Et si le milliardaire breton trouvait un accord in extremis avec Arnaud Lagardère ? Nos révélations.

Même si le patron de Vivendi a bien confirmé sa décision de lancer une OPA sur l’intégralité du capital du groupe Lagardère au prix de 24,10 euros, soit une prime de 25% par rapport au cours de l’action du 15 septembre.

L’hypothèse d’un parcours commun des deux dignitaires du capitalisme hexagonal n’est pas exclure. D’autant qu’à 60 ans, le patron d’Hachette semble vouloir conserver ses titres même à l’issue de l’OPA. Après tout, c’est l’intérêt des deux dirigeants de mettre en commun réseaux, compétences et stratégies. Même si on peut faire confiance au milliardaire breton pour vite remettre à plat le management et les coûts de gestion de l’ensemble, notamment les remontées de cash dans le holding des dépenses de management propres à Lagardère qui facturent jusque-là pas moins de 34 millions d’euros par an les prestations de finance ou d’administration.

Au-delà de ces péripéties, il est probable que Vincent Bolloré saura aussi trouver le moyen d’une belle transaction avec Bernard Arnault pour la branche travel retail (magasins de gares et d’aéroports) sur laquelle lorgne avec gourmandise le patron de LVMH. Il n’échappe à personne que cette forme de distribution (Relays…) à l’international constitue un parfait débouché pour les marques prestigieuses du géant mondial du luxe.

La transaction pourrait se faire sur une base de 1,8 milliard d’euros. Bernard Arnault qui avait proposé à Arnaud Lagardère de lui reprendre pour plus de 85 millions d’euros les deux fleurons de presse que sont le Journal du Dimanche et Paris Match se consolera facilement avec tous les chantiers ouverts (Tiffany, Cheval Blanc, Bulgari…), même s’il vient juste de sortir du capital de Carrefour.

Robert Lafont

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