Gutenberg One, l’incroyable projet « made in France » d’un Netflix du livre et de la presse

Au lieu de nous parler de l’affaire Jubillar, la presse devrait faire ses choux gras avec ce projet Gutenberg One, tant il semble emblématique, novateur et utile pour toute la communauté nationale.

Arriver à mettre en place dans toutes les zones où il n’y a plus ni libraires, ni marchands de journaux, ni bibliothèques, ces fameux robots imprimeurs capables de publier à la demande en moins de trois minutes tout ouvrage ou publication, a de quoi faire rêver.

D’autant qu’en plus, tout est imprimé sur papier recyclé « made in France », avec un gain carbone de 70 %, produit par Clairefontaine, dans les Vosges. C’est pourtant bien l’incroyable projet porté par l’entrepreneur français, Hubert Pédurand, qui présente l’immense mérite d’être l’inventeur du prototype. Le brevet, aujourd’hui évalué à plus de 5 millions d’euros, a été élaboré avec l’appui de plus de 5 CFA. L’industrialisation, elle, est sous-traitée à R&D Technology, une PMI alsacienne de robotique appliquée à l’industrie du futur de 70 salariés et située à Saverne (67). Reste la mise en place de ce « Netflix de l’écrit », comme le proclame avec enthousiasme ce bac moins trois de 53 ans, diplômé du cours Florent, ayant joué au théâtre avec Rosy Varte et, qui dans une autre vie, a été dirigeant du Quotidien de la Réunion.

Hubert Pédurant, le fondateur de Neomedias, qui est en train de trouver des appuis auprès d’Emmanuel Macron et surtout de l’Europe – il s’est fait un point d’honneur à trouver des financements auprès du fonds européen innovation -, est en train de prouver que dans notre nouveau monde, tout devient possible.

Et qu’un homme seul et déterminé peut sans réseau à partir d’un petit village de l’Yonne, Coulanges-la-Vineuse, en s’adossant à la logistique de l’imprimeur régional, le groupe en LABALLERY à Clamecy (22.000.000 de livres imprimés pas an avec entre filiale Floch à Mayenne et la Scop Laballery à Clamecy) mettre en œuvre avec de bonnes chances de succès un projet ambitieux d’envergure mondiale.

Gutenberg One vise l’installation de 250 distributeurs, au prix de 120 000 euros chacun, dans tout le pays sans oublier l’Outre-mer. Un premier prototype est déjà en place chez l’éditeur L’harmattan, rue des Écoles à Paris. Son business plan affiche 18 millions d’euros au compteur d’ici 2025 avec un résultat d’exploitation de 5 millions d’euros.

Des prévisions qui ont de quoi attirer l’intérêt de bien des investisseurs d’autant que Neomedias ne recherche qu’à peine 3 millions. Une goutte d’eau quand on la compare au niveau des levées de fonds à plus de 100 millions d’euros dont sont l’objet en ce moment les plus belles licornes de la French Tech.

Hubert Pédurand ne devrait pas tarder à attirer les investisseurs, d’autant que son projet est aussi une véritable aubaine pour la francophonie et la diffusion de la langue française. 45 000 nouveaux ouvrages sont publiés chaque année en France. Un projet d’entrepreneur d’envergure comme on aimerait en voir plus souvent. Dernier point, Neomedias n’exclut pas de mettre en place sa propre chaîne de fabrication dans une région accueillante. Avis aux amateurs, la réindustrialisation est à ce prix.

Robert Lafont

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