Pour Geoffroy Roux de Bézieux, les mesures visant à amortir les conséquences de la crise ont eu un effet positif. Mais le président du Medef ne va pas jusqu’à accorder un blanc-seing au gouvernement.

Face au risque d’une deuxième vague, le patron des patrons enjoint, dans un entretien aux Echos, le gouvernement « à tout faire pour éviter un reconfinement total » et à réduire les inégalités de traitement entre les différents secteurs de l’économie. Les aides accordées aux secteurs très touchés par la crise sont-elles suffisantes ? Non, selon Geoffroy Roux de Bézieux, qui juge que « le compte n’y est pas ». Selon lui, « financer à 100 % le chômage partiel et relever les aides du fonds de solidarité quand un établissement est fermé administrativement va dans le bon sens », mais il faut aller plus loin en relevant, par exemple, le seuil de 80 % de perte de chiffre d’affaires.

Quand le patron des patrons valide l’intervention de l’État

Geoffroy Roux de Bézieux est enthousiaste face à l’ambitieux plan de relance présenté par Jean Castex. Il salue la baisse des impôts de production « bien ciblée sur le made in France », la mise en place de l’activité partielle de longue durée et la « qualité » du dialogue social dans les entreprises durant cette crise. En revanche, il préfère patienter avant de juger de l’efficacité des investissements prévus en faveur de la décarbonation et de la relocalisation dans le cadre du plan de relance : « Nous allons être extrêmement vigilants car nous craignons que l’argent mis sur la table ne soit en réalité pas totalement utilisé. »

Concernant l’intervention massive de l’État en cette période de crise économique, « GRDB » se montre relativement positif. « Il est évident qu’un État en temps de guerre n’a pas le même rôle qu’en temps de paix, et on est en temps de guerre. En période de pandémie, le rôle de l’État quand il ferme les restaurants, c’est de compenser financièrement l’arrêt de l’activité. » Une fois la pandémie terminée, le président du Medef prévient toutefois que l’État devra retrouver sa place. Une injonction qu’il résume avec cette formule : « Il faudra débattre de la liberté de l’individu et de l’initiative entrepreneuriale face au pouvoir du régalien. »

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