Le mouvement de relocalisation industrielle est-il enclenché ?

Le rapatriement n’est guère facile, malgré la baisse de 10 milliards des impôts de production annoncée par Bruno Le Maire. Mais une chose est sûre : nos industriels et entrepreneurs semblent convaincus que le défi mérite d’être relevé. A l’image de Lunii, jeune pousse française, qui fera désormais fabriquer ses boîtes à histoires dans l’Hexagone et plus en Chine.

Une prise de conscience généralisée, initiée par des initiatives diverses (création du label Origine France par Arnaud Montebourg et Yves Jégo, French Fab par Bpifrance, activisme des magazines L’Usine Nouvelle ou Entreprendre, salon du made in France …) et relayée aujourd’hui par nos créateurs de jeunes pousses, ce qui est un phénomène assez récent.

Lunii, la jeune entreprise de boîtes à histoires pour enfants (19 millions d’euros de chiffre d’affaires), créée en 2014 par Maëlle Chassard, Éric Le Bot et Thomas et Igor Krinbarg, en a même fait son objectif premier. Parvenir à rapatrier intégralement dans l’Hexagone la production de ses petits boîtiers électroniques ludiques visant à instruire la conscience des enfants sur des sujets tels que le réchauffement climatique ou la santé est devenu la priorité de cette ambitieuse PME qui veut désormais s’attaquer aussi aux marchés européens et américains pour arriver à tripler son chiffre d’affaires !

Pour y parvenir, les entrepreneurs ont pris leur bâton de pèlerin et frappé à de nombreuses portes. Avec l’aide du bureau d’études spécialisé Kickmaker et un appel d’offres circonstancié, les dirigeants de Lunii ont sélectionné l’usine de BMS à Bayonne (Pays basque) qui leur garantit des niveaux de prix compétitifs.

Une excellente nouvelle, emblématique de la volonté de nos jeunes entrepreneurs de faire fabriquer sur le territoire. Il est vrai que dans certaines activités comme la cosmétique, l’agroalimentaire, le luxe, les industries de pointe ou la mode, l’origine « made in France » est devenue un formidable vecteur pour accélérer les ventes dans le monde. Si nos entrepreneurs recommencent à croire en notre avenir industriel, alors tout reste possible et c’est de bonne augure pour la suite…

Robert Lafont

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