À 26 ans, le nouveau prodige de la musique électro enchaîne les tubes. Sur les traces de ses devanciers David Guetta ou Bob Sinclar, le Toulonnais, Valentin Brunel, son vrai nom à la ville, investit sur son propre studio d’enregistrement, en plein Paris.

Dès son plus jeune âge, ses parents familiarisent Valentin Brunel à la musique. Joueur de guitare, il est séduit à l’adolescence par la musique électronique qu’il approche en retravaillant des musiques existantes, puis en créant ses propres mélodies. Il est très jeune, mais commence à se faire connaître en diffusant ses premiers es-sais sur les réseaux sociaux. Ses remix sont diffusés sur YouTube et attirent l’attention.

C’est fait, il a trouvé sa voie. Ce sera la musique. Ses parents lui ac-cordent leur confiance, ils savent depuis longtemps qu’il s’agit d’une passion, il est très jeune, pourquoi ne pas le laisser tenter sa chance ? C’est donc sereine-ment que le jeune homme peut faire ses preuves, et si cela ne marche pas, il sera toujours temps de se réorienter. Leur patience est mise à rude épreuve pendant un an où jeunesse oblige, les sorties entre potes sont bien plus séduisantes que de rester enfermé à travailler.

Un petit coup de pression parentale suffira. Le Toulonnais avouera que c’est suite au refus qu’il fait à ses amis de sortir avec eux en bateau qu’il mettra au point le super remix qui va le lancer. De là à se dire que le travail et quelques sacrifices paient, il n’y a qu’un pas.

AU TOP À 20 ANS

Finalement, ses parents n’ont pas dû attendre bien longtemps. En 2016, son remix de « This girl » fait le tour du monde en étant certifié 14 fois disque de diamant. Signé par Barclay, il peut voir l’avenir en rose, fait la première partie du David Guetta Tour, et dispose de ses propres concerts à l’occasion de la sortie de son premier album « Layers ».

Consacré héritier de la grande lignée des DJ français stars de l’électro, membre à part entière de la French Touch, une Victoire de la musique à son actif, autant dire que cela va très, très vite.
La pandémie et ses différents confinements mettent un gros coup de frein à ces activités. Les concerts lui manquent, ni une ni deux, Kungs loue un club avec des amis et diffuse ses livestream pour combler sa frustration et permettre à ses fans de poursuive quand même la fête chez eux. Ce club virtuel a un nom, le « Club Azur ».

SIX ANS APRÈS LE PREMIER, LE SECOND

La pandémie a aussi été le bon moment pour Kungs de travailler à la musique qu’il veut mettre en avant une fois les choses revenues à la normale. La concrétisation ne se fait pas attendre. Kungs reprend les soirées et concerts en réutilisant le nom de « Club Azur », et sort son second album en mars dernier, six ans après le premier, toujours sous la même signature. Avec ses morceaux optimistes, ensoleillés, le jeune Valentin montre qu’il sait aussi prendre son temps après un succès planétaire qui l’a pris par surprise. Pas de « pétage de plomb » pour le DJ. Avec l’album « Club Azur », il dit avoir voulu prendre parti pour la fête, les retrouvailles, même si Kungs avoue que le morceau Lullaby, bien plus romantique, est son petit préféré.

KUNGS PASSE À LA VITESSE SUPÉRIEURE

La valeur n’attend pas le nombre des années dit le dicton. Kungs en est un parfait exemple, il décide de monter un concept global sur le nom « Club Azur ». Bien plus qu’un album, ce sera un label grâce auquel Kungs pourra non seulement travailler, mais surtout signer les artistes qu’il choisira, de nouvelles pépites encore peu connues du public. Rien de moins que la création d’une nouvelle marque, toujours en parallèle de la poursuite de sa carrière.

Ce nouveau représentant de la French Touch née comme lui dans les années 90 peut finalement remercier l’incroyable concours de circonstances créé par la pandémie. Cela lui a permis de chercher et trouver des solutions pour poursuivre sur sa lancée, en imaginant son monde post-confinement.

À partir de la création d’un livestream lancé pour tromper la frustration, le concept Club Azur a ainsi pu évoluer pour se transformer en véritable entre-prise, jusqu’aux casquettes, casques et autres tenues siglées. Une période qui a laissé un surnom surprenant pour Kungs, devenu « roi de la bamboche ». A ce jour, la surprise reste intacte, si le label est bel et bien créé, il faut encore attendre pour écouter les nouveaux sons que Kungs mettra en avant avec son équipe.

Claudio Flouvat

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