise) et le dialogue semble difficile à quelques semaines du scrutin.Ce jeudi, Sandra Regol, secrétaire nationale adjointe d’Europe-Ecologie-Les-Verts a réagit, suite aux discussions entre les écologistes et La France Insoumise, en vue d’un accord pour les législatives patinent: “Ça n’avance pas du tout… On pédale dans le vide.”

Un cadre de La France Insoumise expliquait, ce jeudi, au journal Le Figaro: “Il faudra que l’on constate la situation samedi. Si nous n’y arrivons pas d’ici là, nous n’aurons plus beaucoup de temps pour d’autres discussions. Or, sans nous, ils n’auront aucun député. Chez eux, il y a l’aile Jadot, l’aile droite, l’aile gauche, l’aile truc… Personne ne dit la même chose! Impossible d’obtenir une position officielle…”

“La France Insoumise”: « Nous voulons gouverner ensemble »

Ce jeudi, sur Sud-Radio, Mathilde Panot, députée La France Insoumise, s’expliquait au sujet des discussions avec les écologistes: « Le problème auquel nous nous heurtons avec eux, c’est qu’il y a des divisions extrêmement fortes et, donc, ils ne parlent pas d’une même voix au sein de leur parti. Le but des négociations n’est pas de réduire au silence les autres forces politiques de gauche. Nous voulons gouverner ensemble. Nous voulons un gouvernement de “L’Union Populaire”.”

“Cela veut dire que nous devons être d’accord sur des points: sur la question de la retraite à 60 ans, la question de la désobéissance aux traités, s’ils ne nous permettent pas de mener la politique pour laquelle nous avons été élus, sur la question du Smic à 1.400 euros, du blocage des prix de l’essence, etc.” Sur certaines parties de leur programme, Mathilde Panot affirme que La France Insoumise ne cèdera pas, forte de son bon score au premier tour de l’élection présidentielle.

Sandrine Rousseau: “un danger d’explosion d’Europe-Ecologie-les-Verts”

Dans le journal Le Parisien de ce jeudi, Sa     ndrine Rousseau, finaliste malheureuse de la primaire écologiste, a déclaré: “Il y a, vraiment, un danger d’explosion d’Europe-Ecologie-Les-Verts. C’est tellement tendu que ça pourrait exploser. C’est justement ce que je ne veux pas et c’est pour ça que je reste. Je suis favorable à un accord avec “La France Insoumise” en vue des législatives. Il faut que chacun mette un peu d’eau dans son vin. Si on ne fait pas l’alliance aux législatives, on va se faire agonir par le peuple de gauche, ça va être explosif!”

“Il faut donc construire autour de l’”Union Populaire”…”

Ce mercredi, dans le journal Le Dauphiné Libéré, le maire écologiste de Grenoble, Eric Piolle, a appelé à un rassemblement à gauche, pour les élections législatives, en juin: “Je crois qu’il y a aujourd’hui un consensus assez large pour discuter avec “La France Insoumise”. Cela sera effectivement un virage après la campagne de Yannick Jadot, mais les électeurs nous ont envoyé un message, non? “La France Insoumise” a la main maintenant, mais sans être écrasante. Il faut donc construire autour de l’Union Populaire… Mais quand on a le leadership, on est aussi en capacité de faire de la place à ses alliés!”

Poursuite des négociations entre LFI et le PS

Comme depuis le début de la semaine, les négociations se poursuivent, ce jeudi, entre La France Insoumise et le Parti Socialiste. Les dirigeants des deux familles politiques doivent à nouveau se retrouver pour une nouvelle journée de discussions en vue d’obtenir un accord d’alliance pour les élections législatives. Si les discussions se sont bien déroulées ce jeudi, entre les deux frères ennemis de la gauche, La France Insoumise semble vouloir des garanties.

Selon les informations de BFMTV, le parti de Jean-Luc Mélenchon a demandé au Parti Socialiste de rédiger un texte résumant les positions et les engagements pris au cours de cette première rencontre. Ce texte devrait parvenir à La France Insoumise, d’ici demain midi. Une précaution qu’expliquent sans doute les revirements en cours dans les négociations entre La France Insoumise et Europe-Ecologie-Les-Verts. Un cadre de LFI confie à BFMTV: “On est échaudés par les écolos.”

“D’accord sur des marqueurs politiques forts”

La co-responsable de l’Avenir en commun (le programme de Jean-Luc Mélenchon), Clémence Guette, était sur RFI, ce jeudi, pour s’expliquait sur les discussions entre La France Insoumise et le Parti Socialiste:  “La discussion sur le fond était extrêmement intéressante. J’avoue mon agréable surprise.”

“Les socialistes ont pris acte de certains “ratés politiques” sous François Hollande, notamment “la loi El Khomri” et la “déchéance de nationalité”. Les deux formations sont tombées d’accord sur des marqueurs politiques forts, comme la retraite à 60 ans et l’augmentation du Smic. On attend une déclaration publique de leur part pour acter ça et continuer la discussion.”

Passe d’armes au sein du Parti socialiste…

Le premier secrétaire du parti Socialiste, Olivier Faure, alors qu’il a été critiqué par un courant du parti sur la recherche d’un accord avec La France Insoumise, pour les élections législatives, le Premier secrétaire du PS, Olivier Faure, s’est exprimé, ce jeudi: “J’invite, ceux qui pensent qu’il n’y a plus rien à faire, à partir. Si vous pensez que le PS est mort, qu’il n’y a plus rien à faire, que vous n’appartenez plus à la gauche, alors partez. Rejoignez “La République en Marche”. Sinon restez et battez-vous avec nous. Ça nous changera!”

“C’est la pluralité de la gauche qui fait sa force”

Ce mercredi, dans le journal Le Figaro, le premier secrétaire du Parti Socialiste, Olivier Faure, est revenu sur ses relations avec Jean-Luc Mélenchon: “On a passé plus de temps à se diaboliser mutuellement qu’à réellement chercher à se comprendre, encore moins à s’entendre.”

“Pour remporter les élections législatives, c’est la pluralité de la gauche qui fait sa force, dès lors qu’elle sait se rassembler sur un projet commun. Je ne crains rien d’un rassemblement populaire pour la justice sociale et écologique qui s’exprimerait avec force pour disputer le match avec la droite et l’extrême-droite.”

“Nul n’est propriétaire des voix du PS”

Alors que les discussions se sont bien engagées entre les socialistes et La France Insoumise, le courant “Debout les socialistes” a exprimé son désaccord avec la position d’Olivier Faure, premier secrétaire du parti, qui souhaite s’allier avec La France Insoumise pour les élections législatives.

“Nul n’est propriétaire du PS”, a indiqué le mouvement dans un communiqué avant d’accuser Olivier Faure de n’avoir “cessé d’organiser l’effacement du PS”. Mené par la maire de Vaulx-en-Velin, Hélène Geoffro, le courant souhaite avoir la possibilité de voter les termes de l’accord entre le Parti Socialiste et La France Insoumise.

Les députés socialistes sortants pour un accord avec “La France Insoumise”

Un député socialiste sortant a déclaré au journal Le Parisien de ce jeudi: “ “Les principaux partis de gauche tentent de trouver un accord pour avoir une chance d’obtenir une majorité.

Si La France Insoumise a ouvert ce mercredi, des discussions constructives avec le Parti socialiste, c’est en grande partie lié à la dynamique présidentielle de Jean-Luc Mélenchon malgré des divergences de fond. Les députés sortants sont sur cette ligne, même s’ils doivent étouffer leurs scrupules. Les autres sont plus libres de leur parole.

En ce qui concerne François Hollande, on acceptera assez peu qu’il nous fasse la leçon. Si on est dans cette situation, c’est à cause de lui. C’est lui qui nous fait dégringoler de 28% à 6%, en un quinquennat. Si on ne part pas avec “La France Insoumise”, on est effacé du Parlement, point.”

“Une coalition des gauches et des écologistes”

Rachid Temal, l’ancien Premier secrétaire, par intérim, du Parti Socialiste et actuel sénateur du Val-d’Oise, ne semble pas être prêt à voir une alliance naître avec La France insoumise pour les législatives. Il a indiqué, sur Twitter: “Il ne faut pas une soumission à “La France Insoumise” mais une coalition des gauches et des écologistes.”

Olivier Faure: “Une coalition n’est pas une soumission”

Toujours dans le journal Le Figaro de ce mercredi, Olivier Faure, le patron des Socialistes rejette les critiques qui lui sont faites en interne, depuis sa décision de tendre la main à Jean-Luc Mélenchon pour les élections législatives. Il s’expliquait: “Les gauches ne sont pas irréconciliables. Cette thèse n’a qu’un seul objet: donner le champ libre aux libéraux.”

“Des désaccords demeureront mais une coalition n’est pas une soumission, chacun conservera son identité. Je ne crains rien d’un rassemblement populaire pour la justice sociale et écologique qui s’exprimerait avec force pour disputer le match avec la droite et l’extrême-droite. Ce que je crains plus que tout, ce sont les guerres de tranchées entre formations de gauche qui laissent le champ libre à Marine Le Pen.”

François Hollande: “Discuter n’est pas disparaitre”

Les discussions entre les socialistes et La France Insoumise pour trouver un compromis pour les élections législatives sont bien engagées mais l’ancien président de la République, François Hollande, ce jeudi, sur France Info, se montre critique à l’égard de la stratégie d’alliance adoptée par son parti: “Personne ne refuse de discuter, mais discuter n’est pas disparaitre. L’accord proposé par “La France Insoumise” met en cause des principes mêmes des fondements du Parti socialiste, et c’est pourquoi j’estime qu’il ne sera pas signé.”

“Un intérêt d’appareil de court terme”

Je vois une incompatibilité, notamment, entre les prises de position de Jean-Luc Mélenchon et la construction européenne défendue par notre parti. L’accord, en cours, consiste en un soutien du PS et des Verts à des candidats de “La France Insoumise”, en contrepartie de quelques circonscriptions. C’est un intérêt d’appareil de court terme défendu par le secrétaire national du PS. La stratégie d’Olivier Faure est d’assurer ces quinze à vingt circonscriptions dans lesquelles, j’imagine, il y aura la sienne. Au lieu de s’effacer, pour avoir ces députés, c’est ce que j’ai dit depuis cinq ans, il fallait, au contraire, s’affirmer!”

Fabien Roussel: “Ne pas “présidentialiser” les législatives

Ce jeudi, sur Public Sénat, Fabien Roussel, le candidat malheureux du Parti Communiste aux élections présidentielles, a été interrogé sur la stratégie de La France Insoumise de “présidentialiser” les élections législatives: “Nous qui luttons pour une nouvelle République, contre le “présidentialisme” des élections, nous voulons rétablir une véritable démocratie qui repose sur le Parlement. Je regrette que l’on “présidentialise”, aussi, l’élection législative, le Parlement.”

“J’appelle, de mes voeux, une réunion entre les différentes forces de gauche qui négocient actuellement: LFI, le PS, les communistes et EELV. Je souhaite que nous puissions nous retrouver ensemble et que, dans une discussion qui nous respecte, on puisse lever les différents points de blocage qui existent aujourd’hui.”

“Je regrette que les discussions avec les forces de gauche n’avancent pas assez vite. Il faut que l’on arrive à passer d’un ralliement à l’”Union Populaire”, avec un logo et un homme, à un rassemblement qui respecte l’ensemble des forces et qui nous permette d’enclencher une dynamique sur l’ensemble du territoire, dans tous les départements et avec des candidatures qui, non seulement peuvent se retrouver dans un contrat de législature qui nous respecte tous, mais aussi qui s’appuient sur des ancrages locaux, sur des personnalités locales en capacité de l’emporter.”

“Mettons de côté ce qui fait nos différences, sur lesquelles nous n’arriverons pas à nous entendre. Mais si l’objectif est de construire une majorité, ce n’est pas dans un seul groupe. Il faut qu’il y ait un groupe pour chacune des forces politiques, qui nous permette aussi de défendre ce qui fait aussi nos différences.”

Un accord avec “Reconquête!” pour le deuxième tour!

Le président, par intérim, du Rassemblement National, Jordan Bardella, a déclaré, ce jeudi, sur CNews: “Au premier tour, nous mettons des candidats partout. Il s’agira de candidats du parti ou investis, au cas par cas, par le parti. En revanche, au second tour, il peut y avoir des accords de désistement qui nous amènerons à prendre nos responsabilités et soutenir le candidat patriote le mieux placé. L’essentiel, c’est que nos idées soient défendues à l’Assemblée Nationale.”

“Avec “Reconquête!”, on est d’accord sur le constat que l’on fait de la politique d’immigration, mais on peut avoir des divergences, sur la question des retraites par exemple. Une fois à l’Assemblée Nationale, il pourra y avoir un travail commun avec des députés “Reconquête!”, mais aussi des “Républicains”, sur des sujets comme le régalien, l’autorité, la sécurité ou encore l’immigration.”

Eric Zemmour dévoile une affiche pour les législatives…

Une affiche de campagne, pour les élections législatives, vient d’être imprimée par le parti d’Eric Zemmour,  Reconquête! avec comme titre, “L’avenir de la droite. L’espoir de la France.” En surtitre, le parti se vante d’être le “1er parti de droite avec 2,5 millions d’électeurs, 120.000 adhérents et le 1er mouvement de jeunes!” Sur Twitter, Eric Zemmour annonce que cette “nouvelle affiche a été « collée dans la nuit”. Il appelle “à continuer de bâtir le plus grand parti de France, Reconquête!”.

L’ancien porte-parole de Zemmour quitte “Reconquête!”

Jean Messiha, l’ancien membre du Rassemblement National, devenu porte-parole de campagne d’Eric Zemmour, en 2022, annonce, ce jeudi, sur CNews, qu’il quitte le parti Reconquête!: “Je voudrais reprendre mon activité médiatique et intellectuelle dans mon think tank, Apollon. Eric Zemmour restera un ami. Il a allumé une espérance et c’était une belle aventure. Je suis plus utile pour les idées du camp national ailleurs.”

“L’Union pour la France”: 500 candidats aux législatives

Trois mouvements, Les Patriotes, Debout La France et le mouvement Génération Frexit de Charles-Henri Gallois, entérinent leur alliance pour les élections législatives en formant L’Union pour la France. Ils ont déjà prévu des investitures dans 500 circonscriptions françaises. Dans un communiqué ils expliquent leurs objectifs: “Cette alliance promet de défendre les libertés publiques, l’indépendance de la France et un modèle social si durement attaqué par Emmanuel Macron. L’alliance “L’Union pour la France” reste naturellement ouverte à d’autres mouvements patriotes qui le désireraient.”

Bernard Pace

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