Phénomène récurrent du football professionnel : la plupart des clubs de Ligue 1 ont été vendus à des groupes internationaux ou américains.

C’est intelligent. Après avoir annoncé une joint-venture avec ICE, groupe stéphanois spécialisé dans l’impression numérique, Smart Good Things, producteur de boissons en poudre d’arômes naturels, fondé par Serge Bueno (Sodastream), récidive et prévient de son intérêt pour la reprise du club de football local, l’ASSE, un club mythique du football français, un club qui avec l’OM et le le PSG reste dans le top 3 des clubs préférés des Français.

La proposition de Smart Good Things, déjà sponsor du Top 14 en rugby, tombe à point nommé pour permettre aux Verts de continuer à battre sous pavillon tricolore. La proposition ferme de rachat n’a pas été formalisée officiellement, mais le patron de Smart Good Things reste en contact étroit avec Roland Romeyer, président du directoire de l’ASSE. D’autant qu’un rapprochement est en cours avec Olivier Markarian, entrepreneur de Valence dans la Drôme, qui lorgne autour du club depuis des années, même s‘il ne semble guère avoir les faveurs de l‘autre président du club, Bernard Caiazzo.

À suivre, d’autant qu’une alliance entre les deux hommes permettrait aux Verts d’échapper aux griffes des trois autres propositions émanant de fonds internationaux. En l’occurrence : le groupe russe Total Sports Investments de Roman Dubov, allié pour l’occasion à Serguei Lomakin, 986ème fortune mondiale, selon Forbes ; le fonds américain 777 Partners, fondé à Miami par Josh Wander et Steven Pasko en 2015 et déjà détenteur du club de Gènes en Italie et du FC Séville en Liga espagnole ; dernière proposition émanant du fonds américain de Nathan David Leight, Terrapin Partners, mais qui pourrait venir qu’en minoritaire comme l’a fait King Street aux Girondins de Bordeaux.

Le football français continue de susciter de plus en plus de convoitises. Ce mois-ci, l’entrepreneur anglo-sri-lankais Allirajah Subaskaran, président du groupe de télécommunications Lyca mobile, déjà propriétaire du club de West Ham en Angleterre, n’a-t-il pas pris 10 % du Paris FC, le club de L2 présidé par Pierre Ferracci, un an après l’arrivée au sein du capital du Bahreïn à hauteur de 20 % ?

Rappelons qu’en Ligue 1, Saint-Étienne fait partie avec Montpellier (groupe Nicollin), le SCO Angers, l’OL (groupe Aulas), le FC Nantes (Waldemar Kita) ou le FC Metz (Bernard Serin, groupe John Cockerill) des rescapés de la cession du foot français aux groupes étrangers.

Robert Lafont

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