Grèves à la SNCF : un coût indécent pour chaque Français !

Les grévistes de la SNCF, même ultra-minoritaires, sont-ils conscients des atteintes portées au service public pour l’usager et également des coûts qu’ils engendrent pour chaque citoyen contribuable ? Faut-il rappeler qu’en 2018, notre État déjà surendetté n’a rien trouvé de mieux que d’accepter de reprendre l’intégralité de la dette de 35 milliards d’euros portée par SNCF réseau ? Un cadeau royal qui visiblement est déjà oublié par des syndicalistes adeptes du « toujours plus » comme l’écrivait en son temps François de Closet.

En 2020, Covid oblige, l’Etat a également accepté dans sa grande mansuétude de recapitaliser la compagnie ferroviaire publique de 4,05 milliards d’euros. Un État bon prince et peu regardant sur le coût engendré par les conflits sociaux.

Une véritable spécialité maison puisque, rendez- vous compte, on estime que depuis 1947, c’est plus de 30 millions de jours de travail qui auraient été perdus. Un manque à gagner considérable pour la compagnie, pour les usagers que nous sommes et pour l’ensemble de l’économie française.

Jean-Pierre Farandou, actuel PDG, et lui-même ancien cheminot, estime à un milliard d’euros le coût pour la SNCF du plus long conflit social, celui de la fin 2019 qui a duré 17 jours. Un chiffrage interne qui ne prend pas en compte l’énorme manque à gagner pour les entreprises françaises en contrats perdus, en rendez-vous manqués et en ventes envolées. L’Ifrap, la Fondation pour la recherche sur les administrations et les politiques publiques, la chiffre de son côté à plus de deux milliards d’euros supplémentaires au bas mot. De cela, personne ne parle jamais et surtout pas nos grands médias, TF1 ou France 2.

Seul, le sujet des vacances scolaires ou des fêtes semble les préoccuper. Il n’y a pas que Noël dans la vie, même si cela reste un rendez-vous essentiel pour beaucoup de nos compatriotes et tant mieux !


Tout cela n’est pas négligeable d’autant que notre compagnie nationale demeure malgré les renflouements successifs de l’Etat largement endettée de l’ordre de 24,3 milliards d’euros. Et qu’elle doit faire face dans les années qui viennent à de nombreux investissements rendus nécessaires pour moderniser son offre et rester compétitive face à ses concurrents européens.

Robert Lafont

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