Emmanuel Macron (Photo Eliot Blondet/ABACAPRESS.COM)

C’est un paradoxe, cela suppose à la fois de bien mieux gérer et orienter  notre appareil d’Etat et de libérer nos forces vives. Mais c’est possible. De nombreux pays l’ont fait. Alors pourquoi pas nous ?

L’avenir est au souverainisme libéral : un État fort sur le régalien et des acteurs de la société civile libérés et prospères pour une Nation qui marche sur deux jambes. Aujourd’hui les gouvernants masquent leur impuissance sous une réglementation technocratique sans limites. Et sur le terrain, les initiatives sont ralenties. Ce n’est pas une bonne chose pour notre prospérité à tous

Souvenons-nous  que les périodes de souverainisme libéral ont souvent coïncidées avec  des temps d’essor économique important. Sous Napoléon  III, jamais le pays ne s’est autant développé (le chemin  de fer, industries, banques, filatures …). Plus récemment, Pompidou et Balladur ont obtenu d’excellents résultats au plan industriel.

Pourtant, notre classe politique fait comme si rien ne s’était passé. Où était  le grand programme de travaux et de libération fiscale chez Valérie Pécresse, candidate des Républicains aux dernières présidentielles , parti soi-disant héritier du Gaullisme ?  On a vu le résultat. De fait, seul Eric Zemmour a tenté d’esquisser  au plan économique un programme de ce type. Malheureusement gâché, et on peut lui en vouloir pour cela, par des dérapages historiques et des provocations inutiles vis à vis de toute une frange de la population.

Un rendez-vous manqué que doit reprendre aujourd’hui à son compte Macron et le groupe Renaissance et qui repose sur un principe simple : « Plus d’Etat et moins d’impôts, de charges et de règlements. »

Car la France ne peut pas se permettre de perdre cinq ans comme commencent à le dire un nombre conséquent de LR à commencer par le réaliste Jean- François Copé. Il a raison.

Ce n’est pas moi qui le dit mais le très compétent  économiste  au MIT de Boston, Daron Acemoglu qui rappelle dans Les Échos  que :  « Les États sont de mauvais entrepreneurs mais peuvent être de bons leaders. Aujourd’hui aux États- Unis, l’Etat est complètement inféodé au secteur privé. À chaque fois qu’il a besoin d’un conseil, il demande leur avis aux mêmes entrepreneurs de la Silicon Valley. Ce n’était pas le cas dans les années 1940 ou 1950.  À cette époque, l’Etat avait une vision… »

Voilà qui doit mettre du baume au cœur de François Bayrou, Commissaire au plan.  Après tout l’essor des Trente Glorieuses impulsées en France par le Général de Gaulle ne s’explique pas autrement. Tous les partis devraient s’y essayer.

Le chercheur du MIT prend l’exemple de l’énergie photovoltaïque. « Pourquoi le prix de l’énergie a-t-il été divisé par cent ces vingt dernières années ? Pas parce que les gouvernements l’ont décidé, mais parce qu’ils ont joué un rôle important avec les réglementations. Le secteur privé s’est ensuite emparé du sujet et la demande des consommateurs a changé dans le bon sens. »

Très exactement la voie à suivre : offrir au privé la capacité à se développer comme le fait par exemple Bruno Le Maire, avec les cryptomonnaies en France, afin de permettre à notre pays de devenir un leader en la matière. C’est en cours et c’est ce qu’il faut faire sur toutes les activités stratégiques.

Impossible n’est pas Français !

Robert Lafont

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