Laura Gallon réalise son rêve de relancer l’affaire de joaillerie familiale

Un entrepreneur est toujours plus fort s’il s’appuie sur un courant ou une marque qui lui est proche.

Au départ, elle rêvait de travailler dans la mode et d’y créer sa propre marque. Elle fait quelques stages aux USA (Dior, Vogue, Net-à-porter…) et vite, c’est la déconvenue : « Le secteur de la mode attire beaucoup mais c’est superficiel. Je me suis tournée alors vers la joaillerie, un secteur artistique avec d’avantage de vrais créateurs ».

A 30 ans, Laura Gallon, a eu le déclic de relancer la vieille marque familiale d’orfèvrerie lancée à Orléans dans les années 20 par son arrière-grand-père. Tout s’est accéléré lorsque son père, lui-même chirurgien-dentiste, a la bonne idée de lui offrir justement un modèle de boucle d’oreille  Gallon datant d’avant- guerre, celui-là même que son arrière-grand-père avait offert à son épouse au moment de se marier. Laura y voit un signe et se pique au jeu ; une vraie passion pour l’histoire de cette petite affaire familiale de joaillerie périclitant avec la guerre de 39-40.

Elle fait le pèlerinage dans le Loiret pour retrouver l’atelier, et les archives. Une belle émotion, sa décision est prise, c’est même sa raison d’être : « Il n’y a rien de plus beau que de pouvoir redonner vie a ce que vos aïeux  ont porté… ». C’est autant le cœur qui parle que la raison.

Dans un marché de la joaillerie de luxe dominé par des géants comme Chaumet ou Boucheron, Laura Gallon suit des cours de gemmologie avant de se jeter à l’eau. L’affaire est lancée avec un peu d’argent des proches, un site de e-commerce et surtout de magnifiques modèles, sobres et élégants. Au point que certains, Place Vendôme, souhaitent déjà l’accompagner dans son capital.

Laura Gallon a beaucoup d’atouts dans son jeu mais le plus fondamental :semble être cette incarnation qui est la sienne sur un projet enraciné et une marque (voir sur EntreprendreTV). Une démarche d’autant plus inspirante que notre territoire fourmille d’anciennes entreprises à réactiver.

Robert Lafont

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