Et il faudrait voter pour ces gens-là ?

Emmanuel Macron (Photo by Stephane Lemouton/Pool/ABACAPRESS.COM)

Tribune. Un grand ami m’ayant fait la joie et l’honneur de me convier ainsi que nos épouses à un diner-débat  organisé dans un cercle réputé place de la Concorde, j’ai pu mesurer à sa juste proportion le niveau d’acquiescement du pays au récit de sa propre histoire. Le sujet était l’Empereur Napoléon 1er et le conférencier, Monsieur Thierry Lentz, directeur de la Fondation Napoleon.

L’éminent causeur, auteur d’une cinquantaine d’ouvrages dédiés à l’action et la personnalité de l’Empereur nous révéla l’opposition larvée, et cependant efficace de l’entourage du Président de la République à sa présence aux cérémonies du bicentenaire, oppositions multiples ourdies au nom d’idées fumeuses dans lesquelles l’ignorance, la bêtise, et la complaisance à la mode politiquement correcte, en provenance de nos grands amis transatlantiques avaient la première part. Madame Roselyne Bachelot et le stupide fiston du rédacteur emblématique de la constitution de la Vème République figurent au rang des conjurés dédiés au saccage de tout ce qui est grand dans l’Histoire. J’imagine que les mêmes ont rejoint les troupes des va-t-en-guerre en Ukraine. C’est forcement la même équipe.

On apprend au passage que le Président Chirac avait tenu à déprogrammer les cérémonies de 2005 en l’honneur de la célébration du bicentenaire de l’éclatante victoire d’Austerlitz. Passionnante conférence et descente en enfer, l’enfer du renoncement, l ‘enfer de la bêtise. Il est loin le temps de l’extraordinaire discours de Georges Pompidou à la célébration du  bicentenaire de la naissance du Génie, dit discours d’Ajaccio. On le trouve in extenso heureusement  sur internet . Pour ceux que la grandeur ne rebute pas, L’Histoire de Napoléon racontée par un vieux soldat dans une grange d’Honoré de Balzac n’est pas encore interdit de réédition. Il faut se dépêcher d’en faire l’emplette, sa lecture est la panacée absolue à la pente vermicellienne qui affecte aujourd’hui la trame intime du citoyen, agoni de messages moralisateurs  tournant en boucle sur les réseaux d’abrutissement que sont devenues les chaînes d’information.

Il faut rompre le silence décent que le respect des personnes dans la gène doit inspirer à l’homme d’honneur. Si la mode des oripeaux s’est installée aussi durablement dans notre environnement, jeans déchirés , rapiécés et autres guenilles, ce n’est pas par effet de mode, mais hélas parce qu’il faut faire contre mauvaise fortune  bon  coeur. La France est ruinée par des idiots doublés de pleutres, Paris est une poubelle aux mains d’une folle et les français sont devenus des clochards.

Et pendant ce temps là les crétins sardoniques qui nous administrent multiplient les taxes, le contrôle, et font la traque à ce qu’ils appellent le liquide, qui n’est guère autre chose que le souvenir de nos aumônes.

Il faudrait voter pour ces gens là ? Et pour les vociférateurs de barrières nommés Nupes qui ne sont que la même chose en pire ?

Disons le tout net, l’élégance des Dames et des Messieurs n’a pas disparu du monde civilisé. Promenons nous à Milan, à Florence ou à Madrid, les Dames sont toujours élégantes et les Messieurs bien mis.

Evidemment pas tout le monde, mais aujourd’hui en France tout le monde est clochard et semble s’en vanter.

C’est la pauvreté qui commande à l’orgueil de ne pas avouer  qu’au lieu de choisir en fait on subit.

Tournons la page, que les voleurs rendent les clefs de la maison et que les squatters s’en aillent.

Faut il vraiment laisser la place au laid ?

Napoléon avait répondu non.

Peut-être et-ce l’une des raison qui fait que devant les attaques que lui portent les imbéciles et les envieux, le populaire hésite plus qu’avant à prendre sa défense. Le peuple français semble avoir honte de ne pas être à sa hauteur et d’avoir ainsi démérité.

Au premier centenaire de sa mort, le 5 mai 1921, le maréchal Foch lui-même, vainqueur de la guerre 14-19,  généralissime, commandant en chef des armée alliées,  était venu aux Invalides sur son tombeau prononcer son éloge : « Sire, dormez en paix, de la tombe même vous continuez à travailler pour la France ».

Quelle dégringolade depuis !

En 1969, bicentenaire de sa naissance, les français, le monde entier même, en tous les cas dans ses classes civilisées avaient eu à coeur de boire ostensiblement le Brandy of Napoleon de la maison Courvoisier, et le champagne personnel de l’Empereur de la maison Jacquesson.

Aux dernières nouvelles, il n’y a plus que les Anglais, les Russes et les Chinois pour affecter de s’en souvenir. Le pays s’enfonce dans l’excuse et le renoncement d’être lui-même jusqu’à la pitrerie.

Il ne faut pas reconduire la farandole des nains qui entraîne le pays vers plus encore de pauvreté, de désordre, et peut-être la guerre.

Jean-François Marchi

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