Emmanuel Macron et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, le 28 février 2022, à l'Elysée / Eliot Blondet/ABACAPRESS.COM

Alerte sur les marchés et l’économie. Le blocage des échanges avec la Russie risque de se retourner contre l’Europe.

La décision de mettre fin à l’accès au système Swift pour les banques russes peut se retourner contre l’Europe et son système bancaire. La France reste en première ligne avec des grandes banques (Société Générale, BNP Paribas ou le Crédit Agricole) très présentes à Moscou et qui assurent également le financement de nombreux marchés dérivés liés aux échanges internationaux.

Les bourses de Paris ou de Francfort ont déjà perdu quelques 10 % en une semaine. De nombreux économistes, à commencer par Marc Touati ou l’avisé Charles Gave (écoutez son interview sur Sud Radio avec André Bercoff), tirent le signal d’alerte. Pour ce dernier : « La Russie peut parfaitement vivre deux ans en autarcie, en commerçant simplement avec la Chine ou l’Inde. Là où l’Europe, qui importe 40 % de son énergie et de ses matières premières, ne peut pas tenir plus de deux mois. »

La crise militaire et diplomatique peut donc très vite se transformer en Bérézina financière pour l’ensemble des pays de l’Europe de l’Ouest. L’économie est basée sur la confiance. Et la mise à mal de celle-ci découlant de la guerre et du blocage des échanges qui en a résulté par les décisions récentes de nos dirigeants peut provoquer une crise financière plus grave que celle des subprimes.

Nos dirigeants ont-ils sous-estimé cette situation ? C’est probable, à moins qu’ils aient misé sur une sortie de crise rapide. Pour l’instant, on en est loin ! Il est plus que temps de commencer à négocier.

Robert LAFONT

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