Le gouvernement a-t-il décidé la suppression du CESE ?

Par Sophie de Menthon, présidente d’Ethic, ex-membre du CESE

Tribune. Rappelons que cette Arlésienne de la société française qu’est le CESE cherche son rôle depuis des années. Une belle institution qui s’est paralysée et enkystée comme le veut tradition administrative.

L’équilibre du CESE tient au fait que toutes les composantes de la société française y sont représentées de manière harmonieuse et non conflictuelle. Le CESE est supposé habilité à sonder l’opinion des français sur tous les sujets… ce qui n’est pas la cas à ce jour (dernier exemple : la consultation sur le mariage pour tous qui a été immédiatement censurée par le gouvernement précédent).

Une institution qui coûte cher, des membres qui siègent souvent en récompense de bons et loyaux service et malheureusement un rôle d’une inutilité inversement proportionnelle aux ambitions de cette troisième institution de l’État 

Le Président de la République a décidé pour ce deuxième quinquennat de créer un organisme consultatif qui n’est pas autre chose que le CESE. Un conseil national qui double le CESE ? La même nature de représentants et rien de plus.  Certes Les français en ont assez des décisions venues « d’en haut », pourquoi ne pas se servir du CESE ? L’avantage de cette chambre c’est qu’il existe des process et des gens compétents qui peuvent poser des questions, recueillir les réponses, analyser ce qu’il en ressort…

Le nouveau conseil sorti de la pochette présidentielle, lui n’aura aucun des moyens du CESE et le Mouvement Ethic espère qu’on ne lui attribuera pas des moyens aux coûts supplémentaires assurés. « Un doublon, estiment les entrepreneurs, et qui ne garantit rien », ajoute Sophie de Menthon.

Alors que supprime-t-on ? Le CESE ? ou la nouvelle identité qui n’a pas encore vu le jour ? Il faut choisir ! Les entrepreneurs estiment que l’idée est bonne : qu’il faut laisser s’exprimer les compétences de ceux qui les ont, en l’occurrence la société civile : entrepreneurs, médecins, agriculteurs…

L’occasion de montrer que ce deuxième quinquennat pourrait démarrer efficacement. Après les « Grenelle », les « Ségur », les « Beauvau », on pourrait instaurer un « Iéna » consultatif et écouté ; et non créer de nouvelles usines à Gaz. Le président de l’actuel CESE, Thierry Beaudet, s’est contenté de tweeter pour rappeler son existence.

Sophie de Menthon
Présidente d’Ethic
Ex-membre du CESE comme personnalité qualifiée

1 COMMENTAIRE

  1. Mme de Menthon dit de l’institution qu’elle « s’est paralysée et enkystée » et qu’elle « coûte cher », pourtant elle a trouvé la soupe très bonne pendant toutes ces années de présence intermittentes, pourquoi ne pas rembourser le contribuable à la hauteur de ce qu’elle y a fait ?

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