La crise de l’Occident a un caractère d’impérieuse nécessité

Tribune. Nous devons réaliser notre mue vers la transformation en suivant les voix du sens, de la conscience citoyenne éveillée vers le passage étroit de la voie de la diversité et de la souveraineté à l’ère de la modernité, du transhumanisme, pour que la crise transitionnelle nous conduise à la mutation nécessaire à la régénération de notre système immunitaire politique, économique, sociale, d’innovation, de créativité vers l’élévation de nous-mêmes.

Nous devons retrouver de la maturité citoyenne.
Une gouvernance éthique, holistique, des valeurs fondamentales.

Les crises en ce sens,  sont nécessaires à l’évolution de l’Esprit , elles aiguisent les plus brillants, elles révèlent les individus les plus médiocres et vulnérables.

La crise globale a un caractère de révélateur de l’alchimie de l’humanité.
Elle permet d’éclairer les forces et les faiblesses des hommes politiques mais aussi des sociétés.

L’âme du monde moderne est confondante d’apathie, mollasseries , mièvreries.
Elle est divisée, matérialiste,  haineuse, appauvrit de soumission et pertes des repères , pertes des valeurs éthiques, spirituelles, sens de la vie , libre arbitre.

Ou sont les forces vivent en pleine force de l’âme d’avenir ?!

Ou sont les entrepreneurs au génie créatif pour porter haut les couleurs du made in FRANCE dans le monde moderne agonisant ?!

L’intelligence collective Française doit se régénérer pour créer, innover, développer.
Penser l’avenir de la France par la volonté politique d’une gouvernance de l’esprit sur la matière qui se doit de vision stratégique d’avenir pour les jeunes générations.

La métaphysique du cycle cosmique qui définit notre temporalité dans le monde moderne nous rappelle que l’humanité obéit à des cycles.
La mentalité des humains, le comportement obéissent à ces cycles.
Les événements actuels sont des indicateurs de positionnement dans le cycle; actuellement nous sommes à la fin de celui-ci…la fin d’un monde .

L’homme moderne se caractérise par son égocentrisme .
Le péché de l’homme moderne est d’avoir oublié qu’il s’inscrivait dans un cycle et un devenir infiniment supérieur à lui. Le devenir universel s’impose à lui.

L’homme moderne ne peut pas dompter l’univers .
Descartes dirait des hommes modernes  :  «  se rendre comme maîtres et possesseurs de la nature … ».

Faire de la nature notre propriété est très prétentieux.

Les Européens ont cherché à conquérir la nature pendant la période humaniste pour la mettre au service de l’homme d’où son appellation dite période de la renaissance.

Qui peut renaître à nouveau?
Seul l’illimitable .

Dans le groupe LREM qui se rebaptise RENAISSANCE que doit -on comprendre ?

Macron se prend pour le divin alors qu’il n’est qu’un freluquet laquais des mondialistes.

Il a une aspiration à la divinisation de l’homme.
Une aspiration à remplacer l’absolu divin par l’absolu humain.

Signe de la fin des temps .

A t’il oublié la justice divine ?!

Des perses aux Grecs et Romains , la roue des cycles nous conduit de l’âge d’or en passant par l’argent, le bronze, à l’âge de fer … l’âge sombre, celui des ténèbres. Vous l’aurez compris, nous sommes dans la phase terminale de cette ère .

L’âge du désordre et du rejet des principes supérieurs. Dans cette fin de cycle , les révélations montreront le chemin à emprunter pour un nouvel âge d’or.
Nous devrons dépasser nos pensées qui nous conditionnent « le passé est dépassé « …
L’idée,  qu’aujourd’hui et meilleur qu’hier, reste
notre conception du progrès alors qu’il ne l’est que sur le plan matériel.

Louis XIV ne souffrait pas de ne pas rouler en Tesla , nous ne souffrons pas du manque de ce qui n’est pas encore inventé.
Le progrès n’est en fait qu’une création de besoins artificiels qui nous donnent l’illusion du bonheur qui ne fait que creuser davantage le puit de nos désirs.
A l’identique des relations humaines, les relations se sont pacifiées mais se sont-elles améliorées ? Sommes-nous plus solidaires, disponibles , conviviaux ? Le progrès de l’individualisme, de la solitude, la misère affective,  est-il un progrès enviable ?

Des écouteurs dans les oreilles, un écran devant les yeux et nous nous retrouvons seuls au monde.

Bien sûr , il y a des avantages à la modernité mais l’Humanité a t’elle gagné en bonheur ?
Les progrès matériels peuvent-ils être une finalité en soi?

Ne sommes-nous pas les victimes d’un mensonge du progrès ?

La crise du monde moderne est le point culminant du mensonge du progrès en même temps que la prise de conscience pour l’humanité d’où nous conduit ce mensonge.
Pour pouvoir en faire le constat sur le plan mondial, il faut que le mensonge soit constaté par tous. Le caractère mensonger du progrès par la prise de conscience collective de l’humanité permettra la refondation et la régénération , le développement ( appellé progrès aujourd’hui…)
Pour faire croître et étendre la prospérité économique non « l’augmentation « de…

La qualité ne doit pas être remplacée par la quantité au prétexte de la «  croissance « …

La tradition primordiale existe, elle est une spiritualité commune pour tous les anciens peuples, elle est absente de dogme .
L’unité profonde de toutes les doctrines métaphysiques traditionnelles, leurs différences ne sont que de formes liées au fait que, chaque peuple a sa singularité d’où un langage spécifique à chaque peuple ;

Nous constatons un éloignement du langage spirituel qui veut dire que l’histoire de l’humanité est l’histoire de la matérialisation du monde .

C’est l’histoire de la naissance de l’humanité dans la matière, dans les ténèbres de la matière.
L’origine spirituelle du monde , la lumière dont une partie tombe dans l’obscurité , accélère et se solidifie pour devenir matière nous éloigne du monde spirituel et de la nature.
De notre rapport à la faune et la flore.

La dualité est la matérialisation , la création, l’instrumentalisation qui nous éloigne de la spiritualité, elle est dissolution de la lumière qui nous éloigne de l’essentiel, de nous mêmes.

Du métaphysique au physique d’une conception spiritualiste du monde au matérialisme;
L’évolution de la mentalité humaine , de la mythologie babylonienne à la Genèse biblique, avait un principe supra matériel;
De nos jours, nous parlons du bing bang , du vide quantique …, on recherche un principe matériel à la recherche de l’univers .

Les physiciens parlent de la matière qui constitue l’univers,des planètes, galaxies … il y a bien une épistémologie matérialiste dans notre monde moderne. La médecine ne s’occupe que du corps… de la matière , les modernes pensent le monde sous l’angle de la matière, tout est mesurable, quantifiable, voilà pourquoi les mathématiques ont un rôle central dans les études .

Tout ce qui n’est pas quantifiable échappe à la science moderne .

Un sentiment, une idée ne sont pas quantifiables
Etc… hors la société moderne à besoin du quantifiable quitte à rejeter le reste.

Dans la mentalité du monde moderne il y a le matérialisme et pire le rationalisme.
Platon considérait que l’intuition était supérieure à la raison .

L’intuition est la saisie immédiate des essences.

Elle est le stade supérieur de la raison .

Spinoza aussi croyait à la puissance de l’intuition qui est le dépassement de la raison.

L’entendement humain est limité .

Kant nous a fait rentrer dans l’ère de la rationalité en limitant les pensées par rapport à la connaissance.

D’un point de vu moderne, savoir par intuition veut dire savoir sans savoir pourquoi.
Seule la raison est considérée comme un mode de connaissance fiable .
L’ethymologie du mot raison est ratio…
La raison quantifie . La raison réduit le champ de la connaissance; elle reste sourde à certaine vérité qui ne sont pas de l’ordre de la raison.

Elle demeure impuissante quant il s’agit de rassembler , de synthétiser.
La raison voit les différences avant de voir les points communs.
L’avenir individuel est la conséquence du matérialisme et du rationalisme qui coupent l’individu de toutes formes de transcendance.

L’individu privé de tous moyens d’élévation devient son seul référent.

La modernité est la phase ultime de l’éloignement spirituel , la maximisation du plaisir dans la pure sensation en oubliant l’Esprit qui élève l’Individu qui ne se voit que comme un corps qui doit jouir du monde terrestre.

La modernité est l’ère de l’oubli de l’être dans l’agir pour ne pas avoir à être.

On agit pour s’agiter parce que l’agitation met notre corps en mouvement , elle remplie le corps de sensations ce qui rend le spirituel superflu.
A terme la dissolution de l’être.

La crise du monde moderne nous montre toutes les limites et dangers du progrès qui ne rend pas les Hommes heureux.
Nous sommes à la recherche de notre besoin de sens; le monde moderne a privé l’Humain de sens de la vie .
Pour survivre à la modernité et bâtir le monde nouveau il faudra le féconder de notre lumière.

Véronique Rocchi

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