Encore faut-il savoir de quoi l’on parle…

L’intelligence artificielle (IA) constitue l’un des meilleurs réservoirs de croissance et d’innovation pour nos entreprises. De nombreuses jeunes pousses françaises (Ikomia à La Rochelle) ouvrent la voie. France Digitale estime à 15000 le nombre d’emplois créés par ces startups tricolores en 2022, en augmentation de 25% d’une année sur l’autre. L’avènement, d’autre part, de la première Silicon Valley européenne installée sur le plateau de Saclay (91) peut s’avérer aussi un atout décisif.

Une plateforme dédiée, « Caption.market »vient même d’être lancée pour faciliter l’investissement des fonds sur ces jeunes pousses de l’intelligence artificielle.

Rappelons ici en quatre points à l’attention de nouveaux entrepreneurs de la French Tech les principaux débouchés les plus assurés de l’IA pour les années à venir. Les applications sont nombreuses.

L’IA peut permettre :

– de trouver de nouveaux matériaux, procédés ou principes actifs performants et dénués des ingrédients polluants ou toxiques

– de mieux identifier les déchets en s’appuyant sur le recueil de données issus des procédés industriels (vibration, son, température…)

– de réduire la consommation d’énergie en fluidifiant le trafic (Coyote, Waze…) ou en optimisant les usages des objets connectés dans les zones urbaines

-en matière médicale, de recourir aux images pour accélérer les diagnostics et le choix des traitements thérapeutiques.

Des applications multiples sont à imaginer. Elles donneront lieu à de formidables réussites de la part de nos meilleurs entrepreneurs. Même si, effet pervers, le recours à l’IA va entraîner aussi un essor de la consommation d’électricité. Rappelons que si 65 % de la population mondiale est connectée en 2022 à Internet (contre 27 % en 2010)), il existe aussi des possibilités de réduire cette consommation d’énergie grâce précisément au recours à l’IA. La dirigeante du « World Materials Forum », fondatrice à Nancy de la PME de micromécanique « Rondol » (industrie pharmaceutique) cite l’exemple (Les Echos du 8/5/2022) d’un groupe chimique qui a pu retirer un ingrédient toxique de ses produits grâce à un système d’IA réduit à une centaine de données.

Il ne s’agit donc pas de tout analyser mais plutôt de se polariser sur quelques données essentielles. Plutôt qu’un Big data, misons sur une juste data.

Robert Lafont

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